
LE MONDE DU 01-12-2017 : Le gouvernement veut lever les obstacles à l’essor des éoliennes.
L’exécutif présente, jeudi, ses orientations pour permettre à la France de rattraper son retard dans le secteur.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : la France compte 6500 éoliennes sur son territoire, et elles ne contribuent qu’à moins de 4% de la production d’électricité. Alors que la loi de transition énergétique votée en 2015 fixe des objectifs ambitieux de développement des énergies renouvelables, l’essor des parcs éoliens avance à un rythme trop faible et fait face à des nombreux obstacles. La durée de mise en place d’un parc peut prendre de sept à dix ans en France, contre trois à quatre ans en Allemagne. Recours systématiques, lenteurs administratives, raccordements au réseau : depuis des années, les professionnels du secteur réclament des mesures aux pouvoirs publics.
En octobre, le gouvernement a mis en place un groupe de travail pour « libérer le secteur des contraintes qui pèsent sur lui« . Le secrétaire d’Etat à la transition écologique et solidaire, Sébastien Lecornu, va présenter, jeudi 30 novembre, les orientations du gouvernement aux acteurs de ce groupe de travail. L’objectif de l’exécutif est « d’envoyer un signal qu’il y a un avenir pour cette filière en France », explique M. Lecornu.
Permettre d’améliorer les parcs existants. C’est un sujet majeur pour les opérateurs : en quelques années, les éoliennes sont devenues beaucoup plus performantes. Plutôt que de créer de nouveaux parcs, et donc d’occuper plus d’espace sur le territoire, les professionnels aimeraient pouvoir remplacer les vieilles éoliennes par des neuves, plus puissantes et moins bruyantes. Mais, pour effectuer cette opération, appelée repowering, la procédure doit être quasiment reprise depuis le début… et prend donc plusieurs années. Le gouvernement entend donner un « cadrage juridique clair au repowering », à travers une circulaire, avec des procédures administratives minimales.
Inclure les communes dans l’intéressement fiscal. L’autre outil majeur serait une meilleure répartition de la fiscalité liée aux éoliennes. L’imposition forfaitaire pour les entreprises de réseaux (IFER), taxe perçue par les collectivités qui hébergent des éoliennes sur leur territoire, estversée aux communautés d’agglomération, non aux communes. « Or, quand le maire doit expliquer aux habitants qu’on ne touche rien directement pour la commune si on installe des éoliennes, ce n’est pas toujours simple », reconnaît Sébastien Lecornu, qui se dit favorable à une meilleure répartition de l’intéressement fiscal en donnant une part directement aux communes. De même, le gouvernement réfléchit à systématiser les dispositifs de financement participatif, qui permettent aux habitants d’investir dans un parc éolien et d’avoir un intéressement sur la production.
Faire émerger l’offshore. Autre domaine dans lequel la France est à la traîne : quatre ans après le premier appel d’offres, aucune éolienne en mer n’est entrée en activité. Le gouvernement a déjà intégré des facilitations dans le texte sur le droit à l’erreur présenté, lundi 27 novembre, en conseil des ministres.
Parmi ces dispositions : une simplification de la procédure d’appel d’offres et un engagement des services de l’Etat à réaliser eux-mêmes les études préalables avant les appels d’offres. Figure aussi la possibilité d’utiliser les technologies les plus récentes d’éoliennes, et pas seulement celles existantes au moment du dépôt du dossier.
D’autres dossiers sur la table. Ces premières orientations, relativement consensuelles, ne répondent pas à toutes les difficultés que rencontre le développement de l’éolien. Parmi les dossiers compliqués, les recours déposés de manière systématique par des opposants.
Le Syndicat des énergies renouvelables demande que l’on réduise la possibilité de tels recours. Sur ce point, le gouvernement n’a pas souhaité décider avant la fin de la consultation, tout en se disant ouvert à une limitation des recours abusifs.
En parallèle du groupe de travail, l’exécutif mène aussi des discussions avec le ministre de la défense. Les professionnels du secteur éolien se plaignent de contraintes militaire disproportionnées et très différentes de celles de nos voisins européens. Là aussi, le débat est loin d’être tranché.
NABIL WAKIM
A SUIVRE…!!!… De très très très près…
SITES ET MONUMENTS N°224 – 2017
En cliquant sur le lien ci-dessous, vous aurez accès au N°224 – 2017 de « Sites et Monuments » intitulé Eolien, chronique d’une catastrophe…
Bonne lecture…
End of wind turbine « blight » after Lake District campain.
Ceci est le début d’un article en anglais qui parle de l’arrêt définitif d’une douzaine d’éoliennes situées en Ecosse et de leur démantèlement.
Construites en 1991, le renouvellement du bail a été refusé car les éoliennes sont « une honte » dans le paysage écossais…
End of wind turbine ‘blight’ after Lake District campaign

A dozen 140ft wind turbines on the edge of the Lake District are due to be dismantled next summer after a decision which could result in many more being removed to restore views.
The wind farm on Kirkby Moor on the Furness peninsula in Cumbria would be the first large one to be taken down since they began appearing around Britain in 1991.
South Lakeland district council refused an application by the wind farm operator to keep the turbines operating for another ten years until 2027.
Under the original planning permission, granted in 1992, the turbines have to be removed by August 26 next year.
The council’s decision follows a campaign by the Friends of the Lake District (FLD) and the Open Spaces Society (OSS),…
OUI, LES EOLIENNES FONT FUIR LES TOURISTES…
Un communiqué de la Fédération Environnement Durable (FED) et un extrait d’un sondage de l’Association des Hébergeurs Touristiques de l’Indre et des départements limitrophes (AHTI) à propos de l’influence néfaste des éoliennes sur le tourisme.
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EOLIENNES : LE VENT ET L’ARGENT DU VENT…
Un article fort intéressant de Ludovic Grangeon, transmis par Jean-Louis Butré, Président de la Fédération Environnement Durable.
Eoliennes : le vent et l’argent du vent
par Ludovic Grangeon
05/12/2017
http://www.economiematin.fr/news-le-vent-et-l-argent-du-vent
Tout monopole fermé conduit au suicide économique. La filière éolienne française prend tout droit le chemin du vaste cimetière français des projets absurdes.

La ligne Maginot, les abattoirs de la Villette, les satellites TDF1, le Crédit Lyonnais, le Crédit Foncier, le GAN, le vaccin H1N1, les portiques de l’écotaxe, etc….ont englouti autant de milliards en pure perte, sauf pour quelques uns…
Constat implacable en novembre 2017 et immense déception du célèbre quotidien écologiste Reporterre qui a réalisé une importante enquête approfondie sur la filière éolienne française: jugée tout sauf alternative, dont des membres vont jusqu’à utiliser les codes sexistes les plus lourds du marketing classique pour vendre à n’importe quel prix. Sa conclusion : « les soucis écologiques pèsent finalement bien peu, les objectifs de réductions de consommation d’énergie semblent bien lointains. Et les problèmes posés par la technologie éolienne restent, eux, au second plan. »
L’éolien est la solution la plus marginale, la plus discutable, la plus intermittente des énergies renouvelables, mais la plus prisée des spéculateurs financiers. Pourquoi cet engouement malsain ?…
Les nouvelles filières émergentes d’énergies renouvelables zéro émission développent des solutions bien plus performantes au niveau économique et technique. L’autoconsommation réduit la facture d’électricité, alors que l’éolien la multiplie par 3 en tarif de production. Injecter une énergie intermittente dans le réseau pour qu’elle revienne à son point de départ est un non-sens technologique et économique. Le succès des éoliennes urbaines de Londres ou d’Essen le démontre. L’impôt du contribuable va directement enrichir démesurément des promoteurs éoliens, et sans contrepartie. Pourquoi cette injustice?… Un petit noyau d’opérateurs a accumulé en seulement quelques années un pactole privé personnel de près de dix milliards grâce à une taxe publique qui est même payée par les ménages non imposables sur le revenu.
Le loup a trempé sa patte dans la farine, le financier s’est repeint en vert. Créé depuis dix ans, un petit syndicat entre soi, fait de cabinets financiers et d’industriels aux procédés incertains, s’est emparé d’une manne subventionnée à 100%. De nombreux parlementaires ont qualifié ses méthodes de « discutables ». Grâce à ce monopole et avec quelques connivences politiques et administratives, il a pu négliger toute technique innovante, tout nouvel acteur soucieux du public, pour s’occuper essentiellement de la prospérité fermée de ses membres, faire croire qu’il n’existait qu’une sorte d’énergie renouvelable, la pire. En quelques années, des fortunes considérables y ont été amassées grâce à une taxe obligatoire, payée par les ménages les plus modestes. Bien pire, ces fortunes de l’éolien, totalement subventionnées par le contribuable français, sont souvent logées à l’étranger en toute impunité. Un comble : le nom d’EDF a même été utilisé pour constituer au Luxembourg la fortune la plus insolente d’entre elles.
Et surtout… ça ne marche pas… à prix d’or ! L’Institut Montaigne note dans une analyse de juin 2017:« aucun champion mondial de la fabrication d’éoliennes ou de panneaux photovoltaïques n’a émergé en France, malgré les cinq milliards d’euros de taxes que paient annuellement les consommateurs d’électricité pour soutenir les renouvelables ».
Tout cela pour à peine 5% de l’électricité française seulement 20% de l’année….au gré aléatoire…du vent… sans jamais savoir quand elle arrive, la pire forme d’électricité et le plus mauvais rapport qualité prix, aux créations d’emplois plus supposées que constatées. Les sites éoliens sont des déserts télésurveillés de l’étranger sans un seul emploi sur place. Jamais les soi disants emplois créés n’ont été confirmés par aucune statistique officielle, et ils font souvent double emploi avec d’autres activités classiques; conseil, BTP, gestion immobilière, négoce, puisqu’ils sont autodéclarés…! Ainsi que le remarque le quotidien La Croix: les quelques fabricants français comme Vergnet, Franceole, sont en grande difficulté, de redressements judiciaires en cessation de paiements. Les participations pourtant conséquentes de la BPI accroissent encore l’effort du contribuable vers des risques marqués, car les autres banques refusent désormais de les cautionner. Une grande partie de ces activités est en conversion urgente vers la construction métallique et la serrurerie.
Vers des Jurassic parcs éoliens
Pour 5 % de son électricité, la France condamne entre un quart et un tiers de son espace naturel à des engins spéculatifs obsolètes qui deviendront des friches rouillées comme 14 000 autres aux USA (American Thinker), puisque ce sont les mêmes financiers qui les gèrent. Grâce au démarchage de petits maires naïfs, comme l’avaient prédit d’éminents Sénateurs le 21 novembre 2009, et sans créer d’emplois locaux malgré des centaines de millions de mouvements financiers, le territoire rural français devient une colonie financière, gravement mitée en gruyère sans aucune coordination administrative de monstres de 150 m de haut qui « marchent » l’équivalent d’ 1 jour sur 5 dans l’année et ne créent aucun emploi local. Et pourtant, le moindre permis de construire d’un garage ou d’une fenêtre dans les mêmes périmètres demande des mois de formalités et des dizaines de documents, quand il est accepté.
Bien pire, le service anti corruption du Ministère de la Justice a consacré un long chapitre à ce secteur de l’éolien, assorti d’exemples très parlants, en soulignant qu’il était sans doute l’un des plus exposés à la corruption et à la prise illégale d’intérêts.Toutes ces opérations se font de gré à gré, hors procédure publique de passation de marché. La complaisance inexplicable envers le secteur éolien, si elle se poursuit, nous mènera tout droit en zone grise, proche des dangers des ententes illicites et des pratiques mafieuses, même si une partie de cette profession souhaite l’éviter. On le voit déjà en Italie, en Espagne, au Portugal et dans certaines régions du Royaume Uni, où de nombreux scandales ont éclaté. Une mystérieuse banque arabe, inconnue en Europe, a récemment fait en France l’acquisition de l’un des opérateurs de ce secteur, alors pourtant qu’elle est connue dans son pays pour avoir été impliquée dans d’importants scandales de corruption, selon des sources incontestées comme le Financial Times.
Les dommages collatéraux s’accumulent – une éolienne à moins de 7km tue tout tourisme local en France
La France premier pays touristique au monde grâce à ses paysages typiques, scie joyeusement la branche sur laquelle elle est assise pour un enjeu dérisoire. Un récent sondage (AHTI) sur un échantillon représentatif de 1280 personnes réalisé dans la vallée de la Loire, prouve que 90% des touristes ne reviendront pas ou annuleront leur réservation si une éolienne est située à moins de 7km de leur lieu de résidence. On peut aussi constater le désastre agricole qui s’annonce comme par exemple le long de l’autoroute A10, par désséchement et érosion des sols dans l’une des plaines les plus riches de France, alors qu’une seule éolienne brasse 38 tonnes d’air à la seconde, soit 6 éléphants, par simple vent de 20kmh. Les biens immobiliers ayant chuté de moitié de leur valeur se comptent désormais par milliers, plongeant souvent des ménages dans des situations catastrophiques. Plusieurs études récentes réalisées en France par des professionnels sur des durées longues( Grangé, Sud Morvan), et l’analyse de plusieurs décisions de justice montrent clairement des dépréciations de 20 à 40% et même le dépeuplement massif de certaines zones par logements vacants. Ce dernier dommage correspond en valeur à la totalité des investissements dans l’éolien …Une compagnie d’assurances (MMA) a mis sur le marché un produit de couverture de dépréciation pour ce genre d’évènement. Enfin, la filière éolienne est loin d’être écologique avec désormais le problème de pollution du recyclage des pales d’éoliennes en résine qui atteint le million de tonnes, les huiles industrielles, les lanthanides ultra polluantes dont l’extraction pollue plus que le nucléaire, les milliers de tonnes de béton enfouies dans le sol dont les ferrailles vont se réveiller pour acidifier les sols, les décès d’ouvriers maintenance à grande hauteur, les accidents aériens inexpliqués comme celui de ChateauThierry. etc…
Le chant du cygne : l’éolien cherche à ramasser les dernières miettes du festin
Un vice terrible de raisonnement consiste à essayer de faire croire que la France « ne remplit pas ses objectifs » par rapport à Bruxelles. Or, comme le dit très bien la Cour des Comptes dans son rapport de 2015, il suffit de lire la nouvelle Directive Energie Renouvelables, non encore appliquée en totalité par la France, pour constater qu’elle corrige totalement l’ancienne; Bruxelles parle d’objectifs d’énergies renouvelables et non plus d’énergie éolienne. L’éolien est la moins performante et la plus infime des énergies renouvelables par rapport à l’hydraulique, à la géothermie, et maintenant aux nouvelles filières zéro rejet CO2. Bien pire, Bruxelles a confirmé que la filière éolienne, telle que gérée en France, n’était pas compétitive et devait rapidement tomber dans le droit commun avec des tarifs normaux à terme, c’est à dire trois fois moins chers. La Cour des Comptes (rapport fev 2015) a utilisé des qualificatifs très durs « laborieux » « négoce perturbé » et même « chaotique » pour dénoncer le bilan catastrophique de ce secteur depuis des années, en vain, pour quelles raisons ?….La Commission de Régulation de l’Energie a dénoncé depuis 2006 l’incroyable rente servie à ce secteur grace à des tarifs exorbitants non justifiés par la perfomance et payés par le contribuable. La Cour Européenne de Justice a condamné ce système au terme de trois ans d’instruction sur requête du Conseil d’Etat. Des milliers de propriétaires vont se retrouver dans des situations périlleuses gravissimes avec les immenses socles de béton enterrés dans leurs terrains, mystérieusement « oubliés » dans les responsabilités des promoteurs éoliens, contrairement à la Directive européenne pollueur-payeur ou encore au dispositif Reach.
Mais cela ne suffit pas. La bande de l’éolien veut encore plus et plus vite. Sous couvert de l’étude de « simplifications » ce milieu entreprend désormais le gouvernement Philippe pour se plaindre de « recours abusifs » et pouvoir installer ses éoliennes « librement » grâce à ces « simplifications ».
Un ministre responsable peut comprendre qu’il n’y a ni abus ni plaisir dans des recours administratifs complexes menés malgré eux à regret, à leurs frais et sur leur temps personnel par des bénévoles dont l’activité économique, le domicile, ou l’environnement sont menacés. Un promoteur voulant construire une tour de bureaux à Montmartre, un industriel désireux d’installer une centrale d’épuration au Cap Ferret, ou une décharge publique au château de Chambord, diront la même chose et se plaindront de « recours abusifs ». On a d’ailleurs vu un immense projet éolien au Mont Saint Michel et dans plusieurs parcs naturels. Cette « stratégie du doute » est le propre des entreprises qui exigent une docilité absolue de leur personnel. Elle révèle un appétit de pouvoir et d’argent décidément sans fin… à moins que le politique n’en prenne conscience…Sinon nous allons tout droit à de multiples affrontements locaux de type Bouriège, Sivens ou Notre Dame des Landes. Rien n’est plus vulnérable qu’un site désert d’éoliennes, et déjà les voies de faits se multiplient, même si elles sont étouffées. Qu’en sera t il si l’opinion publique est bridée ?. Cette simplification risque d’être une dernière victoire à la Pyrrhus avant la fin.
Cordialement
Jean-Louis Butré
Président
Fédération Environnement Durable
La dernière chronique (N°584) de VENT DE COLERE
En cliquant sur le lien ci-dessous, vous accèderez à la dernière chronique de Vent de Colère, comprenant plein de liens intéressants (LPO, chauve-souris, RTE, rapport ADEME, déforestation, etc.)
Bonne Lecture
LE GIGANTISME DE L’EOLIEN : Les phases de construction d’une usine d’éoliennes industrielles
(Cet article est une reprise d’un article déjà paru sur le site, dont le lien internet n’était plus valable)
IMPRESSIONNANT !… A VOIR ABSOLUMENT !… (en cliquant sur le lien ci-dessous)
phasesdeconstructiondunparceolien
Les Paysages de l’éolien : on ne peut plus faire sans les citoyens.
Tiré de la Lettre d’Information du 1er décembre 2017 de la FED (Fédération Environnement Durable), une série d’articles du journal « Reporterre ».
LETTRE D’INFORMATION : 1 décembre 2017
Aux membres de la Fédération Environnement Durable
Le Journal Reporterre vient de publier une série d’articles concernant l’éolien qui montrent une prise progressive de conscience de certains milieux écologistes
Ceux -ci commencent à réaliser que cette énergie est une vaste affaire financière en totale opposition avec leur convictions concernant l’écologie .
Cet article cite le combat des habitants de Bouriège.
La FED remercie à nouveau tous ses membres qui ont signé la « pétition Bouriège » adressée au Président de la république.Cet article rappelle la détermination totale de la FED contre les éoliennes, qui par la voix de son Vice-Président Michel Broncard a déclaré que:
« Dans toute cette affaire, il n’y a que le vent qui soit propre»
Les paysages de l’éolien : on ne peut plus faire sans les citoyens
1er décembre 2017 / Grégoire Souchay (Reporterre)
https://reporterre.net/Les-paysages-de-l-eolien-on-ne-peut-plus-faire-sans-les-citoyens
L’impact paysager des éoliennes et l’industrialisation des campagnes qu’elles représentent soulèvent de nombreuses oppositions. La querelle pose une question politique : l’éolien peut-il être autre chose que la poursuite du monde industriel, fondé sur la croissance, la consommation et la marchandisation du bien commun?
- Cet article est le dernier d’une série en cinq volets.
- volet 1 : «L’éolien signe la fracture entre deux visions de l’écologie»;
- volet 2 : «Les éoliennes : pourquoi si hautes? comment ça marche? combien sont-elles?»);
- volet 3 : «L’économie de l’éolien, de plus en plus concentrée, n’est pas alternative»;
- volet 4 : «Quel est l’impact des éoliennes sur l’environnement? Le vrai, le faux».
«C’est quand même particulièrement cruel de détruire l’environnement au nom de l’écologie, vous ne croyez pas?» Michel Broncard, vice-président de la Fédération environnement durable, ne mâche pas ses mots. «Dans toute cette affaire, il n’y a que le vent qui soit propre», lance-t-il. Bien loin des couloirs feutrés du colloque éolien, ils sont plus d’une centaine réunis ce 7 octobre dans le centre-ville de Carcassonne pour une manifestation «contre l’éolien industriel». Cheveux blancs, pancartes de fortune, mégaphone pour dénoncer la «démocrature», les «soldes du patrimoine» et dire non à l’obstination et aux éoliennes. Cas emblématique de la lutte anti-éolienne dans l’Aude, la situation dans la commune de Bouriège. Comme pour chaque projet faisant l’objet d’une contestation, il faudrait des volumes pour décrire les innombrables épisodes de cette mobilisation, qui dure depuis 2004. Particularités de ce projet : la destruction partielle, en 2013, d’un site archéologique connu, mais jamais fouillé, à Saint-Pierre-le-Clair.
Manifestation à Carcassonne, le 6 octobre 2017.
Malgré un avis défavorable du commissaire enquêteur et de la commission du patrimoine, le préfet a donné son autorisation. Depuis, les recours se sont succédés, leurs rejets aussi, comme dans la majorité des projets éoliens. Mais le retard a fait abandonner plusieurs développeurs : «On en est à la quatrième société», indique Agnès, du collectif du Pont du Rec. La dernière en date, Valeco, a tenté un passage en force en janvier 2017. Mais, pour accéder au lieu d’implantation des éoliennes, il faut emprunter des chemins d’accès étroits situés en partie sur des propriétés privées, dont les habitants ne s’en laissent pas compter. Ainsi est née la première Zad anti-éolien industriel. La tension est montée au fil des semaines jusqu’à aboutir à une confrontation physique entre les opposant-e-s et l’entreprise de transport du matériel, finalement autorisée à passer par la préfecture.
«Le stade ultime du contrôle de l’industrie sur la nature sauvage»
«Ils font la loi et prennent le pouvoir sur la ruralité», soupire Agnès. Bouriège est un cas exceptionnel, mais révélateur de la façon dont se vivent souvent les installations d’éoliennes sur le terrain. À chaque manifestation ou rassemblement similaire, on retrouve les mêmes questions, la même indignation, avec désormais une politisation plus importante. En Lozère, on refuse désormais globalement l’éolien, après avoir vu les effets produits dans le département voisin de l’Aveyron : «Les promoteurs ont toujours réponse à tout, toujours raison, mais nous sommes certain que, si nous les laissons s’implanter, cela va finir ici comme en Aveyron, avec des éoliennes partout, il n’y a pas de frein», se désole Michel Cogoluègnes, de l’association Les Robins de la Margeride, qui constate «les divisions, les haines entre habitants et la disparition de solidarités» dans les villages où l’éolien s’est implanté.
Aujourd’hui, il ne s’agit donc plus seulement de lutter contre «la destruction de nos paysages» et la «baisse de la valeur foncière de résidences secondaires» ou les craintes sur l’activité touristique. Il est plus généralement question «d’abandon des citoyens», contre «le mépris et l’obstination». Et, à chaque fois, on retrouve mêlées les revendications du «pas chez moi» avec des critiques plus globales du système énergétique et politique, et de plus en plus fréquemment de la part des militants ou ex-militants écologistes. Ainsi Monique, croisée à la manifestation de Carcassonne : «Je faisais du solaire dès les années 1980»; mais elle s’indigne de la tournure que prend l’éolien. «On nous vend les éoliennes comme on nous a vendu le nucléaire il y a cinquante ans.» Pour elle, c’est «le stade ultime du contrôle de l’industrie sur la nature sauvage».
Un nouveau «paysage» pour l’énergie
La critique «paysagère», souvent évacuée parce qu’elle serait «subjective», a son importance. Mais c’est indéniable, les éoliennes se voient, et de loin. Entre un mât qui culmine à 120 mètres de haut et le clocher de l’église de 12 mètres en surplomb du moindre village, la rupture d’échelle n’a jamais été aussi grande. Est-ce vraiment si laid? Il pourrait y avoir une forme de beauté dans la machine, l’alignement des parcs, en respect strict des courbes de niveau, cet écartement régulier, mathématique, entre deux mâts. Dans l’Aude, les rapports sur l’impact paysager préconisent désormais de créer des «espaces de respiration» entre les différents parcs déjà installés pour éviter l’effet d’encerclement.
Mise en perspective des éoliennes et du clocher du village d’Avignonet-Lauragais (Haute-Garonne).
Mise en perspective des éoliennes et du clocher du village d’Avignonet-Lauragais (Haute-Garonne).
Pour les développeurs, la critique n’est que peu audible. Ils ont l’impression de faire honnêtement leur travail, de compenser avec toutes les contraintes (environnementale, militaire, patrimoniale, géographique…) pour ne s’implanter que dans de petits espaces où ils tâchent de réduire les impacts au minimum.
Plan de gestion des paysages audois.
Mais, si l’on s’en tient à cela, on reste encore et toujours sur une optique technicienne du paysage et de l’implantation des turbines éoliennes. Alain Nadaï, sociologue au Centre international de recherche sur l’environnement et le développement (Cired), explique la particularité de la France dans son rapport au paysage : «On a une tradition du paysage très visuelle. On considère que ce qu’il y a à protéger dans un paysage, c’est le patrimoine, ce qui est classé.» Alors que dans d’autres pays, comme dans le nord de l’Allemagne, «on pense le paysage comme le lieu de la gestion par l’assemblée des habitants d’un territoire». C’est justement dans ces régions qu’est né l’éolien industriel, dans des conditions bien différentes. En France, difficile d’intégrer la notion de «paysage du quotidien», toutes «ces manières de s’approprier un environnement, sa perception et la valeur que chacun y met ainsi que les liens sociaux qui s’y nouent». Balade en famille, point de repère pour se situer dans le monde, moyen de construire des solidarités à l’échelle d’un versant, d’une vallée…
Manifestation Rodez, 21 janvier 2017.
Implanter une éolienne au milieu d’un territoire n’est en cela jamais neutre. «Toute technologie n’est pas un pur artefact technique, elle compose un monde, elle incorpore des options politiques, en requalifiant la connaissance du milieu», souligne le chercheur. On n’a ainsi jamais aussi bien connu l’espace marin que depuis qu’on y fait des études précises en vue de l’implantation de l’éolien off-shore. «L’éolien français a été jusqu’ici un éolien privé, de développeurs individuels, qui a du mal à prendre en compte les ressources partagées .»
Il n’y aura pas d’éoliennes partout
Pour le pouvoir politique, cette approche est difficile à saisir. Pour l’heure, on en reste à des objectifs de politique publique, des paliers chiffrés, depuis les lois Grenelle 1 et 2 et la loi de transition énergétique : diminution de 30% de la consommation d’énergie d’ici à 2030, division par 4 des émissions de gaz à effet de serre et augmentation de la part des renouvelables à 40% de la production d’électricité à la même échéance. Ces objectifs seront réévalués avec la programmation pluriannuelle de l’énergie qui sera discutée début 2018. L’éolien représente à ce titre l’une des sources principales du nouveau «mix» énergétique.
Les choses évoluent. Si la volonté affichée est de réduire les freins administratifs et de simplifier les procédures de recours, le pouvoir a ouvert avec les lois sur l’économie sociale et solidaire de nouvelles possibilités de participation citoyenne aux projets éoliens. Un fonds de l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) serait également à l’étude pour permettre aux collectivités de piloter des projets jusqu’ici entièrement privés. Au ministère, on préfère attendre les résultats des discussions en cours et les premiers éléments de la programmation pluriannuelle de l’énergie pour communiquer sur le sujet.
Sur le terrain, les maigres tentatives de déconcentrer la politique énergétique ont abouti à l’annulation par la justice de quatorze schémas régionaux éoliens, le dernier en date en Languedoc-Roussillon pour «défaut d’évaluation environnementale». Une décision «qui ne change rien», pour Agnès Langevine, vice-présidente EELV de la région Occitanie, notamment chargée des questions environnementales.
Inauguration de la base de maintenance éolienne de Soubès (Hérault), le 23 novembre 2017. À droite, Agnès Langevine (EELV), chargée de l’environnement de la région Occitanie, aux côtés de Sébastien Steimer, directeur d’Enercon Service France.
Rencontrée à l’occasion de l’inauguration d’une base de maintenance d’Enercon dans l’Hérault, elle affirme l’objectif de devenir la première région d’Europe à énergie positive (soit produire plus d’énergie que la région n’en consomme). L’annulation du schéma régional éolien des anciennes régions n’est pour elle que le résultat d’une «mauvaise interprétation» d’une circulaire de l’État qui pouvait laisser croire que l’évaluation environnementale était facultative. Elle vise plutôt les nouveaux Sraddet (schéma régional d’aménagement, de développement durable et d’égalité des territoires), qui incluront cette fois les analyses environnementales; et surtout «la région va être pionnière en mettant en place une Agence régionale énergie/climat, qui s’occupera en même temps des énergies renouvelables et de la sobriété énergétique». On sait aussi qu’il n’y aura pas d’éoliennes partout. De par la contrainte physique de la ressource, des impacts sur le patrimoine, les zones protégées, etc., tout le territoire ne sera pas concerné par la question.
L’implication complète des citoyens dans la décision et les choix communs
Mais si ces ouvertures laissent présager la possibilité du développement moins brutal de l’énergie, elles n’abordent pas la question politique de fond : pourquoi a-t-on besoin de produire cette énergie? Pour quel développement ou hypothétique «croissance verte»? Que signifie utiliser la ressource du vent, faire une marchandise de ce qui est un bien commun? Quel est le sens de créer une continuité d’urbanisme industriel entre les villes de plus en plus peuplées et les campagnes, qui selon les opposant-e-s «deviennent des zones industrielles» de l’électricité? On ne peut plus écarter d’un revers de la main l’analyse de ceux et celles qui estiment qu’il y aurait là une «colonisation économique d’un territoire» avec des campagnes qui deviennent «des zones industrielles de production d’énergie pour les métropoles». La critique est celle de l’éolien «et de son monde», et cette forme de production d’électricité, si elle permet en partie de répondre aux défis climatiques et énergétiques, n’est pas nécessairement plus enviable que celui des bétonneurs de tout poil sur le plan social et politique.
Dans son ouvrage Les Illusions renouvelables (éditions l’Échappée), l’auteur libertaire José Ardillo met bien en évidence cet impensé de l’aspect politique de l’énergie, absent de la pensée capitaliste contemporaine mais aussi des marxismes et même des anarchismes du XIXe siècle qui rêvaient déjà de société idéale et d’abondance énergétique avec la «force du vent». L’auteur constate que, loin de répondre à une nécessité sociale, la transition énergétique deviendrait un «désir banal de reconvertir une plus grande partie de la production énergétique en technologies plus propres et plus efficaces, sans poser la question la plus importante : où nous mène le maintien de certains besoins? (…) Avons-nous encore la possibilité de choisir comment nous voulons vivre et d’évaluer comment nous pouvons vivre?»
Les éoliennes ne sont en cela pas plus ou moins vertueuses que les autres énergies. Les promoteurs de l’éolien sont pas animés de sentiments malsains ou machiavéliques, simplement ils ne font que leur travail d‘entreprise : construire une rentabilité économique en exploitant une ressource. En cela, ils s’insèrent dans un système économique et une répartition inégalitaire du pouvoir et s’y plient. Autant l’admettre ouvertement et poser désormais le débat sur un plan politique. En arrêtant de considérer les citoyennes et citoyens comme incapables de prendre conscience des enjeux fondamentaux de l’épuisement des ressources, de l’effondrement des écosystèmes et des changements climatiques.
Certes, l’opposition ne s’exprime pas toujours avec les arguments exacts ou la bonne connaissance technique du secteur, mais elle n’en reste pas moins valable. On ne peut pas mener une politique énergétique avec des ingénieurs et des experts, qui auront de toute façon toujours une supériorité intellectuelle de fait par leur connaissance approfondie du champ d’action. Désormais, les impératifs globaux impliquent l’implication complète des citoyens dans la décision et les choix communs, et pas seulement par les mécanismes traditionnels de démocratie représentative et délégataire. Ce n’est qu’à cette condition fondamentale que l’on évitera de reproduire les mêmes mécaniques qui ont conduit à l’impasse du nucléaire et des fossiles et qui rend si difficile aujourd’hui leur sortie. Pour la politique éolienne comme pour le reste, il est temps que le vent tourne.
Enquête
30 novembre 2017
Quel est l’impact des éoliennes sur l’environnement? Le vrai, le faux
Du même auteur Grégoire Souchay (Reporterre)Enquête
30 novembre 2017
Quel est l’impact des éoliennes sur l’environnement? Le vrai, le fauxEnquête
29 novembre 2017
L’économie de l’éolien, de plus en plus concentrée, n’est pas alternativeEnquête
28 novembre 2017
Les éoliennes : pourquoi si hautes? comment ça marche? combien sont-elles?Enquête
27 novembre 2017
L’éolien signe la fracture entre deux visions de l’écologie
Cordialement
Jean-Louis Butré
PrésidentFédération Environnement Durable
http://environnementdurable.net
contact@environnementdurable.net
tel 06 80 99 38 08
Distance entre éoliennes et habitations : la nouvelle règle « 10H » en Bavière
A quand l’application de cette règle en France ?
Préambule
- Les éoliennes industrielles actuellement en projet ont une hauteur totale en bout de pale de 200 m, voire plus (207 m pour le projet de la vallée de Joux en Suisse).
- Les émissions d’infrasons sont de plus en plus importantes du fait de la grande dimension des pales.
- L’Académie de médecine française avait recommandé en 2006 une distance de protection de 1500 m. Aujourd’hui, cette distance n’est plus adaptée car la taille des machines n’a eu de cesse d’augmenter depuis cette date.

Distance entre éoliennes et habitations : la nouvelle règle 10H protège les riverains en Bavière
Les éoliennes étant toujours plus hautes, la distance de protection devient proportionnelle à la hauteur totale des éoliennes.

Il ne faut pas seulement servir les intérêts de ceux qui souhaitent installer des éoliennes, mais également ceux des riverains concernés.”
Otmar Bernhard, député CSU
Extrait de l’émission Länderspiegel de ZDF du 6 déc. 2014 :
Sous-titres en français par Friends against wind – Vidéo également disponible sur notre chaîne YouTube
Source : ZDF Mediathek
Horst Seehofer
Les nouvelles éoliennes en projet en Bavière font 200 m de haut. Pour mieux protéger les riverains, elles seront donc dorénavant implantées à au moins 10 × 200 m = 2 km des habitations.
Cela aura forcément pour conséquence de limiter le nombre d’implantations d’éoliennes, mais comme l’a déjà déclaré le Ministre-président Horst Seehofer :
Je ne laisserai pas miter ces merveilleux paysages et cette nature de Bavière
avec des asperges.”
La règle 10H
La règle 10H a été votée le 12 novembre et est entrée en vigueur le 21 novembre 2014 dans l’État libre de Bavière.
Elle a le mérite de tenir compte de l’évolution technologique des éoliennes industrielles qui sont toujours plus hautes et qui émettent toujours plus d’infrasons. Même si les riverains ne seront pas suffisamment protégés des infrasons qui se propagent à des distances supérieures à 2 km, on ne peut que saluer une telle avancée !

La règle 10H est une étape importante pour la protection des êtres humains. Et indirectement elle protège aussi la nature, car s’il y a des distances par rapport aux habitations, la nature, dans ces zones interdites aux éoliennes, s’y trouve automatiquement protégée.”
Melanie Suckfüll, présidente de l’ass. Verein zum Schutz der Wadlhauser Gräben
Sécurité renforcée en cas d’accident
La règle 10H renforce la sécurité publique en cas d’accident. En effet, les lois élémentaires de la balistique nous enseignent que la distance de projection de débris de pale peut atteindre, dans le pire des cas, la distance de 10H.
« L’éjection en extrémité de pale est comparable à la balistique d’une pierre ou d’un projectile lancé par une fronde dont le centre serait l’axe du rotor et le rayon la longueur de la pale de l’aérogénérateur. »*
Par exemple, dans le cas d’une éolienne de 125 m de haut :
Source du schéma : voir * ci-dessous
La portée est de 1000 m et le rebond d’environ 300 m, soit une distance totale d’environ 10H.
* Source : Annexe II de l’étude La sécurité publique des centrales éoliennes industrielles rédigée par les trois ingénieurs Jean-Pierre Abalain, Jean-Yves Chazal et Bernard Schumpp.
La règle 10H en Bavière
Extraits de l’aperçu de l’énergie électrique octobre 2017 (RTE France)
En cliquant sur le lien ci-dessous, vous aurez accès à des extraits de l’aperçu de l’énergie électrique pour octobre 2017.
Sommes-nous enfumés par les éoliennes géantes ?
Un article très intéressant de Feu Jean Germain, Sénateur (PS) d’Indre-et-Loire et Vice-président de la commission des finances du Sénat.
Sommes-nous enfumés par les éoliennes géantes ?
Par feu Jean Germain, Sénateur (PS) d’Indre-et-Loire et Vice-président de la commission des finances du Sénat.
Jean Germain
Les éoliennes géantes, en tant que source d’énergie propre, pose deux obstacles : elles fonctionnent de manière intermittente ; elles sont chères.
Alors que la première difficulté devrait conduire à en faire un usage raisonné correspondant à des besoins spécifiques, donc à implanter les éoliennes industrielles uniquement en lien avec une activité qui peut se satisfaire d’une fourniture intermittente d’électricité, la question s’est focalisée sur l’obstacle financier présenté comme un défi.
Il a été avancé qu’il fallait faire preuve de volontarisme. En soi, cette approche n’est pas incompatible avec une approche raisonnée. Mais l’arrivée massive de subventions, à travers un tarif de rachat obligatoire financé par les factures d’électricité, a conduit à évacuer la réflexion sur la pertinence de l’implantation des éoliennes. Une forme de productivisme, consistant à vouloir implanter le plus possible d’éoliennes industrielles, est devenue une fin en soi. Cette démarche est défendue par des lobbyistes hauts de gamme qui cajolent les pouvoirs publics et que s’offrent les promoteurs éoliens grâce à la manne financière dirigée vers eux et aux seules fins de la conserver le plus longtemps possible. La contrepartie qu’ils offrent est-elle réellement examinée ? Elle consiste en des mots : bonne conscience de faire reculer le nucléaire ou d’agir pour le climat, emplois créés, fiscalité mise au service du monde rural.
Alors qu’une analyse plus poussée montre que nombre de promoteurs éoliens sont liés à des sociétés pratiquant la spéculation immobilière ou à des entreprises de transport routier, et que la préoccupation du profit écrase complètement le souci de l’environnement, il est malheureux que le parlement ne se saisisse pas plus des alertes qui sont lancées par des associations, des chercheurs, des médecins mais aussi par la Cour des comptes ou le service interministériel de prévention de la corruption.
Il faut reconnaître que la réflexion et l’analyse semblent presque rabat-joie quand on considère un certain discours d’opinion qui n’a même plus besoin d’être formulé : l’éolien est posé comme une évidence, les images des éoliennes servent à illustrer tout article, tout sujet grand public, sur les énergies renouvelables voire sur les énergies tout court. Les éoliennes sont plus évocatrices qu’une image de laine de verre ou de double vitrage. Même le site Internet du Sénat utilise un pictogramme représentant une éolienne pour conduire à la page présentant les textes relatifs à l’énergie.
Mais est-on si certain que les gens y soient favorables ? La somme des opinions individuelles dans la population est-elle à l’unisson de l’opinion générale supposée ? Un temps, un sondage a été avancé pour montrer qu’une grande partie de la population accepterait l’implantation d’éoliennes près de chez elle. Mais, alors que, par définition, la masse citadine des personnes sondées n’était pas concernée par l’objet de l’enquête, l’acharnement du lobby éolien à obtenir des « simplifications » juridiques limitant le plus possible les recours dont il dénonce la quantité, tout comme son insistance à se voir transférer l’élaboration des décisions le concernant, est un bon révélateur du rejet réel que suscitent les éoliennes industrielles.
Il est urgent de se saisir de cette question et de ne pas se laisser bercer par les discours bien rodés des professionnels de la communication qui viennent dénoncer les blocages administratifs de notre pays « que tout le monde connaît bien et qui empêchent la croissance » ou réclamer « l’indispensable sécurisation des investissements », à l’occasion de l’examen du projet de loi sur la transition énergétique.
Trois raisons peuvent être facilement avancées pour interroger le système actuel.
1. Le retour de l’expérience allemande montre qu’au niveau global, les éoliennes industrielles ne constituent pas une source d’énergie de substitution.
Les Allemands ont voulu fermer leurs centrales nucléaires mais les éoliennes, qui ne fonctionnent en moyenne qu’un quart du temps et pas quand on le souhaite ni quand on s’y attend, sont inaptes à les remplacer. Alors les Allemands, conscients qu’ils devaient avoir une capacité de production d’électricité à même d’alimenter leur pays sans l’apport d’aucune éolienne, en période de pointe comme en période normale, ont relancé les centrales à énergie fossile. Aujourd’hui, ils polluent le centre et l’est de l’Europe. Il faut cesser d’aller trop loin dans l’impasse.
Du point de vue de l’utilité, ces éoliennes industrielles ont toutes les caractéristiques de ce que l’on appelle un gadget. Mais alors que le gadget est plutôt associé à l’image d’un objet qui tient dans la main et que l’on place sur une étagère ou sur un bureau, l’idée ne vient pas spontanément d’associer à ce concept des constructions visibles à des kilomètres à la ronde, qui pèsent des centaines de tonnes et dont le coût d’installation représente, pour chacune, l’équivalent de plusieurs années de budget d’une commune rurale.
En même temps, il faut avoir à l’esprit que non seulement les éoliennes telles que déployées aujourd’hui s’avèrent inutiles comme énergie de substitution, mais que, comme elles sont censées avoir des effets écologiques, l’exploitation des éoliennes s’accompagne de l’obtention de certificats donnant des droits à polluer par ailleurs. Des holdings financières l’ont bien vu, qui sont présentes sur ce secteur.
Cela ne figure pas dans les plaquettes avantageuses qui présentent les éoliennes sur de jolis fonds bucoliques, au milieu des enfants et des vaches, ou sur de sympathiques dessins aux couleurs pastelles qui agrémentent des documents de travail.
2. Les éoliennes industrielles consomment énormément d’espace en terme de pollution visuelle et sonore. Sans compter l’enfouissement à jamais, à moins de deux mètres, de milliers de tonnes de béton qui sont coulés en bloc pour constituer les socles destinés à soutenir des éoliennes, c’est à dire des générateurs que font tourner des pales de six à huit tonnes chacune à plus cent mètres de haut.
La faiblesse de notre législation est aberrante, qui n’impose qu’une distance de cinq cents mètres des habitations, là où d’autres pays exigent au moins un kilomètre et demi et où les médecins demandent que plusieurs kilomètres séparent les maisons des éoliennes industrielles. Localement, le argumentaires des représentants de commerce d’une « technologie innovante » est toujours le même, bien rodé : avec cinq cents mètres, la loi est respectée et les prochaines éoliennes à installer seront plus performantes et moins bruyantes que celles de la génération précédente. L’expérience montre la fausseté de ces arguments. Ce qui évolue dans le temps, c’est la taille de ces engins, toujours plus hauts. L’UNESCO a menacé de déclasser le Mont-Saint-Michel si des éoliennes industrielles étaient implantées à moins de vingt kilomètres. Personne ne cherche à acheter une maison qui serait proche d’une éolienne. Des décotes très importantes sont observées, traduisant la diminution de la qualité de vie. Est-il apocalyptique d’imaginer que demain des demandes de permis d’exploiter des gaz de schiste sur ces mêmes terrains seront justifiées par le fait qu’ils sont déjà « sacrifiés » ?
Quand il n’y a pas de site classé, aucune réglementation sérieuse ne protège les campagnes contre l’invasion des éoliennes géantes. Faut-il que les paysages ruraux qui ne sont pas classés se transforment pour leurs habitants en territoires où il devient infernal de vivre, dans une ambiance de friche industrielle ou de bord d’autoroute ? Voir une éolienne quelques secondes depuis sa voiture ou une heure le temps d’une inauguration, ce n’est pas la même chose que de vivre à proximité toute la journée et toute la nuit, toute l’année, pendant des années. Le milieu rural apporte une qualité de vie incomparable. Ceux qui se plaignent de ses handicaps, sont les premiers à le reconnaître.
De plus, le tourisme est souvent un moteur de l’économie locale et assure une indispensable diversité de revenus. Si les premières éoliennes ont pu susciter la curiosité au début, ce temps est révolu. Qui s’intéresserait à la Tour Eiffel s’il y en avait partout ? Au contraire, quels sont parmi les urbains ou les périurbains, ultra majoritaires dans notre pays, ceux qui iront se détendre en face des éoliennes ? Les éoliennes pénalisent fortement le monde rural et le monde urbain dans leur relation de complémentarité qui doit être au contraire développée.
Le rapport rendu par le sénateur Alain Bertrand au début de l’été 2014 le rappelait et le Président de la République, lors de ses vœux consacrés à la ruralité, le 17 janvier 2015, à Tulle, le confirmait. A cet égard, il est intéressant de noter qu’il y a parlé de la nécessité de développer les énergies renouvelables et a évoqué, prenant son département en exemple, le photovoltaïque et les barrages hydroélectriques, mais qu’il s’est bien gardé de revendiquer les éoliennes alors que plus de deux cents y sont en projet dans les cartons des promoteurs qui invoquent le fait qu’il n’y en a qu’une dizaine d’implantées. S’il pensait que l’éolien est une bonne chose, l’aurait-il passé sous silence ?
Afin que des éoliennes aient une certaine utilité pour contribuer à la satisfaction des besoins courants des ménages et des entreprises en électricité, il en faudrait un nombre gigantesque, comme on peut en observer dans désert algérien ou dans le désert américain, ou les placer dans des endroits régulièrement ventés et par ailleurs non peuplés comme dans le sud de la France. Où, en France, en répartir le nombre jamais suffisant ? Qui peut sérieusement imaginer couvrir tout notre pays verdoyant, dont le caractère des paysages a fait naître plus d’une vocation écologiste, avec ces engins à côté desquelles les lignes à haute tension, qu’ils n’empêchent pas, paraissent des insectes ?
On pourrait aussi parler des routes et de carrefours disproportionnés mais indispensables pour faire passer les engins spéciaux acheminant les éléments gigantesques des éoliennes, afin de les livrer, de les réparer ou de les démanteler. Sans compter, les tranchées nécessaires aux raccordements. A cet égard, on a pu voir récemment un conseil général, la Creuse, affronter ERDF au tribunal administratif, autour de la question de savoir jusqu’à quel point ce dernier, qui subit l’obligation de raccorder les éoliennes, doit aussi remettre tous les lieux en état. Il y a là des contradictions flagrantes avec tous les efforts faits par ailleurs.
La physionomie de notre pays est cause. Or, à l’heure actuelle, l’Etat n’a aucune vision globale des projets en cours et se préoccupe juste, dans le projet de loi de transition énergétique, de recenser les parcs éoliens existant.
3. Un énorme gaspillage d’argent est constaté. Peut-on se le permettre ? Il y a un an, la Cour de Justice de l’Union européenne, interrogée par le Conseil d’Etat, a vu dans le tarif d’achat obligatoire dont bénéficient les éoliennes des aides publiques puisque ce qui est prélevé sur les factures l’est à la demande de la puissance publique et est affecté selon sa volonté. Il a fallu beaucoup de contorsions juridiques pour que la commission européenne ne demande pas le remboursement des aides versées depuis quinze ans au secteur éolien : la raison de fond n’était pas juridique mais tenait à l’impossibilité matérielle de revenir en arrière. Est-ce une raison pour continuer dans l’erreur ?
La Cour des comptes s’est émue de ce gaspillage et des rentes non justifiées qu’il procure à certains. A ce stade, il faut aussi noter que les éoliennes sont pour la plupart importées, notamment de Chine, et que les arguments de l’emploi créé en France nécessitent d’être vérifiés de près. Nous construisons des pièces d’éoliennes, et nous pourrions toujours les fabriquer pour des éoliennes à installer dans le désert. La réalité est que ce secteur creuse le déficit commercial et que localement un parc éolien ne créé pas un seul emploi. Il y quand-même quelques réparateurs qui vont de parcs en parcs, car les engins paraissent tomber souvent en panne : mais alors que les commerciaux exposent aux élus qu’il y a là un gisement d’emplois, les élus ont-ils la curiosité de regarder ce que les commerciaux disent aux investisseurs à appâter ? Ils leur expliquent l’inverse, que le perfectionnement incessant des machines permettra de limiter le recours à des réparateurs et de faire des économies rendant le placement plus rentable. Il est aussi avancé aux élus locaux que les investissements nécessités par la pause des éoliennes créé des emplois au moins pendant un certain temps. Mais pourquoi ne pas investir directement dans des travaux utiles, modernisant réellement le pays et favorisant pour le monde rural et périurbain la qualité de vie, les services et le tissu de PME ? L’aberration des éoliennes rappelle la nécessité de repenser l’investissement local comme la manière d’assurer les ressources nécessaires des collectivités territoriales.
L’inutilité globale des éoliennes à lutter contre le réchauffement climatique ou à aider à fermer des centrales nucléaires n’est pas aussi spontanément perceptible que l’inutilité d’une autoroute sur laquelle ne circuleraient que quelques cyclistes. Pourtant, que ne dirait-on pas si des bouts d’autoroutes inutilisées étaient construits un peu partout au motif que les promoteurs sont subventionnés pour les construire et qu’à tout prendre l’usage du vélo est ainsi favorisé ?
Au-delà du gaspillage d’argent qui pourrait être restitué aux ménages ou consacré à l’investissement dans les infrastructures ou dans le soutien et la recherche sur de réelles énergies renouvelables, c’est-à-dire efficaces, on assiste à la réunion de conditions qui enfantent des logiques quasi-mafieuses : des promoteurs construisent des équipements qu’ils savent inutiles pour toucher des subventions, recyclent une partie de la manne pour créer des écrans de fumée et assurent localement le système par le clientélisme. L’opacité est reine. Utilisant les vides juridiques qu’ils ont réclamés, les promoteurs et leurs agents commerciaux exploitent la pauvreté des territoires ruraux et de leurs populations pour « enrôler » les propriétaires de terrains attirés par l’appât de quelques milliers d’euros de loyers et les monter contre ceux qui n’en veulent pas. Parmi ces propriétaires séduits, on compte de nombreux élus locaux. Le service central de répression de la corruption s’est ému très clairement dans son dernier rapport de la multiplication des situations de conflit d’intérêt et alerte sur un phénomène massif.
De plus, ce service interministériel présidé par un magistrat a invité les pouvoirs publics à s’interroger sur ce qu’il appelle les « chartes d’étroite collaboration » que les promoteurs et les commerciaux font voter par des conseils municipaux totalement désarmés juridiquement pour évaluer les enjeux des engagements qu’ils prennent. L’effet de ces délibérations est de verrouiller le débat en obtenant un consentement préalable et juridiquement irrévocable des élus. On est très loin de la démocratie de proximité. Ces engagements sont ensuite utilisés pour peser sur les décisions des services de l’Etat et influencer les propriétaires fonciers. Quel n’est pas alors le désarroi de certains élus à qui les promoteurs ont fait croire que l’implantation d’éoliennes relevait pratiquement une délégation de service public, puisque couvert par la loi, lorsque les mêmes promoteurs leur demandent d’opposer le caractère privé des projets à ceux qui viennent s’en plaindre.
Outre une certaine peur du ridicule s’ils reviennent sur leur position, les élus ruraux se trouvent donc pris entre la crainte d’être attaqués en justice par le promoteur s’ils se ravisent et l’angoisse de voir leurs administrés, où ceux des communes alentour, les dénoncer pour prise illégale d’intérêt. L’information sur ces pratiques a fini par circuler entre les associations qui se multiplient, tout comme l’information sur la manière de stopper grâce au pénal ce qu’on ne peut plus contrer au civil ou devant le tribunal administratif. C’est en effet le moyen qui leur reste pour arrêter des projets puisque le lobby éolien a obtenu il y a deux ans la suppression, portée par Delphine Batho, alors ministre de l’environnement, du dispositif des « zones de développement éolien » (ZDE). Ce dispositif consistait à conditionner les subventions aux éoliennes aux résultats d’études sur les vents et sur l’acceptabilité des projets, à partir de concertations préalables orientées par le souci d’aménagement du territoire et l’évitement du mitage anarchique. Les promoteurs et les commerciaux s’abritent maintenant derrière le respect des schémas régionaux éoliens qui sont opposables. Mais, ces documents sont beaucoup moins précis, plus approximatifs, notamment parce qu’il était entendu qu’ils devaient seulement défricher le terrain pour les ZDE qui, elles, devaient les préciser.
Les ZDE déjà validées devaient être respectées après le changement de loi. Les études avaient coûté cher aux collectivités. Certaines ZDE étaient sur le point d’être validées et, donc, juridiquement les promoteurs n’étaient plus obligés d’en tenir compte depuis la nouvelle loi. De fait, des promoteurs ont pu présenter des projets dans des zones identifiées comme non favorables à l’occasion des études devant aboutir aux ZDE. D’ailleurs, le lobby s’en vante quand il souligne la levée des « contraintes » depuis 2013. C’est cela qu’il faut lire derrière la « clarification du dispositif réglementaire » et les « dispositions économiques plus favorables » qu’il se félicite d’avoir obtenues.
Si l’information généraliste pour le grand public sur l’énergie utilise l’image des éoliennes, la presse quotidienne régionale abonde désormais chaque semaine d’articles dénonçant l’arnaque que représentent les éoliennes, la dégradation des territoires et les déchirements des populations. Des mats de mesure évalués à des dizaines de milliers d’euros sont abattus, des menaces sont reçues aussi bien par des associations opposées aux éoliennes que par des bureaux d’études chargés de préparer leurs implantations. L’échauffement des esprits met à mal l’ordre public. Le sujet transcende les clivages politiques. Un reportage sur les manipulations des élus diffusé dans le journal télévisé de France 2 de 20h en octobre dernier a également été très remarqué. Les élus ne comprennent donc plus ce qui se passe et attendent du gouvernement et des parlementaires que la loi indique clairement ce qui est souhaitable et les mettent à l’abri de faire de faux pas. Le Sénat, représentant des collectivités territoriales, est l’institution vers laquelle ils tournent leur regard.
La réalité est qu’en matière d’éoliennes industrielles, élus comme particuliers sont moins bien protégés par la loi que ne l’est le consommateur par le code de la consommation qui impose aux professionnels un devoir d’information, de mise en garde ou de conseil afin d’éviter l’emballement. Et en fait de professionnels, il s’agit dans le secteur de l’éolien de sociétés adossées à des multinationales ou de multinationales elles-mêmes. Le rapport de force est-il si équilibré et les enjeux si négligeables qu’une protection législative conséquente est à ce point superflue ? Un petit propriétaire foncier à qui on a fait signer une promesse de bail, souvent contre rémunération, avec la promesse de toucher de gros loyers, ne risque pas de se faire une opinion objective en sept jours sur les nuisances qu’il cause à des kilomètres à la ronde et de se rétracter dans le délai de droit commun.
Il faut encore noter que l’obligation d’achat de l’électricité éolienne désorganise le marché de gros de l’électricité. Dès lors qu’il convient de maintenir en service les mêmes capacités de production qu’il y ait ou non des éoliennes, les sommes qui servent à acheter l’électricité éolienne sont autant de sommes qui manquent pour mieux entretenir et moderniser les réseaux et des capacités production classiques et pourtant indispensables afin de garantir la fiabilité de l’approvisionnement de chacun. Peut-on se permettre de créer les conditions économiques de la négligence ?
Il conviendrait d’inverser la logique. Au lieu d’aider l’éolien par principe, avec l’obligation d’achat, le tarif de rachat ou des compléments au prix du marché, il ne faut le favoriser que si les projets ont une utilité avérée, c’est-à-dire s’ils permettent effectivement de se passer du nucléaire ou des énergies fossiles pour certains usages, comme le pompage ou des industries spécifiques, que s’il répond aux raisons pour lesquelles on a spontanément envie de le soutenir, que si les éoliennes ne viennent pas dénaturer un site où vivent et passent des gens. Ce serait vraiment écologique. Plusieurs solutions existent, comme un exercice par l’Etat de ses responsabilités en matière d’aménagement du territoire, soit directement, soit en posant des règles très scrupuleuses.
Au Sénat, le 29 janvier 2015
Pourquoi les chauves-souris ne voient-elles pas les éoliennes ?
Ce qui suit est extrait de la lettre d’information de la FED (Fédération Environnement Durable) du 23-11-2017.
1,6 million de chauves-souris tuées par les éoliennes sur la période 2002-15
Pourquoi les chauves-souris ne voient-elles pas les éoliennes ? ©Alexey Stiop/Alamy/Hemis.fr ; Ivan Kuzmin/Alamy/Hemis.fr
Le chiffre a de quoi effrayer : les éoliennes en France (6 000 aujourd’hui) pourraient avoir causé la mort de 1,6 million de chauves-souris sur la période 2002-15, selon l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe). Si les auteurs de l’étude établissent une prudente fourchette entre… des décès entre 12000 et 3,3 millions d’animaux, la surmortalité de cette espèce déjà déclinante est reconnue. Les chiroptères, qui chassent au crépuscule et la nuit, ne sont pourtant pas aveugles. Alors quoi ?
Certains incriminent les feux de signalisation placés sur les éoliennes pour prévenir les aéronefs de leur présence, qui attireraient les insectes et donc les pipistrelles et autres noctules communes, ensuite balayées par les pales. Mais il semblerait en fait que ce soit surtout la forte variation de pression provoquée par le passage des pales devant le mât de l’éolienne qui crée un « barotraumatisme ». « Les fragiles capillaires de leurs poumons éclatent lors de cette dépression brutale, explique la Ligue de protection des oiseaux. Le sonar des chiroptères fonctionne par écholocation et détecte très bien les obstacles, mais il reste aveugle aux chutes de pression. »
@Véronique Le Billon / Chef de service adjointe / Le 23-11 à 06:00
En savoir plus sur https://www.lesechos.fr/week-end/business-story/enquetes/030911037667-pourquoi-les-chauves-souris-ne-voient-elles-pas-les-eoliennes-2132612.php#qsdgzx6hYqM2zdbx.99
PROJETS EOLIENS EN NOUVELLE AQUITAINE CARTE AU 01-09-2017
En cliquant sur le lien ci-dessous, vous aurez accès, sur le site de la DREAL Nouvelle Aquitaine, à la carte des projets éoliens en Nouvelle Aquitaine au 01-09-2017.
(Cet article remplace un précédent article au contenu identique, dont le lien internet était devenu inopérant).
http://www.nouvelle-aquitaine.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/parcs_eoliens_na_sigena.pdf
Réponse de la Préfecture au sujet du dysfonctionnement du mât de mesure de Milhac de Nontron
Nous avons envoyé un courrier à Mme Le Préfet, Mr Le Sous-Préfet, Mr Le Maire de Milhac de Nontron et pris contact avec la Direction de l’Aviation Civile pour leur signaler le dysfonctionnement du balisage du mât de mesure de Milhac de Nontron.
Voici la réponse de la Préfecture en date du 18 novembre 2017 :
Bonjour Monsieur le Président de l’association VIAPL,
Je fais suite à votre courrier du 20 octobre dernier (en p.j.), par
lequel vous alertez les services de l’État d’un dysfonctionnement du
système de signalisation du mât de mesure implanté sur la commune de
Milhac-de-Nontron.
La Société du Midi, autorisée à installer cet appareillage, a été
contactée.
Attendu que la DG Aviation Civile et la DC Aérienne Militaire ont été
informées, que l’entreprise en charge de la maintenance de ce type de
dispositif a été sollicitée,
Le balisage diurne et nocturne règlementaire sera très rapidement en
capacité d’apporter satisfaction à vos adhérents.
Respectueuses salutations
Patrick Bouillon
Direction Départementale des Territoires
de la Dordogne
Service Territorial Périgord Vert
pi Chef du Service










