LE SCANDALE ÉOLIEN …

Un bel article d’Antoine WAECHTER qui dit des choses que nous connaissons bien.

Voici, pour une fois, un véritable écologiste…

Bonne lecture

Antoine Waechter 24 juillet 2018 France

Le scandale éolien

Le développement de l’éolien terrestre repose sur une escroquerie intellectuelle et politique.

Par Antoine Waechter, homme politique français, président du Mouvement écologiste indépendant (MEI)

Antoine Waechter
Antoine Waechter
(photo : Joseph Schirmer CC BY-SA 4.0)

Après avoir colonisé les champs de betteraves et de céréales de la Picardie et de la Champagne, les aérogénérateurs investissent dorénavant les reliefs boisés de la basse montagne, dénaturant les plus beaux territoires de France et dégradant l’environnement de dizaines de milliers de personnes.

L’énergie éolienne a, semble-t-il, la sympathie d’une petite majorité de nos concitoyens, mais suscite des dizaines de procès devant la juridiction administrative. Cette réalité contrastée oppose ceux qui ne connaissent que les photographies de pales blanches sur un fond de ciel bleu à ceux qui vivent la proximité de ces monstres technologiques. L’adhésion repose sur une double escroquerie intellectuelle et politique : l’éolien serait nécessaire pour se passer du nucléaire et pour limiter les gaz à effet de serre, plus largement l’avenir appartiendrait aux énergies renouvelables.

Au niveau actuel de consommation énergétique, le renouvelable est parfaitement incapable de remplacer les énergies à haute densité comme le pétrole et l’atome. Il serait nécessaire d’abîmer tous les cours d’eau, de piller la forêt et de couvrir la France de panneaux solaires et de mâts géants pour atteindre cet objectif. Le cœur de la transition énergétique ne peut raisonnablement être qu’une réduction radicale de la consommation : tous les connaisseurs en conviennent. L’escroquerie politique est de taire cette vérité. L’investissement dans les nouvelles technologies de production d’électricité en veillant à ne rien changer à nos modes de vie et à notre organisation socio-économique consiste à poursuivre le modèle de développement à l’œuvre depuis près de deux siècles. C’est plus confortable politiquement… et nous achemine vers l’impasse en toute bonne conscience.

L’éolien n’est pas une alternative au nucléaire. La loi de transition énergétique a inscrit dans le marbre le niveau de production actuelle. L’EPR de Flamanville, qui aura coûté plus de 10 milliards d’euros, est annoncé pour une durée de vie d’au moins 60 ans. Un État qui a décidé de sortir du nucléaire n’équipe pas le pays en centrales pour le prochain demi-siècle. La réduction promise de la part de l’atome n’est qu’une illusion d’optique : l’accroissement de la consommation d’électricité, voulu par la loi (notamment par une électrification du parc automobile), conduit mécaniquement à diminuer la part relative sans avoir à modifier la trajectoire du modèle.

Enfin, l’éolien n’a pas sa place dans un mixte énergétique dominé par le nucléaire. Une énergie aléatoire suppose des relais rapidement mis en œuvre, comme des centrales hydroélectriques ou des centrales thermiques. L’hydroélectricité étant à peu près totalement mobilisée, le développement des centrales au gaz est le corolaire obligé de l’éolien. En d’autres termes, le développement de l’éolien exige le développement conjoint de centrales mobilisant des énergies fossiles et ne constitue pas, en soi, une réponse à la dérive climatique. L’Allemagne, qui est en voie de fermer toutes ses centrales nucléaires, est aujourd’hui l’un des principaux émetteurs de gaz à effet de serre de l’Union européenne.

Des milliers de personnes en souffrance

La multiplication des parc éoliens massacre les paysages de France et provoque la souffrance de milliers de personnes. La course aux autorisations d’implanter conduit à coloniser des territoires sans vent comme l’Est du pays, hier considérés comme inaptes aux éoliennes. Pour atteindre la rentabilité, les développeurs installent dorénavant des engins de 200 mètres de haut (pâles + mât), soit 4 à 6 fois plus que les objets déjà existants comme les clochers, les flèches de cathédrale, les pylônes de lignes très haute tension…

De grands voiliers, comme les rapaces, sont tués par les pâles, tandis que les poumons des chauves-souris éclatent sous l’effet de la dépression d’air créée par leur mouvement. Chaque éolienne vide un espace d’environ 1,8 hectare de tout vertébré (oiseaux et mammifères notamment), soit 9 hectares par parc de 5 machines, ce qui est sans incidence majeure dans un champ de maïs, mais très impactant au-dessus d’une forêt.

L’Académie de médecine a recensé tous les troubles suscités par la proximité d’un aérogénérateur, dans un rapport très complet publié en juillet 2017 : création de conditions favorables aux crises d’épilepsie, effet stroboscopique lié à l’ombre portée des pâles sur les maisons, malaises liées aux ultrasons produits par les vibrations des mâts, nuisances sonores. Le bruit du puissant brassage d’air (la prévision des zones de nuisances est complexe) fatigue le système nerveux par sa permanence comme la goutte d’eau qui tombe des heures durant. La nuit noire étoilée est rompue par les flash rouges qui signalent les mâts aux avions : impossible de retrouver le charme d’un dîner en plein-air par une nuit douce d’été lorsque ces éclairs lumineux vous rappellent en permanence la présence de cette zone industrielle dédiée au vent.

Le scandale de l’État complice

Le scandale tient au fait que l’État a livré le pays aux spéculateurs du vent. Vous devez déposer un permis de construire pour édifier une maisonnette de 20 m² de surface habitable et d’une hauteur de 2,5 mètres. L’installation d’un aérogénérateur de 200 mètres de haut assis sur un bloc de béton de 75 tonnes et 200 m² de surface est exonéré de permis de construire ! L’implantation n’est soumise à aucune planification : les zones de développement éolien, déjà peu démocratiques dans leur élaboration, ont été supprimées en 2015. La décision du Sénat d’imposer une distance minimale de 1000 mètres entre une éolienne et une habitation a été annulée par le Gouvernement Vals. La Bavière vient d’instaurer une distance égale à 10 fois la hauteur de la machine, soit 2000 mètres pour une hauteur de 200 mètres ; l’Académie de médecine avait recommandé 1500 mètres voici quelques années déjà.

L’État ne cesse de faire évoluer les règles pour satisfaire le lobby des spéculateurs du vent. Dernier cadeau annoncé : le secrétaire d’État auprès de Nicolas Hulot veut rendre plus difficile les recours contentieux des associations (même logique que François Hollande qui, pour protéger la promotion immobilière, a, par les ordonnances de février 2014, rendu plus difficile le recours des citoyens). L’éolien ne fait pas bon ménage avec la démocratie. Les projets d’aérogénérateurs ne font jamais l’objet d’un référendum local et se développe le plus souvent dans la plus grande discrétion pour ne pas alerter les défenseurs du paysage et du cadre de vie.

Ainsi, loin de défendre la population, l’État fait le jeu des spéculateurs internationaux du vent contre l’intérêt des Français.

L’énergie entre les mains du capitalisme international

L’installation d’un parc éolien se joue en deux temps. Dans un premier temps, un développeur d’éoliennes contacte les maires situés près d’une ligne électrique et lui vante les bénéfices financiers à attendre d’une implantation. En cas d’accord, il monte le dossier, fait faire les études (souvent affligeantes en ce qui concerne le paysage, l’impact sur la santé publique et sur la faune), contribue à l’enquête publique, défend le projet devant le tribunal administratif. Coût de l’opération : environ 1 million d’euros.

L’autorisation obtenue est mis en vente sur le marché mondial. Elle est acquise le plus souvent par des fonds de pension américains, britanniques, canadiens… par des pétroliers…, pour une somme de l’ordre de 15 millions d’euros pour un parc de 5 aérogénérateurs. L’acheteur dépensera encore quelques millions d’euros pour l’acquisition des machines et leur montage. Il vendra sa production à EDF qui est tenu de la racheter à un prix supérieur au prix de marché de l’électricité pendant une durée contractuelle de 10 ans. La différence est payée par la taxe dite contribution au service public de l’électricité (CSPE) que paient dorénavant tous les consommateurs d’énergie. Cette taxe vient encore d’augmenter.

Tous les acteurs gagnent, sauf le consommateur français. Le développement de l’éolien industriel est d’abord une affaire de gros sous : la principale motivation n’est pas de produire des kW-heures mais des euros dans un cadre sans risque puisque garanti par l’État.

L’une des conséquences de ce développement est de placer l’appareil de production énergétique d’origine éolienne entre les mains de capitaux étrangers : les consommateurs français sont ainsi appelés à contribuer aux retraites des Américains et des Britanniques.

Pour une transition énergétique intelligente

Il ne s’agit pas de mener une guerre idéologique contre les aérogénérateurs industriels, mais d’exiger que l’État reprenne la main sur le développement de l’éolien en localisant les zones d’implantation et en précisant des modalités qui préservent les paysages, la population et la démocratie. Une transition énergétique intelligente suppose le courage de fixer comme objectif central la réduction de la consommation d’énergie, quelle qu’en soit la source, et de définir une stratégie au service de cet objectif : interdiction du chauffage électrique, limitation des éclairages nocturnes, réduction des déplacements imposés en voiture par une interdiction de construire des zones d’activités près des échangeurs routiers et de grandes surfaces commerciales en périphérie de ville, isolation des bâtiments, interdiction de construire des bâtiments énergivores…

À chaque région, un mixte énergétique conforme à son tempérament. Les aérogénérateurs n’ont pas leur place dans les espaces naturels, les montagnes et les forêts, ni dans le champ de visibilité de nos monuments.

L’État protège-t-il les intérêts de grands groupes financiers ou la santé et le cadre de vie des Français ? Très clairement, les décisions prises au cours des dix dernières années profitent à la finance internationale au détriment des gens.

Antoine WAECHTER

L’ARGENT DU CRIME DANS L’ÉOLIEN !…?…

Voici un article bien intéressant de la FED…

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Bonjour à tous.

Étant donné l’importance du sujet, j’ai pris la liberté de traduire laborieusement l’article du courrier calabrais.

Voir ci-dessous

Cordialement.

Hubert de La Raudière

REGION CALABRAISE Si les sociétés d’énergie désiraient régler leurs problèmes de dégâts sur les chantiers de construction ou leurs différents avec les administrations, en Calabre elle pouvait compter sur Giuseppe Evalto. C’est à lui que les clans Paviglianiti, Mancuso, Anello et Trapasso ont délégué leur doléances et leurs contraintes dans le secteur de l’énergie éolienne.

L’enquête en région calabraise a été dirigée par le procureur en chef Giovanni Bombardieri et coordonnée par le procureur Giuseppe Lombardo et Antonio De Bernardo h (aujourd’hui à Catanzaro), Antonella Crisafulli et Giovanni Calamita. Une tâche commencée par la police en 2012 et qui montre comment la « Ndrangheta apporte sa collaboration à des entreprises multinationales d’énergie comme Gamesa, Nordex et Vestas, engagés dans la construction de parcs éoliens à Lopa champ S. Antonio, à Reggino d’Amarnath, à Catanzaro de San Biagio, à Vibo Valentia et Cutro et Joppolo, dans la province de Crotone. « L’enquête est importante car elle confirme l’intérêt de la «Ndrangheta pour l’industrie éolienne et les  travaux qui y sont liés », dit le procureur Bombers « cela révèle un changement de paradigme »

L’AMBASSADEUR EVALTO Les affaires n’ont pas été directement offertes aux au clans mafieux mais «déléguées» à Joseph Mancuso Evalto l’homme qui est devenu représentant des clans dans les différents secteurs locaux. « Non seulement Mancuso y est historiquement lié, tient à préciser le procureur en chef du DDA, mais il est le représentant de la « Ndrangheta (la Mafia) unifiée. »

PERSONNAGE-CLE Capable de soulever sa chemise et montrer une arme à feu pour contraindre son interlocuteur a se plier à ses exigences, mais aussi capable de parler sur un pied d’égalité avec les dirigeants locaux des géants de l’énergie, Evalto,  dit le procureur Lombardo, «C’est l’homme-clé classique,  capable d’entretenir des rapports d’affaires avec des interlocuteurs différents de ceux du milieu criminel, il se déplace dans le « monde du dessus » et « le monde du dessous » ».
C’est l’ambassadeur entre deux mondes différents mais qui ont travaillé ensemble en Calabre.

 LA BOULIMIE DES CLANS De la construction d’hôtels au transport de matériaux, de l’installation des turbines à la construction des routes, des fournitures à la supervision sur les chantiers de construction, il n’y a pas de domaine où les clans n’aient mis la main, directement ou indirectement. Lorsque leurs initiatives ne fonctionnaient pas, ils ont arraché des contrats de sous-traitance. De surcroît, ils pratiquent également l’extorsion classique, masquée par la surfacturation et le paiement d’indemnités indues.

« TAXES » AUX ENTREPRISES Une « taxe de sécurité » a été instituée, à laquelle les géants de l’énergie n’a pas hésité à se plier, écrit le juge d’instruction.
« S’appuyer sur les gangs et leurs référents es encore rentable pour les entreprises constructrices des parcs éoliens, écrit le juge. Les gangs leur garantissent une prestation globale, dans lequel le travail sous contrat était associé à la sécurité sur le chantier. « C’était déjà le cas dans le passé comme on l’a constaté au cours d’autres enquêtes, mais, à l’époque, les géants de l’énergie n’avaient pas bénéficié de l’appui la mafia.

PAS DE PLAINTES POUR L’INSTANT Bien sûr, si Evalto apparaît comme référence « locale » pour Nordex , dit le chef d’accusation, la société n’est pas punissable « les faits ayant été commis avant l’entrée en vigueur de l’article 6,11 L .12 n. 109 »( du code anti-corruption).
« Cette enquête porte uniquement sur les opérations des clans dans un secteur très rentable tel que l’énergie éolienne – disent les enquêteurs -. Les autres phases telles que l’assignation ne font pas l’objet de cette procédure « . Au moins pour l’instant.

LES REPRESAILLES DU MAIRE Pour les géants de l’énergie, Evalto a non seulement pris soin de trier les travaux sous-traités de sorte qu’il n’y avait pas de problèmes sur les chantiers de construction, mais a également pris soin de la « suppression » des obstacles bureaucratiques. C’est ce qui s’est passé à Cortale, où pour obtenir une décision administrative rapide, il a succombé aux demandes du maire Francesco Scalfaro, qui pour cette raison, a été placé en résidence surveillée.
Ce matin, lors de la perquisition de sa maison, les carabiniers ont trouvé caché 30 mille euros, classés dans différentes enveloppes.  « Entre Fra’ndrangheta (la mafia calabraise) et la politique dans ce cas précis, il y a malheureusement un affrontement d’égal à égal », dit Lombardo.
C’est ainsi que le maire n’a pas hésité à mettre en place de véritables représailles, comme la fermeture de la route généralement parcourue par des camions, quand la compagnie n’a pas respecté les accords.

LE RÔLE CLÉ DE L’ADMINISTRATION PUBLIQUE « Tant que l’administration publique n’aura pas la force de s’opposer aux organisations criminelles – dit le procureur Lombardo – le processus d’expansion de la mafia ne souffrira pas des revers importants. En d’autres termes, seule une bonne politique et une bonne gestion des affaires publiques peuvent endiguer le phénomène criminel dramatique de la collusion entre les affaires d’État et les hommes de Ndrangheta, et la mafia au sens plus large».

Alessia Candito

a.candito@corrierecal.it

 

Au CA de la FED

Lu à l’instant ( contrepoints)
https://www.contrepoints.org/2018/07/18/320498-les-membres-de-lotan-en-pleine-cacophonie-energetique?utm_source=Newsletter+Contrepoints&utm_campaign=970f2212c3-Newsletter_auto_Mailchimp&utm_medium=email&utm_term=0_865f2d37b0-970f2212c3-114019877&mc_cid=970f2212c3&mc_eid=91b20f7fc1

Information du 12 juillet
La police italienne a découvert une nouvelle affaire qui implique la ‘ndangheta, la très puissante organisation calabraise du crime organisé, dans un scandale de fraude sur les installations éoliennes. Treize personnes, dont le maire d’un village calabrais, et six entrepreneurs ont été arrêtés.
Des multinationales telles que Gamesa, Nordex et Vestas, ont été obligées de pactiser avec les ‘ndrines, parce que menacées de dommages, retards, vols et problèmes divers sur les chantiers mais aussi pour faciliter les procédures administratives.
Depuis des années – et pas seulement en Italie – les subventions aux énergies renouvelables sont une source de malversations et corruptions diverses ; dès qu’il y a de l’argent public, des gens malhonnêtes en profitent pour s’approprier ce qui provient des impôts des honnêtes gens.

Compte tenu de cette nouvelle alerte:
il serait urgent de faire faire  un audit indépendant des flux financiers de l’éolien comme l’a demandé officiellement à nouveau la  FED au gouvernement et notamment à Lecornu/Hulot

 La vente d’électricité éolienne à EDF représentera  un CA de l’ordre de 2,4 milliards d’euros en 2018  (  12.000 x 2200 h x 90 €)
La CRE   vient d’annonce qu’elle estimait la CSPE  à 7,788 milliards d’euros, soit près de 824 millions d’euros de plus qu’en 2017 (+ 12%)
Elle a déclaré que dans cette CSPE les subventions de l’éolien représenteront  17% du total soit 1, 3 milliards d’euros

En étant cynique ont pourrait  faire un raccourci et dire que 54% de l’argent de l’éolien »  vient de subventions publiques

Quatre Questions au gouvernement 

 1) A-t-on vérifié qu’il n’existait pas  de fonds financiers situés dans des paradis fiscaux   soit en amont pour prêter de l’argent destiné à  investir dans les parcs éoliens ultra subventionnés par l’argent public,    soit en aval pour récupérer de l’argent ,  qui irrigueraient la myriade de sociétés sans capital qui vendent en France  l’électricité éolienne à EDF pour 2,4 milliards d’euros

2) S’est-t-on assuré et par  quels moyens qu’il n’existait  pas de corruption, nationale et locale, de blanchiment,  de fonds utilisés pour de trafic d’armes ou de l’argent du crime?

3) A-t-on fait une étude de tous les circuits des redevances, a -t-on vérifié que des   sociétés de conseils  diverses n’émettaient pas   de fausses factures pour des études injustifiées, ,  qu’il n’y avait  pas de fausses commissions ou des retro-commissions ?

4) Connait-on  l’évolution des patrimoines des principaux acteurs de l’éolien en France?

Cordialement

Jean-Louis Butré
Président Fédération Environnement Durable

ÉOLIEN OFFSHORE : DU VENT, TOUJOURS DU VENT !…

Lettre de la FED du 18 juillet : à l’ouest rien de nouveau…du vent, toujours du vent…tout en catimini…

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LETTRE D’INFORMATION :  18 juillet 2018

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Bonjour,

Eolien offshore les 15 milliards d’économie d’Emmanuel Macron sont du vent

Par Jean-Louis Butré et Arnaud Casalis Président et administrateur de la Fédération Environnement Durable
11 juillet 2018

https://www.contrepoints.org/2018/07/11/320057-eolien-offshore-les-15-milliards-deconomie-demmanuel-macron-sont-du-vent?utm_source=Newsletter+Contrepoints&utm_campaign=5273ca3070-Newsletter_auto_Mailchimp&utm_medium=email&utm_term=0_865f2d37b0-5273ca3070-114019877&mc_cid=5273ca3070&mc_eid=91b20f7fc1

L’annonce du Président Macron de 15 milliards d’euros d’économie sur les éoliennes en mer n’est qu’une supercherie supplémentaire de communication.

Le 20 juin 2018 le président Macron et le ministre Nicolas Hulot ont annoncé à grand renfort de médiatisation une économie de 15 Md€ sur le coût d’installation des éoliennes en mer. À un moment où le gouvernement proclame vouloir boucler son budget en réalisant d’importantes économies budgétaires de l’État, une telle annonce est évidemment flatteuse.  Elle résiste toutefois difficilement à la réalité des faits.

De quoi parle-t-on réellement dans ces projets d’éoliennes en mer ? Un bref retour en arrière s’impose pour rappeler que les gouvernements précédents ont décidé de donner corps à la transition énergétique de façon idéologique, sans la moindre analyse du potentiel des ressources ni de leur faisabilité économique. Dans le plus grand désordre et en l’absence de réflexion sur ce que devrait être l’intérêt général, ils se sont lancés dans des politiques opportunistes sous la pression immédiate de groupes de pression alliant spéculateurs et prétendus écologistes.

Pour masquer le fiasco de l’éolien terrestre le gouvernement lance l’éolien offshore encore plus coûteux

Les subventions aux éoliennes terrestres assurant une rentabilité incomparable à tout autre investissement, aux frais du contribuable, il a fallu corriger une image promise à être désastreuse lorsqu’il a commencé à être public le fait que le secteur éolien ne créerait pas d’emploi en France (les machines sont toutes importées) et que cette énergie intermittente serait  à l’origine d’un prochain triplement du prix de l’électricité pour le consommateur.

L’idée fut donc vite vendue, par quelques industriels, de créer une filière d’énergie éolienne dite « marine » (en réalité littorale) permettant de tenir un discours franco-français sur la création d’emplois compatible avec le discours politique ambiant. On sait quelle fut la suite, avec l’arrêt ou la cession des projets (Siemens, General Electric) dans des conditions de décisions encore mal élucidées.

Électricité offshore plus de 7 fois le prix normal

C’est dans ces circonstances  que furent hâtivement lancés des appels à projets d’éolien marin, sans étude préalable autre que celles des promoteurs les portant dans leurs cartons, assorties d’exigences de rémunération sans précédent.

Alors qu’EDF est tenu de vendre à ses concurrents 25% de sa production d’électricité à 49 € le MWh dans  les conditions imposées par la loi Nome, et que les éoliennes terrestres lui vendaient déjà la leur au double de ce prix, le premier projet de Veulette proposait un prix d’achat  imposé à EDF de 110 € le MWh.

Profitant d’une volonté politique défaillante et de la légèreté de Mme Ségolène Royal, les projets suivants ont ensuite vu leurs  offres acceptées à des prix exorbitants atteignant  jusqu’à 230 € le MWh. Il n’est pas non plus inutile de comparer ce prix à celui du marché spot de l’électricité qui oscille souvent  aux alentours de 30 € le MWh et qui est même quelquefois négatif lorsqu’il faut délester le réseau allemand de la surproduction erratique de ses propres éoliennes.

Des opposants déterminés

Seule l’action des opposants aux projets regroupés dans des associations locales et nationales a permis d’attirer l’attention sur des pratiques choquantes ayant pour objet de bénéficier de la manne publique au détriment du citoyen. C’est à eux qu’on doit la contestation juridique et médiatique des projets d’énergie marine.

En acceptant que les projets soient maintenus avec des tarifs de 150 € le MWh, certes en baisse, mais toujours très supérieurs  à des tarifs normaux, le Président Macron vient  de donner son feu vert à un gâchis de subventions de l’ordre de 20 Md€ que paieront les contribuables pour faire vivre une filière déficitaire.

Une supercherie de communication

C’est peu dire qu’en  proclamant une économie de 15 Md€, le Président ne fait que dissimuler de moindres déficits. Il use en fait d’une posture de communication en contradiction avec la réalité, à l’image de son ministre Hulot qui annonce que les projets d’usines éoliennes en mer sont l’équivalent de deux centrales nucléaires en oubliant de dire que, par l’intermittence de leur production,  ces gisements électriques ne produiront au mieux que le tiers de leur capacité et porteront préjudice à des pans entiers de l’économie des littoraux français.

Un mépris des lois et de la démocratie

Emmanuel Macron  et Nicolas Hulot ont méprisé la démocratie en annonçant des décisions comme celle de construire le parc eolien du Tréport alors que le maire, les élus, la population et les associations de pêcheurs sont depuis des années totalement opposés à ce projet.
En  prime, ils ont bafoué le 20 juin 2018 toutes les lois et les fondements de la participation citoyenne, l’enquête publique du Tréport n’étant  même pas encore faite.

Ce véritable Ukase a obligé le maire de la ville à réagir pour exprimer sa colère . Voici le texte de  sa lettre ouverte du 5 juillet 2018

Depuis lundi un bateau barge travaille sur le futur chantier du parc éolien offshore, visible de notre plage ils auront du mal maintenant à nous dire que nous ne verrons pas les moulins à vent. Ce qui me pose problème aujourd’hui c’est l’interdiction de pêche sur le secteur, l’économie de la pêche Tréportaise en est mise en danger, j’adresse aujourd’hui un courrier au préfet maritime pour trouver des solutions.

Monsieur le Préfet,
Depuis quelques jours, je perçois la présence au large du Tréport d’un navire dont la mission serait de préparer l’installation éventuelle des ancrages des 62 éoliennes du projet mené par la société «Éoliennes en mer Dieppe Le Tréport». Je suis consterné par la présence de ce bateau dont l’action me semble prématurée (voir photo ci-dessous).

Même si le Président de la République a assuré que ce parc verrait le jour, vous n’êtes pas sans savoir que l’enquête publique n’est, pour le moment, pas encore programmée, que l’issue n’est donc pas connue et que, dans l’éventualité où un avis favorable serait donné, des recours seraient encore possibles.

Au-delà de la consternation, c’est surtout l’indignation qui m’étreint. En effet, j’ai été alerté par les pêcheurs du Tréport. Ils ont été avisés de l’interdiction qui leur était faite de travailler dans la zone où se trouve ce navire. Alors que la période de la pêche du rouget-barbet et de la seiche débute, cela est fort préjudiciable et aucune compensation n’a été prévue, ni même envisagée.

De plus, les répercussions sur cette action risquent d’être plus lourdes encore. En effet, les bateaux de pêche les plus conséquents pourront se rendre sur d’autres secteurs, mais cela aurait pour conséquence de les dérouter vers d’autres ports pour décharger leur pêche et s’approvisionner. L’activité de la CAPA (Coopérative des Artisans Pêcheurs Associés) qui commercialise le carburant et la glace s’en trouverait impactée.

J’en appelle donc à vous, Monsieur le Préfet, pour mettre bon ordre dans cette situation et faire en sorte que les droits des professionnels de la mer ne soient plus bafoués.

Recevez, Monsieur le Préfet, l’expression de mes salutations distinguées.
Laurent JACQUES
Maire du Tréport

Jean-Louis Butré est l’auteur de Éolien, une catastrophe silencieuse, paru aux éditions de l’Artilleur en 2017.

Cordialement

Jean-Louis Butré
Président

Fédération Environnement Durable

Un message du Conseil de Développement Durable.

Un message de Bruno Déroulède, président du CDD (Conseil de Développement Durable du Périgord Vert)

Bonne lecture

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Bonsoir à tous, amis de Forces Périgord,

Comme certains d’entre vous le savent peut-être, au-delà de mon appartenance à Assocep et donc à FORCES PÉRIGORD, je préside le Conseil de Développement Durable du Périgord Vert.

Il s’agit d’une association citoyenne découlant de différentes lois (et notamment de la loi NOTRe) visant à développer la démocratie participative. Il existe des CDD dans toutes les régions.

Le CDD Périgord Vert dialogue et construit avec les élus afin de favoriser les projets de développement durable adaptés aux spécificités du Périgord Vert. Le Festival des Énergies ou la journée découverte des énergies renouvelables que nous avons organisée le 22 juin, sont des bons exemples de notre action. D’autres projets sont à l’étude comme l’organisation d’un grand débat pour revaloriser l’utilisation de l’énergie hydroélectrique.

Je souhaite renouveler et augmenter le nombre d’adhérents du CDD afin de peser plus efficacement dans le débat territorial. Des membres de vos associations respectives pourraient être intéressés par le CDD. Pour leur permettre de découvrir cette association, je vous serais reconnaissant de leur transmettre les documents ci-joint afin de les inviter à notre prochaine Assemblée Générale qui aura lieu le 12 juillet à 18h dans la salle des fêtes de Bourdeilles. Leur adhésion (10€/an) pourrait être une simple adhésion de soutien.

Si vous le jugez opportun, merci de ce que vous pourrez faire pour soutenir un mouvement citoyen qui milite pour le développement durable du Périgord Vert dans le respect de ses habitants et de leur cadre de vie.

Bien cordialement.

Bruno Déroulède

06 07 80 07 30

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Pièces jointes : cliquez sur les liens ci-dessous

Invitation AG et Formulaire

Bulletin Adhesion-CDDPV

 

 

 

Entretien avec Monsieur Bernard Cazeau, sénateur de la Dordogne.

Coïncidence !… Suite au courriel « Biodiversité en danger dans le Périgord Vert » que nous avons envoyé à plusieurs élus et responsable de structures (PNR Périgord Limousin, LPO, ARB, etc.), nous avions rendez-vous hier, lundi 2 juillet, avec Monsieur Bernard Cazeau, sénateur de la Dordogne, et, ce même jour, la FED demandait à ses adhérents d’interpeller députés et sénateurs quant à la prolifération intempestive de l’éolien (voir la lettre de la FED que nous avons publié juste avant cet article).

 

Voici, en quelques phrases ce que le sénateur a répondu à nos questions concernant les deux projets éoliens qui nous préoccupent :

« Ça fait dix ans que j’en entends parler mais il n’y en a toujours pas (d’éoliennes) »

« Vous voulez préserver votre paradis, mais c’est dans les villes qu’on voit la transformation du monde » (sic !)

« Il faut vivre avec son temps…le monde est en train de changer » (?)

« Ce n’est pas moi qui irai chercher les éoliennes en Dordogne…de toutes façons, c’est le Préfet qui décide »……….!!!!!!!!!!

 

Monsieur le sénateur Cazeau n’a pas vraiment répondu à notre question de savoir ce qu’il pense vraiment de l’implantation d’éoliennes dans le Périgord Vert. Ses propos sont restés vagues et superficiels, sans prise de position nette. L’implantation d’éoliennes industrielles géantes dans les campagnes de la Dordogne ne semble pas faire partie de ses préoccupations majeures.

La  « langue de bois » est décidément la caractéristique des politiques…

Quant à nous, nous attendons toujours la réponse de monsieur Jean-Pierre Cubertafon, député de la 3ème circonscription de la Dordogne, ainsi que celles de messieurs Vauriac et Méchineau…

Nous espérons quand même que les adhérents de la FED qui s’adresseront à leurs sénateurs et députés obtiendrons d’eux des réponses moins sibyllines…

 

 

 

Lettre de la FED : de nombreux élus s’inquiètent…

Les élus commencent à s’inquiéter de la prolifération des projets éoliens…

Bonne lecture.

LETTRE D’INFORMATION :  2 juillet 2018

 

 Aux membres de la Fédération Environnement Durable

Bonjour

Depuis quelques mois il se dessine une réelle  montée de l’inquiétude de nombreux  élus toutes tendances confondues.

Ils commencent à prendre conscience de leurs responsabilités historiques dans l’immense saccage paysager et environnemental  que l’éolien terrestre (et offshore) cause à la France.

Cela se traduit par des prises de position individuelles  contre les éoliennes, mais aussi par des  décisions au sein d’assemblées départementales.

Certaines  s’orientent vers  des demandes de moratoires

Si le Ministère de l ’environnement  et tous les organismes inféodés aux promoteurs éoliens  font tout pour le cacher et pour continuer leur propagande  digne de pays  totalitaires , il faut constater qu’il s’agit là d’une réelle prise de conscience.

Voici quelques exemples, concernant les départements de l’Allier,  de la  Somme et des Hauts de France et de la Vienne ou après des année de passivité ,  les députés  ont finalement réalisé que  la Vienne était  écumée par des hordes de promoteurs, que toutes les communes étaient visées  et  que des centaines de permis et de projets  éoliens soit disant « maitrisés » étaient en train de pulluler et de détruire ce département autrefois une magnifique zone de bocage.

Il est certainement  possible d’ajouter  d’autres départements à cette liste

Le Conseil d’administration de la FED s’est  réuni samedi 30juin

Il a été décidé de demander à toutes les associations de la  FED de contacter   leurs députés et leurs sénateurs pour les informer  de cette évolution dans les autres régions de France et de les alerter.

Merci aussi de signaler dès que possible à la FED  tous les noms des élus nationaux (députés et sénateurs, conseillers généraux etc…)  susceptibles d’entreprendre des actions pour  tenter de sauver la France du massacre programmé par les éoliennes .

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Les conseils départementaux et les élus les uns après les autres s’inquiètent de l’éolien industriel qui détruit les paysages et le patrimoine de la France

Après la Somme , les Hauts de France , la Vienne…..

L’Allier

 La Somme

Hauts de France
Xavier Bertrand dit «stop» aux éoliennes dans les Hauts-de-France

L’Union

L’ancien maire de Saint-Quentin en avait fait un slogan de sa campagne : « l’installation tous azimuts d’éoliennes en Hauts-de-France, c’est terminé » …

Vienne

La multiplication de projets éoliens alarme dans le Montmorillonnais. Les élus cherchent à reprendre la main..

Projets de parcs éoliens : le sud Vienne à saturation

 

Cordialement

Jean-Louis Butré
Président de la Fédération Environnement Durable

La FED demande un moratoire concernant l’éolien terrestre.

Un nouveau message de la FED (Fédération Environnement Durable), fédération à laquelle VIAPL est affiliée. Bonne lecture…

 


Communiqué de presse 

  

 

 

Paris le 28 juin  2018

Pour atteindre les objectifs du plan solaire, la Fédération Environnement Durable  demande un moratoire concernant l’éolien terrestre

La Fédération Environnement Durable (FED) prend acte du  plan dévoilé aujourd’hui par le gouvernement qui veut  porter le solaire de 22% à 32% du mix énergétique de la France en 2030.
Elle  demande au  gouvernement de privilégier  les solutions  locales non liées au réseau d’électricité et notamment le  solaire couplé  au stockage local de  l’énergie.

Contrairement à l’éolien qu’elle combat, la FED constate que l’acceptabilité du solaire est convenable s’il est placé intelligemment dans les  lieux les  plus adaptés.

Mais pour que le solaire puisse se développer, un moratoire concernant  l’éolien terrestre  est indispensable pour que le solaire ne soit pas cannibalisé.

Ce moratoire dans un premier temps pourrait imposer  aux promoteurs d’augmenter la distance de protection des riverains des éoliennes.
Il devrait aussi  arrêter  les avantages économiques  accordés depuis des années  à la  filière du vent qui s’approprie toutes  les aides d’état pour le profit d’intérêts particuliers au détriment du développement des autres énergies renouvelables.

Le gigantisme des éoliennes  qui dépassent maintenant  200 m de haut, leur mauvaise  rentabilité, et les nuisances nombreuses  qu’elles provoquent,  conduisent à leur rejet  constaté quotidiennement par la  montée exponentielle de contestations porteuses des plus graves conflits sociaux et à  une augmentation rapide  des recours juridiques qui dépassent  maintenant  70% des projets.

Contact presse

Jean-Louis Butré

 

 

Vendredi 22 juin…Journée découverte des Énergies Renouvelables adaptées à la Dordogne

UN MESSAGE DE FORCES PÉRIGORD (dont VIAPL fait partie) :

Dans le cadre de la préparation de la seconde édition du Festival des Énergies, le Conseil de Développement Durable (CDD) du Périgord Vert et la Communauté de Communes du Pays Ribéracois organisent…Une Journée découverte Énergies Renouvelables adaptées à la Dordogne – le vendredi 22 juin 2018

Bonjour à tous,
Dans la suite des réflexions menées en Dordogne sur les énergies renouvelables auxquelles des membres des associations de FORCES PÉRIGORD ont participé (colloque de Villetoureix en 2015, débat participatif de Nontron en 2016, festival des énergies en 2017), voici une nouvelle initiative qui est la bienvenue.
Il s’agit d’une journée « A la découverte des énergies renouvelables en action » programmée le vendredi 22 juin 2018 avec la présentation de la chaufferie-bois de Vanxains, du méthaniseur de Saint-Astier et du parc photovoltaïque de Faux.
Inscrivez-vous et faites connaître cette activité aux membres des associations ainsi qu’aux élus de votre entourage (formulaire d’inscription ci-dessous).
Programme de la journée :
• 8h45 / 8h55 : RV à l’Office de Tourisme Place du Général de Gaulle – 24600 RIBERAC (départ du car à 8h55)
• 9h15 / 10h15 : Visite de la chaufferie-bois de Vanxains – Présentation par Jean-Bernard Charazac, Maire de Vanxains et l’entreprise Jamot (installation et maintenance)
• 11h00 / 12h30 : Visite du Méthaniseur de St Astier initié par des éleveurs de Dordogne. – Présentation par Guy Debregeas porteur du projet avec le GAEC La Redondie et la Sarl Vie
• 13h00 / 15h00 : Détente, convivialité, et repas périgourdin dans le très beau cadre de la Ferme-Auberge de la Caty -24400 – St Géry
• 16h30 : 18h00 : Visite du Parc Photovoltaïque de Faux – Présentation par Alain Legal, Maire de Faux et porteur du projet, et M. Picart d’Urbasolar.
• 18h00 : Départ pour Ribérac
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Voici le lien pour le formulaire d’inscription :

BIODIVERSITÉ EN DANGER DANS LE PÉRIGORD VERT !…

 

Voici le courriel que VIAPL vient d’envoyer au député Jean-Pierre Cubertafon, au sénateur Bernard Cazeau, au président du PNR Bernard Vauriac, au directeur du PNR Fabrice Chateau, au président de la  LPO Aquitaine, au président de l’Agence Régionale Biodiversité de Nouvelle Aquitaine.

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Christian CLAIR
Président de l’Association VIAPL
Bonjour,
A l’heure où le monde s’inquiète de la disparition des oiseaux, de la menace et du danger qui pèse sur la biodiversité, des projets éoliens sont en cours dans le Parc Naturel Régional du Périgord Limousin.
Le plus avancé, intitulé « Projet éolien de la Queue d’Âne », présenté par la Société Abo Wind (« Ferme éolienne de la Queue d’Âne ») situé en plein Périgord Vert sur les communes de Saint Jory de Chalais et de Saint Saud Lacoussière, prévoit au départ l’implantation de 4 aérogénérateurs de 200m de haut, ce nombre pouvant atteindre, à terme, une trentaine de ces machines industrielles géantes. Ce projet impacte fortement aussi les villages et hameaux voisins et notamment la commune de Miallet.
Un second projet est en cours sur la commune de Milhac de Nontron.
 
Ces deux projets sont situés dans un couloir important de migration, comme nous pouvons d’ailleurs le constater chaque année de visu. Une réserve ornithologique située sur le plan d’eau de Miallet, important lieu de repos pour les oiseaux migrateurs et important lieu aussi pour la nidification et la reproduction des oiseaux sédentaires, invite les promeneurs à respecter ce site tout en les sensibilisant aux différentes espèces de l’avifaune.
 
Dans ce contexte, voici les intitulés des deux dossiers que dépose, entre autres, en Préfecture, la société Abo WInd afin d’obtenir l’autorisation de mettre son projet à exécution :
– « Demande de dérogation pour la destruction d’espèces protégées et d’habitat d’espèces protégées » (Dossier de 122 pages),
–  « Demande de dérogation pour la destruction, l’altération, ou la dégradation de sites de reproduction ou d’aires de repos d’animaux d’espèces animales protégées » (Imprimés Cerfa N° 13 614*01 – voir pièce jointe à ce courrier)
 
N’est-il pas paradoxal de pouvoir faire de telles demandes dans un Parc Naturel Régional (où figurent aussi des zones classées Natura 2000) qui doit être, par définition, le garant de la protection et de la conservation de sa biodiversité et de ses paysages ?
 
Aussi, l’association VIAPL (« Vivre, Informer et Agir pour le Périgord Limousin ») s’inquiète-t-elle fortement pour l’avenir de la biodiversité dans le Parc Naturel Régional du Périgord Limousin.
Nous sommes conscients de la nécessité de recourir aux énergies renouvelables, à la condition qu’elles respectent le territoire et sa biodiversité.

 

Nous vous demandons expressément de nous donner votre point de vue sur le sujet crucial qu’est l’avenir de la biodiversité dans le Parc Naturel Régional Périgord Limousin, et plus largement la Dordogne et la nouvelle Aquitaine si, à chaque demande d’implantation d’éoliennes industrielles géantes, des autorisations d’éradiquer des espèces protégées peuvent être délivrées.

 

Dans l’attente de votre réponse, cordialement.
 
Pour VIAPL, Christian CLAIR.
Document joint en pièce jointe :

RÉPONSE REMARQUABLE DE LA LPO DORDOGNE À NOTRE COURRIER DU 14 MAI.

Comme suite à notre courriel du 14 mai à la Ligue de Protection des Oiseaux (LPO) de la Dordogne, voici la réponse que nous venons de recevoir.

Nous attendons à présent la réponse de la LPO Aquitaine.

Bonne lecture…

(Pour plus de compréhension, nous avons retranscrit le courriel de VIAPL sous la réponse de la LPO)

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Bonjour,

Je vous propose d’envoyer votre mail au CA de la LPO à l’adresse suivante : president@lpoaquitaine.org.

Cordialement,

Amandine

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Le 14/05/2018 à 15:27, Association VIAPL a écrit :

Bonjour,

A l’heure où la disparition des oiseaux est un sujet inquiétant, un projet de construction d’aérogénérateurs de 200m de haut est en cours dans le Parc Naturel Régional du Périgord Limousin et plus spécifiquement dans le Périgord vert.

Ce projet initié par le promoteur Abowind concerne les communes de St Jory de Chalais, St Saud Lacoussière, avec un impact important sur les communes avoisinantes dont Miallet.

Il y est prévu 4 aérogénérateurs mais si nous lisons bien le dossier, cela pourra aller jusqu’à 30 aérogénérateurs de 200m de haut.

Nous sommes situés dans un couloir important de migrations, ce que nous pouvons constater de visu chaque année.

A Miallet, sur le plan d’eau, une réserve ornithologique a été créée.
Des panneaux invitent les promeneurs à faire connaissance avec les différentes espèces d’oiseaux qui, chaque année, viennent y faire une halte, se reposer, lors de leur migration.

Des aérogénérateurs de 200m de haut, cela veut dire destruction de zones de chasse, de nidification et donc de reproduction pour l’avifaune.

De plus, il nous semble paradoxal d’installer des machines industrielles dans un parc naturel régional, lieu qui normalement doit protéger la bio-diversité.

Nous vous mettons en pièce jointe la « Demande de dérogation pour la destruction, l’altération ou la dégradation de sites de reproduction ou d’aires de repos d’animaux d’espèces animales protégées » par Abowind.
Nous considérons que cela revient à demander une autorisation de tuer.

En tant qu’association VIAPL, « Vivre, Informer et Agir pour le Périgord Limousin », nous vous demandons votre point de vue quant à l’impact destructeur de ce projet d’implantation d’éoliennes industrielles gigantesques sur l’avifaune et la bio-diversité.

Merci de nous répondre.

Cordialement,

Pour VIAPL, Marie CLAIR, Secrétaire Adjointe

 

ÉOLIENNES ET BIODIVERSITÉ : L’INCOMPATIBILITÉ TOTALE !…

Au moment où Nicolas Hulot prononce un discours appelant à sauver la biodiversité, il s’apprête, dans le même temps, avec Sébastien Lecornu, à déposer un projet de loi visant à favoriser encore plus et plus rapidement les promoteurs éoliens et leurs projets d’implantation d’éoliennes industrielles gigantesques (plus de 200m de haut !) sur tout le territoire français.

VIAPL trouve important de rappeler que ces mêmes promoteurs éoliens font aussi partie des grands destructeurs de la biodiversité…

Comprenne donc qui pourra l’attitude pour le moins ambiguë de Nicolas Hulot !…

En illustration de nos propos, vous trouverez, en cliquant sur les liens ci-dessous, dans le cadre du Projet éolien dit de la Queue d’Âne (projet de la société Abo Wind, situé en Dordogne, sur les communes de Saint Saud Lacoussière et Saint Jory de Chalais), leurs « Dossier de demande de dérogation pour la destruction d’espèces protégées et d’habitat d’espèces protégées ».

 

Lien N°1 : Les imprimés « Cerfa » de demande de dérogation remplis par Abo Wind

Dossier Abo Wind – Demande de dérogation pour destruction d’espèces animales protégées

 

Lien N°2 : Le dossier d’Abo Wind pour justifier de sa demande de dérogation (122 pages) :

Dossier Abo Wind de la Queue d’Ane – Demande de dérogation pour la destruction d’espèces protégées et d’habitat d’espèces protégées

 

Bonne lecture…

Lettre de VIAPL à la Responsable du service « Milieux naturels et biodiversité » du Conseil Départemental.

Il faut battre le fer tant qu’il est chaud…La disparition des oiseaux étant actuellement un sujet alarmant, après la Ligue de Protection des Oiseaux (LPO ; voir article du 14-05-2018), VIAPL écrit au Conseil Départemental…d’autres courriers suivront…

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Courriel de VIAPL à
La Responsable du Service Milieux naturels et biodiversité
Conseil Départemental de la Dordogne

Madame,

Au moment où le monde s’inquiète de la disparition des oiseaux, de la menace qui pèse sur la biodiversité, deux projets d’implantation d’éoliennes industrielles géantes (200m de haut) sont en cours dans le Périgord Vert.
Le plus avancé, intitulé « Projet éolien de la Queue d’Âne », présenté par la Société Abo Wind ( » Ferme éolienne de la Queue d’Âne « ) situé sur les communes de Saint Jory de Chalais et de Saint Saud Lacoussière, prévoit au départ l’implantation de 4 aérogénérateurs, ce nombre pouvant atteindre, à terme, une trentaine de ces machines industrielles. Ce projet impacte fortement aussi les villages et hameaux voisins et notamment la commune de Miallet.
Un second projet est en cours sur la commune de Milhac de Nontron.
Ces projets sont situés dans le Parc Naturel Régional du Périgord Limousin, en plein, notamment, sur un couloir migratoire important de l’avifaune.

En pièce jointe, vous trouverez, la « Demande de dérogation pour la destruction, l’altération ou la dégradation des sites de reproduction ou d’aires de repos d’animaux d’espèces animales protégées » déposée par la société Abo Wind. L’intitulé de cette demande parle de lui-même.

En tant qu’association VIAPL, « Vivre, Informer et Agir pour le Périgord Limousin », nous sommes conscients de la nécessité, à notre époque, de recourir aux énergies renouvelables. Notre association défend l’idée que l’éolien n’est pas la réponse adaptée à notre territoire et que d’autres solutions sont possibles. Faisant référence à la « Motion relative au développement de l’énergie éolienne en Dordogne », motion adoptée par le Conseil Départemental en janvier 2017, nous aimerions connaître votre point de vue quant à l’impact que de tels projets peuvent avoir sur la conservation et la protection de la biodiversité au sein du Parc Naturel Régional du Périgord Limousin. 

Merci de nous répondre,

Cordialement

Pour VIAPL, Christian CLAIR.

 

VRAIMENT RARISSIME !!! ??? …

 Pas si rarissime que cela !…
A voir (ou revoir) notre article de janvier 2018 (ce n’est pas si vieux…) intitulé « Une éolienne de 62m de haut mise au sol par le vent »… C’était à Bouin en Vendée…

Rarissime : une hélice d’une éolienne arrachée à Dio-et-Valquières

EXCLUSIF. L’incident -car l’hypothèse d’un sabotage est exclue par les gendarmes chargés de l’enquête- est rarissime : une hélice -on dit aussi un rotor ou une pale- s’est complètement brisée sur l’une des sept éoliennes du parc implanté sur le site isolé de Lou Pioch, à Dio-et-Valquières, une petite commune rurale située au sud-ouest de Lodève, entre le lac du Salagou et Bédarieux, dans les hauts cantons de l’Hérault.

Selon nos informations, l’incident serait survenu ces derniers jours et n’aurait pas été repéré immédiatement, vu que ce parc éolien est implanté dans une zone montagneuse reculée. Un orage de pluie et de grêle avec de violentes rafales de vent ayant pu atteindre les 120 km/h, voire les 150 km/h aurait frappé cette zone, ce qui peut expliquer que cette hélice de 12 tonnes ait été tordue et brisée.

À moins qu’un impact de foudre ait eu raison de l’hélice. Les investigations techniques sont en cours, mais aucun impact de foudre n’a été relevé.

Ce type d’éolienne ne se construit plus

Reste qu’il n’est pas exclu que ce rotor ait subi une avarie technique, avant l’orage et le vent fort qui a entraîné la destruction a forte vitesse. L’enquête qui est ouverte devrait faire la lumière sur cet incident, qui n’arrive qu’une fois sur 10’000 cas. Avec une grande difficulté : aucune date de remplacement n’est pour l’heure prévue pour cette hélice endommagée et pour cause : ce type d’éoliennes -Ecotecina 74- ne se construit plus et leurs fabrications sont d’origine espagnole.

Ces sept machines alimentées par le vent sont en production depuis mars 2006, sur ce site des hauts cantons de l’Hérault. La durée de vie de ce modèle qui a été endommagé est de 20 à 23 ans maximum. Une confirmation : l’arrachage du rotor d’une éolienne est une première dans les parcs de l’Hérault. À Dio-et-Valquières, c’est la Holding Dio Énergie qui gère le parc, dont la maintenance est assurée par le groupe Alstom Energie.

Deux nouveaux permis de construire refusés

Cet incident rarissime sur des éoliennes survient alors que le tribunal administratif de Montpellier vient de refuser le projet d’implantation de deux nouveaux parcs dans la commune de Dio-et-Valquières. Par deux jugements du 5 avril dernier, le tribunal administratif de Montpellier a, en effet rejeté les recours dirigés contre deux arrêtés du 4 avril 2016 par lesquels le préfet de l’Hérault avait refusé de délivrer un permis de construire de deux parcs de cinq éoliennes et de quatre aéro-générateurs.

Les juges estiment que le préfet de l’Hérault a, de bon droit, refusé ce projet, en se fondant légalement sur l’article L.122-9 du code de l’urbanisme qui prévoit que, « les documents et décisions relatifs à l’occupation des sols comportent les dispositions propres à préserver les espaces, paysages et milieux caractéristiques du patrimoine naturel et culturel montagnard ».

Les juges relèvent ainsi que les zones d’implantation des deux projets sont incluses dans le territoire de chasse de l’aigle royal et font donc partie intégrante de son domaine vital, ainsi que de celui de l’aigle de Bonelli, qui est une espèce en danger et faisant l’objet d’une protection maximale. Il considère en outre que les projets portent une atteinte effective à plusieurs espèces de chauve-souris, avec un risque avéré de mortalité.

Le jugement retient également que les deux projets seraient visibles depuis le site classé du Salagou, la vallée de l’Orb et visibles simultanément avec la chapelle de Saint-Amans, inscrite à l’inventaire des monuments historiques.

>> Le reportage vidéo d’Anthony Montardy

Une des hélices de cette éolienne brisée : rarissime. Photo Léo Daniel pour Métropolitain.
Un des trois rotors a été arraché. Photo Anthony Montardy. Métropolitain.
Le chantier est interdit au public sur le site où l’incident s’est produit. Photo AM. Métropolitain.

TRÈS CHÈRES ÉOLIENNES !…

Un article (du site « LeRevenu » qui fait le point sur la politique française en matière d’éoliennes et autres énergies dites renouvelables…

(Cliquez sur les liens en couleur pour plus d’informations).

 

Sommes-nous déjà dans le mur !?

https://www.lerevenu.com/placements/economie/energies-renouvelables-une-politique-francaise-incoherente

Énergies renouvelables : une politique française incohérente

un parc éolien

Retrouvez le détail de l’enquête sur les politiques publiques de soutien au développement des énergies renouvelables de la Cour des comptes. (cc Fredfuncky)
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La Cour des comptes a mené une enquête sur les politiques publiques de soutien au développement des énergies renouvelables. Une analyse pointue et précise qui explique les raisons de la dérive budgétaire. Extraits.

Publié le mois dernier, un rapport de la Cour des Comptes fait le bilan des politiques publiques françaises de soutien au développement des énergies renouvelables sur la période allant de 2012 à 2017.
Ce document analyse notamment les dépenses engagées par l’État au nom de la lutte contre le dérèglement climatique.

Objectifs ambitieux

D’emblée, le sommaire de ce rapport d’une centaine de pages, donne un aperçu du problème : «des objectifs particulièrement ambitieux… des résultats notables mais en deçà des objectifs affichés… un soutien financier très élevé et déséquilibré… un volume global des charges de soutien à venir mal anticipé… une absence de transparence des engagements budgétaires…».
Mais quels sont donc ces objectifs particulièrement ambitieux dont parle la Cour des Comptes ?
Écrit comme il se doit dans un style empreint de la retenue la plus élémentaire, les Sages de la rue Cambon évoquent le zèle français au regard des ambitions plus mesurées de l’Union Européenne : «les objectifs nationaux fixés pour 2030 sont ainsi supérieurs de cinq points à la cible définie l’échelle de l’Union» note le rapport.
Autrement dit, le France vise un objectif de 32% d’énergies renouvelables dans la consommation finale d’énergie à l’horizon 2030 contre 27% pour l’Union Européenne.
Cette ambition interroge. La France, contrairement à d’autres pays européens, et notamment l’Allemagne avec ses centrales électriques au charbon et au lignite, est déjà bien placée dans la lutte contre les émissions polluantes grâce à son parc de centrales nucléaires.
«Les objectifs français en matière d’énergies renouvelables (EnR) électriques sont d’autant plus ambitieux que la France se distingue parmi ses voisins européens par la place qu’occupent déjà les sources d’énergies non carbonées dans son mix énergétique (98%). Cette situation place la France dans une situation singulière par rapport à la plupart de ses voisins pour qui le développement des EnR répondait d’abord à une volonté de décarboner leurs mix énergétiques (Royaume-Uni, Espagne, Allemagne)» explique le rapport de la Cour des Comptes.
Celle-ci assène un premier uppercut : «Ainsi, compte tenu de son profil énergétique peu carboné, si la France avait voulu faire de sa politique en faveur des EnR un levier de lutte contre le réchauffement climatique, elle aurait dû concentrer prioritairement ses efforts sur le secteur des EnR thermiques qui se substituent principalement à des énergies fossiles émissives de CO2. De ce fait, la place consacrée aux énergies renouvelables électriques dans la stratégie française répond à un autre objectif de politique énergétique, consistant à substituer les énergies renouvelables à l’énergie de source nucléaire».
«Si cet objectif ne présidait pas à la stratégie fixée pour 2020, à la suite des travaux du Grenelle de l’Environnement, il figure explicitement dans la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte (LTECV) de 2015 qui fixe un objectif de 40% d’énergies renouvelables dans la production électrique d’ici 2030, accolé à l’engagement de réduire la part du nucléaire dans la production électrique à 50% à horizon 2025» rajoute-t-elle.

L’enjeu est double

En filigrane, la Cour des Comptes fait allusion à la promesse de campagne de François Hollande de réduire la part du nucléaire dans le mix énergétique national : «J’engagerai la réduction de la part du nucléaire dans la production d’électricité de 75% à 50% à l’horizon 2025, en garantissant la sûreté maximale des installations et en poursuivant la modernisation de notre industrie nucléaire» indiquait la brochure du candidat Hollande lors de la campagne présidentielle de 2012.
Selon la Cour des Comptes, la France se retrouve alors avec un double objectif, climatique et énergétique.
Du coup, on ne sait plus très bien si le développement des énergies renouvelables sert à lutter contre le changement climatique ou à se substituer à la production nucléaire.
«Faute de cohérence, la crédibilité de l’intégration des EnR à la politique de l’énergie française s’est trouvée remise en cause par cet exercice de programmation conduit en 2016. Les acteurs du monde de l’énergie -même au sein des administrations intéressées- sont nombreux à ne pas avoir cru dans les objectifs et la trajectoire définis par la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE). Ce faisant, cet outil a failli à l’objectif qu’il s’était donné, celui d’offrir un cadre prévisible et consolidé de l’évolution de la politique énergétique jusqu’en 2023» poursuit le rapport.

Des dépenses colossales

Dans ses recommandations, la Cour des Comptes en appelle à davantage de cohérence : «Il conviendrait donc, à l’occasion de la révision de la PPE en 2018, de définir une stratégie énergétique cohérente entre les objectifs de production d’EnR et l’objectif de réduction de la part de l’énergie nucléaire dans le mix».
Elle note par ailleurs que le tissu industriel français a peu profité du développement des énergies renouvelables toujours en raison du manque de clarification et de cohérence de la politique énergétique du pays : «Ce bilan industriel décevant doit être mis en regard des moyens considérables qui sont consacrés au développement des énergies renouvelables, en particulier aux EnR électriques».
Selon le rapport, la somme des dépenses publiques de soutien aux énergies renouvelables est estimée à 5,3 milliards d’euros rien que pour l’année 2016. «Cette mobilisation financière va connaître une progression forte : si la France réalise la trajectoire qu’elle s’est fixée, les dépenses relatives aux EnR électriques pourraient ainsi atteindre 7,5 milliards d’euros en 2023» alerte la Cour des Comptes.

Mais pourquoi en sommes-nous arrivés là, avec des finances exsangues !?

Peut-être un début d’explication…
. Mais le pari réside dans l’affirmation d’abaisser la part du nucléaire à 50 % de la production d’électricité, ce qui, de l’avis de beaucoup d’experts, implique la fermeture d’une vingtaine de réacteurs qu’il faudra remplacer par de nouvelles sources d’énergies, notamment renouvelables, alors même que, en 2014, la contribution au service public de l’électricité a augmenté de  plus de 10 %  et que l’on voit mal l’Etat, très endetté, se priver de la CSPE destinée à financer l’essor des énergies vertes, via le rachat subventionné du kilowattheure (KWh) éolien ou solaire. Le maintien du parc nucléaire reste donc la clé de voûte du financement des énergies renouvelables, ce qui explique, au‐delà  des problèmes politico‐écologiques, la renonciation à la fermeture des centrales de plus de 40 ans. Autrement dit, pour respecter à la fois le plafond de la capacité de production nucléaire à  son niveau actuel, et la diminution de la part du nucléaire dans notre production énergétique, il faudra un essor sans précédent des énergies renouvelables, et une réussite totale de l’efficacité énergétique, tout cela dans un contexte de pénurie budgétaire…On voit bien la difficulté de ces choix, et le rapport Quelle France dans 10 ans, remis par le Commissariat général à la stratégie et à la prospective (CGSP)  se démarque des options du projet de loi en  affirmant que s’ « il est aujourd’hui largement admis que le nucléaire constitue une énergie de transition appelée à céder graduellement la place aux énergies renouvelables au fur et à mesure que celles‐ci gagneront en maturité », il recommande la prolongation de vie des centrales « comme une source d’économies non négligeable ».

« L’Allemagne est rétive à financer les États qui n’auraient pas achevé certaines réformes ou réduit leur endettement . »

 

ÉOLIENNES ET AUGMENTATION DU PRIX DES CARBURANTS !…

Et les prix n’ont pas fini de grimper…

 

Pourquoi les prix montent à la pompe

Consommation


Le prix du litre de gazole a augmenté d'environ 36% depuis début 2016

L’augmentation des taxes

C’est la principale cause de la hausse des prix à la pompe, les taxes constituant environ les deux tiers du prix final payé par le consommateur.Elles représentent 64 % sur le prix du super sans plomb 95, sans elles le prix du super serait de 0,54 € le litre… Les marges brutes qui couvrent quant à elle les coûts de raffinage et de distribution plus les bénéfices des sociétés pétrolières, évoluent ces dernières années entre 0,15 € et 0,20 € par litre de carburant
Le gouvernement a donc décidé d’accélérer la convergence du prix du gazole et celui du super sans plomb, dans une légitime logique écologique.
DES ÉNERGIES RENOUVELABLES DÉSORMAIS FINANCÉES PAR LES ÉNERGIES FOSSILES
Depuis 2015, le financement des énergies renouvelables électriques et gazières est assuré par le compte d’affectation spéciale « transition énergétique » (CAS TE).
 Ce compte était jusqu’à présent principalement abondé par une fraction de la taxe intérieure sur la consommation finale d’électricité (TICFE), de la taxe intérieure de consommation sur le gaz naturel (TICGN), de la taxe intérieure sur les houilles, lignites et cokes (TICC) et de la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE) .
 Le développement des énergies renouvelables, qui sont pour l’heure essentiellement électriques, était donc principalement financé par ceux qui les consommaient. La nouvelle loi de finances pour 2017 a transformé la philosophie du dispositif. Comptablement, les consommateurs d’électricité et de gaz ne financent donc plus directement les énergies renouvelables à travers le compte d’affectation spéciale « transition énergétique ». En revanche, il est désormais abondé par une part beaucoup plus importante de la TICPE
La répartition est désormais la suivante avec des recettes en augmentation :
 Une fraction de la TICPE : 39,75 % soit 6 900 M€ ; Une fraction de la TICC : 9,09 % soit 1 M€. Pour les consommateurs d’électricité, cela signifie que la hausse des soutiens financiers aux énergies renouvelables ne sera plus financée par la TICFE (ex-CSPE), qui est stabilisée à 22,5 €/MWh pour 2017.
Parallèlement, la loi de finances a entériné la hausse du niveau de la contribution climat-énergie (fixée en 2015 par la trajectoire carbone) à 30,5 €/tCO2 pour 2017. Pour rappel, celle-ci permet de taxer les énergies fossiles proportionnellement à leurs niveaux d’émissions de CO2 (principe du pollueur-payeur ) et est intégrée aux taxes intérieures sur la consommation d’énergies fossiles (TICGN, TICC, TICPE).


 

VIAPL