EOLIENNES : LE VENT ET L’ARGENT DU VENT…

Un article fort intéressant de Ludovic Grangeon, transmis par Jean-Louis Butré, Président de la Fédération Environnement Durable.

Eoliennes : le vent et l’argent du vent

par Ludovic Grangeon
05/12/2017

http://www.economiematin.fr/news-le-vent-et-l-argent-du-vent

Tout monopole fermé conduit au suicide économique. La filière éolienne française prend tout droit le chemin du vaste cimetière français des projets absurdes.

 

La ligne Maginot,  les abattoirs de la Villette, les satellites TDF1, le Crédit Lyonnais, le Crédit Foncier, le GAN, le vaccin H1N1, les portiques de l’écotaxe, etc….ont englouti autant de milliards en pure perte, sauf pour quelques uns…

Constat implacable en novembre 2017 et immense déception du célèbre quotidien écologiste Reporterre qui a réalisé une importante  enquête approfondie sur la filière éolienne française:  jugée tout sauf alternative, dont des membres vont jusqu’à utiliser les codes sexistes les plus lourds du marketing classique pour vendre à n’importe quel prix. Sa conclusion :  « les soucis écologiques pèsent finalement bien peu, les objectifs de réductions de consommation d’énergie semblent bien lointains. Et les problèmes posés par la technologie éolienne restent, eux, au second plan. »
 

L’éolien est la solution la plus marginale, la plus discutable, la plus intermittente des énergies renouvelables, mais la plus prisée des spéculateurs financiers. Pourquoi cet engouement malsain ?… 

 

Les nouvelles filières émergentes d’énergies renouvelables zéro émission développent des solutions bien plus performantes au niveau économique et technique. L’autoconsommation réduit la facture d’électricité, alors que l’éolien la multiplie par 3 en tarif de production. Injecter une énergie intermittente dans le réseau pour qu’elle revienne à son point de départ est un non-sens technologique et économique. Le succès des éoliennes urbaines de Londres ou d’Essen le démontre. L’impôt du contribuable va directement enrichir démesurément des promoteurs éoliens, et sans contrepartie. Pourquoi cette injustice?… Un petit noyau d’opérateurs a accumulé en seulement quelques années un pactole privé personnel de près de dix milliards grâce à une taxe publique qui est même payée par les ménages non imposables sur le revenu.

 

Le loup a trempé sa patte dans la farine, le financier s’est repeint en vert. Créé depuis dix ans, un petit syndicat entre soi, fait de cabinets financiers et d’industriels aux procédés incertains, s’est emparé d’une manne subventionnée à 100%. De nombreux  parlementaires ont qualifié ses méthodes de « discutables ». Grâce à ce monopole et avec quelques connivences politiques et administratives, il a pu négliger toute technique innovante, tout nouvel acteur soucieux du public, pour s’occuper essentiellement de la prospérité fermée de ses membres, faire croire qu’il n’existait qu’une sorte d’énergie renouvelable, la pire. En quelques années, des fortunes considérables y ont été amassées grâce à une taxe obligatoire, payée par les ménages les plus modestes. Bien pire, ces fortunes de l’éolien, totalement subventionnées par le contribuable français, sont souvent logées à l’étranger en toute impunité. Un comble : le nom d’EDF a même été utilisé pour constituer au Luxembourg la fortune la plus insolente d’entre elles.

 

Et surtout… ça ne marche pas… à prix d’or ! L’Institut Montaigne note dans une analyse de juin 2017:« aucun champion mondial de la fabrication d’éoliennes ou de panneaux photovoltaïques n’a émergé en France, malgré les cinq milliards d’euros de taxes que paient annuellement les consommateurs d’électricité pour soutenir les renouvelables »

Tout cela pour à peine 5% de l’électricité française seulement 20% de l’année….au gré aléatoire…du vent…  sans jamais savoir quand elle arrive, la pire forme d’électricité et le plus mauvais rapport qualité prix, aux créations d’emplois plus supposées que constatées. Les sites éoliens sont des déserts télésurveillés de l’étranger sans un seul emploi sur place. Jamais les soi disants emplois créés n’ont été confirmés par aucune statistique officielle, et ils font souvent double emploi avec d’autres activités classiques; conseil, BTP, gestion immobilière, négoce, puisqu’ils sont autodéclarés…! Ainsi que le remarque le quotidien La Croix:  les quelques fabricants français comme Vergnet, Franceole, sont en grande difficulté, de redressements judiciaires en cessation de paiements. Les participations pourtant conséquentes de la BPI accroissent encore l’effort du contribuable vers des risques marqués, car les autres banques refusent désormais de les cautionner. Une grande partie de ces activités est en conversion urgente vers la construction métallique et la serrurerie.

 

Vers des Jurassic parcs éoliens

Pour  5 % de son  électricité, la France condamne entre un quart et un tiers de son espace naturel à des engins spéculatifs obsolètes qui deviendront des friches rouillées comme 14 000 autres aux USA (American Thinker), puisque ce sont les mêmes financiers qui les gèrent. Grâce au démarchage de petits maires naïfs, comme l’avaient prédit d’éminents Sénateurs le 21 novembre 2009, et sans créer d’emplois locaux malgré des centaines de millions de mouvements financiers, le territoire rural français devient une colonie financière, gravement mitée en gruyère sans aucune coordination administrative de monstres de 150 m de haut qui « marchent » l’équivalent d’ 1 jour sur 5 dans l’année et ne créent aucun emploi local.  Et pourtant, le moindre permis de construire d’un garage ou d’une fenêtre dans les mêmes périmètres demande des mois de formalités et des dizaines de documents, quand il est accepté.

 

Bien pire, le service anti corruption du Ministère de la Justice a consacré un long chapitre à ce secteur de l’éolien, assorti d’exemples très parlants, en soulignant qu’il était sans doute l’un des plus exposés à la corruption et à la prise illégale d’intérêts.Toutes ces opérations se font de gré à gré, hors procédure publique de passation de marché. La complaisance inexplicable envers le secteur éolien, si elle se poursuit, nous mènera tout droit en zone grise, proche des dangers des ententes illicites et des pratiques mafieuses, même si une partie de cette profession souhaite l’éviter. On le voit déjà en Italie, en Espagne, au Portugal et dans certaines régions du Royaume Uni, où de nombreux scandales ont éclaté. Une mystérieuse banque arabe, inconnue en Europe, a récemment fait en France l’acquisition de l’un des opérateurs de ce secteur, alors pourtant qu’elle est connue dans son pays pour avoir été impliquée dans d’importants scandales de corruption, selon des sources incontestées comme le Financial Times.

 

Les dommages collatéraux s’accumulent – une éolienne à moins de 7km tue tout tourisme local en France

La France  premier pays touristique au monde grâce à ses paysages typiques, scie joyeusement la branche sur laquelle elle est assise pour un enjeu dérisoireUn récent sondage (AHTI) sur un échantillon représentatif de 1280 personnes réalisé dans la vallée de la Loire, prouve que 90% des touristes ne reviendront pas ou annuleront leur réservation si une éolienne est située à moins de 7km de leur lieu de résidence.  On peut aussi constater le désastre agricole qui s’annonce comme par exemple le long de l’autoroute A10, par désséchement et érosion des sols dans l’une des plaines les plus riches de France, alors qu’une seule éolienne brasse 38 tonnes d’air à la seconde, soit 6 éléphants, par simple vent de 20kmh. Les biens immobiliers ayant chuté de moitié de leur valeur se comptent désormais par milliers, plongeant souvent des ménages dans des situations catastrophiques. Plusieurs études récentes réalisées en France par des professionnels sur des durées longues( Grangé, Sud Morvan),  et l’analyse de plusieurs décisions de justice montrent clairement des dépréciations de 20 à 40% et même le dépeuplement massif de certaines zones par logements vacants. Ce dernier dommage correspond en valeur à la totalité des investissements dans l’éolien …Une compagnie d’assurances (MMA) a mis sur le marché un produit  de couverture de dépréciation pour ce genre d’évènement. Enfin, la filière éolienne est loin d’être écologique avec désormais le problème de pollution du recyclage des pales d’éoliennes en résine qui atteint le million de tonnes, les huiles industrielles, les lanthanides ultra polluantes dont l’extraction pollue plus que le nucléaire, les milliers de tonnes de béton enfouies dans le sol dont les ferrailles vont se réveiller pour acidifier les sols, les décès d’ouvriers maintenance à grande hauteur, les accidents aériens inexpliqués comme celui de ChateauThierry. etc…

 

Le chant du cygne : l’éolien cherche à ramasser les dernières miettes du festin

Un vice terrible de raisonnement consiste à essayer de faire croire que la France « ne remplit pas ses objectifs » par rapport à Bruxelles. Or, comme le dit très bien la Cour des Comptes dans son rapport de 2015,  il suffit de lire la nouvelle Directive Energie Renouvelables, non encore appliquée en totalité par la France, pour constater qu’elle corrige totalement l’ancienne;  Bruxelles parle d’objectifs d’énergies renouvelables et non plus d’énergie éolienne. L’éolien est la moins performante et la plus infime des énergies renouvelables par rapport à l’hydraulique, à la géothermie, et maintenant aux nouvelles filières zéro rejet CO2. Bien pire, Bruxelles a confirmé que la filière éolienne, telle que gérée en France, n’était pas compétitive et devait rapidement tomber dans le droit commun avec des tarifs normaux à terme, c’est à dire trois fois moins chers. La Cour des Comptes (rapport fev 2015) a utilisé des qualificatifs très durs « laborieux »  « négoce perturbé » et même « chaotique » pour dénoncer le bilan catastrophique de ce secteur depuis des années, en vain, pour quelles raisons ?….La Commission de Régulation de l’Energie a dénoncé depuis 2006 l’incroyable rente servie à ce secteur grace à des tarifs exorbitants non justifiés par la perfomance et payés par le contribuable. La Cour Européenne de Justice a condamné ce système au terme de trois ans d’instruction sur requête du Conseil d’Etat. Des milliers de propriétaires vont se retrouver dans des situations périlleuses gravissimes avec les immenses socles de béton enterrés dans leurs terrains, mystérieusement « oubliés » dans les responsabilités des promoteurs éoliens, contrairement à la Directive européenne pollueur-payeur ou encore au dispositif Reach.

 

Mais cela ne suffit pas. La bande de l’éolien veut encore plus et plus vite. Sous couvert de l’étude de « simplifications » ce milieu entreprend désormais le gouvernement Philippe pour se plaindre de « recours abusifs » et pouvoir installer ses éoliennes « librement » grâce à ces « simplifications ».

Un ministre responsable peut comprendre qu’il n’y a ni abus ni plaisir dans des recours administratifs complexes menés malgré eux à regret, à leurs frais et sur leur temps personnel par des bénévoles dont l’activité économique, le domicile, ou l’environnement  sont menacés. Un promoteur voulant construire une tour de bureaux à Montmartre, un industriel désireux d’installer une centrale d’épuration au Cap Ferret, ou une décharge publique au château de Chambord, diront la même chose et se plaindront de « recours abusifs ». On a d’ailleurs vu un immense projet éolien au Mont Saint Michel et dans plusieurs parcs naturels. Cette « stratégie du doute » est le propre des entreprises qui exigent une docilité absolue de leur personnel. Elle révèle un appétit de pouvoir et d’argent décidément sans fin… à moins que le politique n’en prenne conscience…Sinon nous allons tout droit à de multiples affrontements locaux de type Bouriège, Sivens ou Notre Dame des Landes. Rien n’est plus vulnérable qu’un site désert d’éoliennes, et déjà les voies de faits se multiplient, même si elles sont étouffées. Qu’en sera t il si l’opinion publique est bridée ?. Cette simplification risque d’être une dernière victoire à la Pyrrhus avant la fin.

 

 

Cordialement

Jean-Louis Butré
Président

Fédération Environnement Durable

http://environnementdurable.net

contact@environnementdurable.net

Les Paysages de l’éolien : on ne peut plus faire sans les citoyens.

 Tiré de la Lettre d’Information du 1er décembre 2017 de la FED (Fédération Environnement Durable), une série d’articles du journal « Reporterre ».

LETTRE D’INFORMATION :  1 décembre 2017

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Aux membres de la  Fédération Environnement Durable

Le Journal  Reporterre vient de publier une série d’articles concernant l’éolien qui montrent  une prise progressive de conscience de certains milieux écologistes

Ceux -ci commencent à réaliser que cette énergie est une vaste affaire financière en totale opposition avec leur convictions concernant l’écologie .

Cet article cite le combat des habitants de  Bouriège.
La FED remercie à nouveau  tous ses membres qui ont  signé la « pétition Bouriège »  adressée au Président de la république.

Cet article rappelle   la détermination totale  de la FED contre les éoliennes,  qui  par la voix de son Vice-Président Michel Broncard   a déclaré  que:

« Dans toute cette affaire, il n’y a que le vent qui soit propre»

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Les paysages de l’éolien : on ne peut plus faire sans les citoyens

1er décembre 2017 / Grégoire Souchay (Reporterre)

https://reporterre.net/Les-paysages-de-l-eolien-on-ne-peut-plus-faire-sans-les-citoyens

L’impact paysager des éoliennes et l’industrialisation des campagnes qu’elles représentent soulèvent de nombreuses oppositions. La querelle pose une question politique : l’éolien peut-il être autre chose que la poursuite du monde industriel, fondé sur la croissance, la consommation et la marchandisation du bien commun?



«C’est quand même particulièrement cruel de détruire l’environnement au nom de l’écologie, vous ne croyez pas?» Michel Broncard, vice-président de la Fédération environnement durable, ne mâche pas ses mots. «Dans toute cette affaire, il n’y a que le vent qui soit propre», lance-t-il. Bien loin des couloirs feutrés du colloque éolien, ils sont plus d’une centaine réunis ce 7 octobre dans le centre-ville de Carcassonne pour une manifestation «contre l’éolien industriel». Cheveux blancs, pancartes de fortune, mégaphone pour dénoncer la «démocrature», les «soldes du patrimoine» et dire non à l’obstination et aux éoliennes. Cas emblématique de la lutte anti-éolienne dans l’Aude, la situation dans la commune de Bouriège. Comme pour chaque projet faisant l’objet d’une contestation, il faudrait des volumes pour décrire les innombrables épisodes de cette mobilisation, qui dure depuis 2004. Particularités de ce projet : la destruction partielle, en 2013, d’un site archéologique connu, mais jamais fouillé, à Saint-Pierre-le-Clair.

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Manifestation à Carcassonne, le 6 octobre 2017.

Malgré un avis défavorable du commissaire enquêteur et de la commission du patrimoine, le préfet a donné son autorisation. Depuis, les recours se sont succédés, leurs rejets aussi, comme dans la majorité des projets éoliens. Mais le retard a fait abandonner plusieurs développeurs : «On en est à la quatrième société», indique Agnès, du collectif du Pont du Rec. La dernière en date, Valeco, a tenté un passage en force en janvier 2017. Mais, pour accéder au lieu d’implantation des éoliennes, il faut emprunter des chemins d’accès étroits situés en partie sur des propriétés privées, dont les habitants ne s’en laissent pas compter. Ainsi est née la première Zad anti-éolien industriel. La tension est montée au fil des semaines jusqu’à aboutir à une confrontation physique entre les opposant-e-s et l’entreprise de transport du matériel, finalement autorisée à passer par la préfecture.

«Le stade ultime du contrôle de l’industrie sur la nature sauvage» 

«Ils font la loi et prennent le pouvoir sur la ruralité», soupire Agnès. Bouriège est un cas exceptionnel, mais révélateur de la façon dont se vivent souvent les installations d’éoliennes sur le terrain. À chaque manifestation ou rassemblement similaire, on retrouve les mêmes questions, la même indignation, avec désormais une politisation plus importante. En Lozère, on refuse désormais globalement l’éolien, après avoir vu les effets produits dans le département voisin de l’Aveyron : «Les promoteurs ont toujours réponse à tout, toujours raison, mais nous sommes certain que, si nous les laissons s’implanter, cela va finir ici comme en Aveyron, avec des éoliennes partout, il n’y a pas de frein», se désole Michel Cogoluègnes, de l’association Les Robins de la Margeride, qui constate «les divisions, les haines entre habitants et la disparition de solidarités» dans les villages où l’éolien s’est implanté.

Aujourd’hui, il ne s’agit donc plus seulement de lutter contre «la destruction de nos paysages» et la «baisse de la valeur foncière de résidences secondaires» ou les craintes sur l’activité touristique. Il est plus généralement question «d’abandon des citoyens», contre «le mépris et l’obstination». Et, à chaque fois, on retrouve mêlées les revendications du «pas chez moi» avec des critiques plus globales du système énergétique et politique, et de plus en plus fréquemment de la part des militants ou ex-militants écologistes. Ainsi Monique, croisée à la manifestation de Carcassonne : «Je faisais du solaire dès les années 1980»; mais elle s’indigne de la tournure que prend l’éolien. «On nous vend les éoliennes comme on nous a vendu le nucléaire il y a cinquante ans.» Pour elle, c’est «le stade ultime du contrôle de l’industrie sur la nature sauvage».

 Un nouveau «paysage» pour l’énergie 

La critique «paysagère», souvent évacuée parce qu’elle serait «subjective», a son importance. Mais c’est indéniable, les éoliennes se voient, et de loin. Entre un mât qui culmine à 120 mètres de haut et le clocher de l’église de 12 mètres en surplomb du moindre village, la rupture d’échelle n’a jamais été aussi grande. Est-ce vraiment si laid? Il pourrait y avoir une forme de beauté dans la machine, l’alignement des parcs, en respect strict des courbes de niveau, cet écartement régulier, mathématique, entre deux mâts. Dans l’Aude, les rapports sur l’impact paysager préconisent désormais de créer des «espaces de respiration» entre les différents parcs déjà installés pour éviter l’effet d’encerclement.

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Mise en perspective des éoliennes et du clocher du village d’Avignonet-Lauragais (Haute-Garonne).

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Mise en perspective des éoliennes et du clocher du village d’Avignonet-Lauragais (Haute-Garonne).

Pour les développeurs, la critique n’est que peu audible. Ils ont l’impression de faire honnêtement leur travail, de compenser avec toutes les contraintes (environnementale, militaire, patrimoniale, géographique…) pour ne s’implanter que dans de petits espaces où ils tâchent de réduire les impacts au minimum.

Plan de gestion des paysages audois.

Mais, si l’on s’en tient à cela, on reste encore et toujours sur une optique technicienne du paysage et de l’implantation des turbines éoliennes. Alain Nadaï, sociologue au Centre international de recherche sur l’environnement et le développement (Cired), explique la particularité de la France dans son rapport au paysage : «On a une tradition du paysage très visuelle. On considère que ce qu’il y a à protéger dans un paysage, c’est le patrimoine, ce qui est classé.» Alors que dans d’autres pays, comme dans le nord de l’Allemagne, «on pense le paysage comme le lieu de la gestion par l’assemblée des habitants d’un territoire». C’est justement dans ces régions qu’est né l’éolien industriel, dans des conditions bien différentes. En France, difficile d’intégrer la notion de «paysage du quotidien», toutes «ces manières de s’approprier un environnement, sa perception et la valeur que chacun y met ainsi que les liens sociaux qui s’y nouent». Balade en famille, point de repère pour se situer dans le monde, moyen de construire des solidarités à l’échelle d’un versant, d’une vallée…

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Manifestation Rodez, 21 janvier 2017.

Implanter une éolienne au milieu d’un territoire n’est en cela jamais neutre. «Toute technologie n’est pas un pur artefact technique, elle compose un monde, elle incorpore des options politiques, en requalifiant la connaissance du milieu», souligne le chercheur. On n’a ainsi jamais aussi bien connu l’espace marin que depuis qu’on y fait des études précises en vue de l’implantation de l’éolien off-shore. «L’éolien français a été jusqu’ici un éolien privé, de développeurs individuels, qui a du mal à prendre en compte les ressources partagées .»

Il n’y aura pas d’éoliennes partout 

Pour le pouvoir politique, cette approche est difficile à saisir. Pour l’heure, on en reste à des objectifs de politique publique, des paliers chiffrés, depuis les lois Grenelle 1 et 2 et la loi de transition énergétique : diminution de 30% de la consommation d’énergie d’ici à 2030, division par 4 des émissions de gaz à effet de serre et augmentation de la part des renouvelables à 40% de la production d’électricité à la même échéance. Ces objectifs seront réévalués avec la programmation pluriannuelle de l’énergie qui sera discutée début 2018. L’éolien représente à ce titre l’une des sources principales du nouveau «mix» énergétique.

Les choses évoluent. Si la volonté affichée est de réduire les freins administratifs et de simplifier les procédures de recours, le pouvoir a ouvert avec les lois sur l’économie sociale et solidaire de nouvelles possibilités de participation citoyenne aux projets éoliens. Un fonds de l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) serait également à l’étude pour permettre aux collectivités de piloter des projets jusqu’ici entièrement privés. Au ministère, on préfère attendre les résultats des discussions en cours et les premiers éléments de la programmation pluriannuelle de l’énergie pour communiquer sur le sujet.

Sur le terrain, les maigres tentatives de déconcentrer la politique énergétique ont abouti à l’annulation par la justice de quatorze schémas régionaux éoliens, le dernier en date en Languedoc-Roussillon pour «défaut d’évaluation environnementale». Une décision «qui ne change rien», pour Agnès Langevine, vice-présidente EELV de la région Occitanie, notamment chargée des questions environnementales.

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Inauguration de la base de maintenance éolienne de Soubès (Hérault), le 23 novembre 2017. À droite, Agnès Langevine (EELV), chargée de l’environnement de la région Occitanie, aux côtés de Sébastien Steimer, directeur d’Enercon Service France.

Rencontrée à l’occasion de l’inauguration d’une base de maintenance d’Enercon dans l’Hérault, elle affirme l’objectif de devenir la première région d’Europe à énergie positive (soit produire plus d’énergie que la région n’en consomme). L’annulation du schéma régional éolien des anciennes régions n’est pour elle que le résultat d’une «mauvaise interprétation» d’une circulaire de l’État qui pouvait laisser croire que l’évaluation environnementale était facultative. Elle vise plutôt les nouveaux Sraddet (schéma régional d’aménagement, de développement durable et d’égalité des territoires), qui incluront cette fois les analyses environnementales; et surtout «la région va être pionnière en mettant en place une Agence régionale énergie/climat, qui s’occupera en même temps des énergies renouvelables et de la sobriété énergétique». On sait aussi qu’il n’y aura pas d’éoliennes partout. De par la contrainte physique de la ressource, des impacts sur le patrimoine, les zones protégées, etc., tout le territoire ne sera pas concerné par la question.

L’implication complète des citoyens dans la décision et les choix communs

Mais si ces ouvertures laissent présager la possibilité du développement moins brutal de l’énergie, elles n’abordent pas la question politique de fond : pourquoi a-t-on besoin de produire cette énergie? Pour quel développement ou hypothétique «croissance verte»? Que signifie utiliser la ressource du vent, faire une marchandise de ce qui est un bien commun? Quel est le sens de créer une continuité d’urbanisme industriel entre les villes de plus en plus peuplées et les campagnes, qui selon les opposant-e-s «deviennent des zones industrielles» de l’électricité? On ne peut plus écarter d’un revers de la main l’analyse de ceux et celles qui estiment qu’il y aurait là une «colonisation économique d’un territoire» avec des campagnes qui deviennent «des zones industrielles de production d’énergie pour les métropoles». La critique est celle de l’éolien «et de son monde», et cette forme de production d’électricité, si elle permet en partie de répondre aux défis climatiques et énergétiques, n’est pas nécessairement plus enviable que celui des bétonneurs de tout poil sur le plan social et politique.

Dans son ouvrage Les Illusions renouvelables (éditions l’Échappée), l’auteur libertaire José Ardillo met bien en évidence cet impensé de l’aspect politique de l’énergie, absent de la pensée capitaliste contemporaine mais aussi des marxismes et même des anarchismes du XIXe siècle qui rêvaient déjà de société idéale et d’abondance énergétique avec la «force du vent». L’auteur constate que, loin de répondre à une nécessité sociale, la transition énergétique deviendrait un «désir banal de reconvertir une plus grande partie de la production énergétique en technologies plus propres et plus efficaces, sans poser la question la plus importante : où nous mène le maintien de certains besoins? (…) Avons-nous encore la possibilité de choisir comment nous voulons vivre et d’évaluer comment nous pouvons vivre?»

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Les éoliennes ne sont en cela pas plus ou moins vertueuses que les autres énergies. Les promoteurs de l’éolien sont pas animés de sentiments malsains ou machiavéliques, simplement ils ne font que leur travail d‘entreprise : construire une rentabilité économique en exploitant une ressource. En cela, ils s’insèrent dans un système économique et une répartition inégalitaire du pouvoir et s’y plient. Autant l’admettre ouvertement et poser désormais le débat sur un plan politique. En arrêtant de considérer les citoyennes et citoyens comme incapables de prendre conscience des enjeux fondamentaux de l’épuisement des ressources, de l’effondrement des écosystèmes et des changements climatiques.

Certes, l’opposition ne s’exprime pas toujours avec les arguments exacts ou la bonne connaissance technique du secteur, mais elle n’en reste pas moins valable. On ne peut pas mener une politique énergétique avec des ingénieurs et des experts, qui auront de toute façon toujours une supériorité intellectuelle de fait par leur connaissance approfondie du champ d’action. Désormais, les impératifs globaux impliquent l’implication complète des citoyens dans la décision et les choix communs, et pas seulement par les mécanismes traditionnels de démocratie représentative et délégataire. Ce n’est qu’à cette condition fondamentale que l’on évitera de reproduire les mêmes mécaniques qui ont conduit à l’impasse du nucléaire et des fossiles et qui rend si difficile aujourd’hui leur sortie. Pour la politique éolienne comme pour le reste, il est temps que le vent tourne.

Enquête
30 novembre 2017
Quel est l’impact des éoliennes sur l’environnement
? Le vrai, le faux


Du même auteur       Grégoire Souchay (Reporterre)

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30 novembre 2017
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29 novembre 2017
L’économie de l’éolien, de plus en plus concentrée, n’est pas alternative

Enquête
28 novembre 2017
Les éoliennes : pourquoi si hautes
? comment ça marche? combien sont-elles?

Enquête
27 novembre 2017
L’éolien signe la fracture entre deux visions de l’écologie

 

Cordialement

Jean-Louis Butré
Président

Fédération Environnement Durable

http://environnementdurable.net

contact@environnementdurable.net
tel 06 80 99 38 08

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Distance entre éoliennes et habitations : la nouvelle règle « 10H » en Bavière

A quand l’application de cette règle en France ?

 

Préambule

  • Les éoliennes industrielles actuellement en projet ont une hauteur totale en bout de pale de 200 m, voire plus (207 m pour le projet de la vallée de Joux en Suisse).
  • Les émissions d’infrasons sont de plus en plus importantes du fait de la grande dimension des pales.
  • L’Académie de médecine française avait recommandé en 2006 une distance de protection de 1500 m. Aujourd’hui, cette distance n’est plus adaptée car la taille des machines n’a eu de cesse d’augmenter depuis cette date.
La règle 10H en Bavière28 décembre 2014Allemagne

Distance entre éoliennes et habitations : la nouvelle règle 10H protège les riverains en Bavière

Les éoliennes étant toujours plus hautes, la distance de protection devient proportionnelle à la hauteur totale des éoliennes.

Il ne faut pas seulement servir les intérêts de ceux qui souhaitent installer des éoliennes, mais également ceux des riverains concernés.

Otmar Bernhard, député CSU

Extrait de l’émission Länderspiegel de ZDF du 6 déc. 2014 :

Sous-titres en français par Friends against wind – Vidéo également disponible sur notre chaîne YouTube
Source : ZDF MediathekHorst Seehofer

Les nouvelles éoliennes en projet en Bavière font 200 m de haut. Pour mieux protéger les riverains, elles seront donc dorénavant implantées à au moins 10 × 200 m = 2 km des habitations.

Cela aura forcément pour conséquence de limiter le nombre d’implantations d’éoliennes, mais comme l’a déjà déclaré le Ministre-président Horst Seehofer :

Je ne laisserai pas miter ces merveilleux paysages et cette nature de Bavière
avec des asperges.

La règle 10H

La règle 10H a été votée le 12 novembre et est entrée en vigueur le 21 novembre 2014 dans l’État libre de Bavière.

Elle a le mérite de tenir compte de l’évolution technologique des éoliennes industrielles qui sont toujours plus hautes et qui émettent toujours plus d’infrasons. Même si les riverains ne seront pas suffisamment protégés des infrasons qui se propagent à des distances supérieures à 2 km, on ne peut que saluer une telle avancée !

La règle 10H est une étape importante pour la protection des êtres humains. Et indirectement elle protège aussi la nature, car s’il y a des distances par rapport aux habitations, la nature, dans ces zones interdites aux éoliennes, s’y trouve automatiquement protégée.

Melanie Suckfüll, présidente de l’ass. Verein zum Schutz der Wadlhauser Gräben

Sécurité renforcée en cas d’accident

La règle 10H renforce la sécurité publique en cas d’accident. En effet, les lois élémentaires de la balistique nous enseignent que la distance de projection de débris de pale peut atteindre, dans le pire des cas, la distance de 10H.

« L’éjection en extrémité de pale est comparable à la balistique d’une pierre ou d’un projectile lancé par une fronde dont le centre serait l’axe du rotor et le rayon la longueur de la pale de l’aérogénérateur. »*

Par exemple, dans le cas d’une éolienne de 125 m de haut :

Source du schéma : voir * ci-dessous

La portée est de 1000 m et le rebond d’environ 300 m, soit une distance totale d’environ 10H.

* Source : Annexe II de l’étude La sécurité publique des centrales éoliennes industrielles rédigée par les trois ingénieurs Jean-Pierre Abalain, Jean-Yves Chazal et Bernard Schumpp.

La règle 10H en Bavière

Extraits de l’aperçu de l’énergie électrique octobre 2017 (RTE France)

En cliquant sur le lien ci-dessous, vous aurez accès à des extraits de l’aperçu de l’énergie électrique pour octobre 2017.

Commentaire de Marcel PUYGRENIER (Brisevent):
Malgré l’augmentation du nombre d’éoliennes installées, on constate qu’il y a toujours des périodes avec quasiment aucune production:
           – La capacité de production installée est de 12 820 MW
           – La production électrique éolienne était de         59 MW le 26/10 à 14 H 00
                                                                                      233 MW le 25/10 à 16 H 00
                                                                                      187 MW le 14/10 à 12 h 00
                                                                                      217 MW le 13/10 à 18 h 00
Soit à chaque fois un taux de charge inférieur à 2 %

PROJETS EOLIENS EN NOUVELLE AQUITAINE CARTE AU 01-09-2017

En cliquant sur le lien ci-dessous, vous aurez accès, sur le site de la DREAL Nouvelle Aquitaine, à la carte des projets éoliens en Nouvelle Aquitaine au 01-09-2017.

(Cet article remplace un précédent article au contenu identique, dont le lien internet était devenu inopérant).

http://www.nouvelle-aquitaine.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/parcs_eoliens_na_sigena.pdf

Réponse de la Préfecture au sujet du dysfonctionnement du mât de mesure de Milhac de Nontron

Nous avons envoyé un courrier à Mme Le Préfet, Mr Le Sous-Préfet, Mr Le Maire de Milhac de Nontron et pris contact avec la Direction de l’Aviation Civile pour leur signaler le dysfonctionnement du balisage du mât de mesure de Milhac de Nontron.

Voici la réponse de la Préfecture en date du 18 novembre 2017 :

 

Bonjour Monsieur le Président de l’association VIAPL,

Je fais suite à votre courrier du 20 octobre dernier (en p.j.), par
lequel vous alertez les services de l’État d’un dysfonctionnement du
système de signalisation du mât de mesure implanté sur la commune de
Milhac-de-Nontron.

La Société du Midi, autorisée à installer cet appareillage, a été
contactée.
Attendu que la DG Aviation Civile et la DC Aérienne Militaire ont été
informées, que l’entreprise en charge de la maintenance de ce type de
dispositif a été sollicitée,
Le balisage diurne et nocturne règlementaire sera très rapidement en
capacité d’apporter satisfaction à vos adhérents.

Respectueuses salutations

Patrick Bouillon
Direction Départementale des Territoires
de la Dordogne
Service Territorial Périgord Vert
pi Chef du Service

LA FIN DES PARCS EOLIENS ALLEMANDS

NB- Cet article est à la fois en français, en allemand et en anglais.

La fin des parcs éoliens allemands avec le coup d’arrêt aux subventions

Une étude allemande  du « Centre de recherche Helmholtz sur l’Environnement » basé à  Leipzig  vient d’être publiée

Elle  montre que le parc éolien allemand qui est la clé de la Transition énergétique de ce pays, est vieillissant
La fin des subventions, conduit inexorablement à la fermeture d’un quart de celui-ci à l’horizon 2023 sans espoir de le voir remplacé
Le prix de l’électricité du  marché ne permet pas de  rentabiliser des nouvelles installations
On peut espérer que les dirigeants de la France finiront par re rendent compte  l’impasse dans  laquelle ils conduisent notre pays en voulant l’envahir par de  nouvelles éoliennes.
On peut souhaiter que tous ceux qui ressassent  depuis des années que la « France est en retard sur l’Allemagne » concernant la Transition energétique ouvrent  enfin les yeux et réalisent la stupidité de leurs propos.

https://www.zdf.de/nachrichten/heute/auslaufendes-eeg-gefahr-fuer-windkraftanlagen-100.html

http://epaw.org/echoes.php?lang=fr&article=n652

L’énergie éolienne est l’élément le plus important de la transition énergétique verte de l’Allemagne. La fin des subventions pour les éoliennes pour les plus anciennes menace d’innombrables parcs éoliens. En 2023, plus d’un quart des parcs éoliens terrestres allemands auront disparu.

Plusieurs milliers d’éoliennes en Allemagne devraient être fermées au cours de la prochaine décennie car elles ne recevront plus de subventions. « Si les prix de l’électricité n’augmentent pas au cours de la prochaine décennie, seules quelques usines survivront sur le marché sans subventions », indique une analyse du cabinet de conseil basé à Berlin, Energy Brainpool. Cette évaluation est partagée par la plupart des professionnels. « En tout cas, d’ici 2020, la fermeture des installations existantes est plus ou moins prévisible », conclut un article de plusieurs économistes du Centre Helmholtz pour la recherche environnementale à Leipzig.

Le point d’achoppement est le prix de l’électricité de 2021, que personne ne connaît aujourd’hui. Les anciennes éoliennes qui fonctionnent depuis 20 ans ou plus perdront leurs subventions en vertu de la loi sur les énergies renouvelables (EEG), mais pas leur permis d’exploitation.Elles pourraient continuer à produire de l’électricité si elle étaient rentables. Comme toutes les anciennes technologies, après 20 ans d’usure, les éoliennes sont sujettes aux réparations et demandent plus d’entretien que les nouveaux produits. Les coûts d’exploitation sont également plus élevés. Le prix actuel de l’électricité d’environ trois cents le kilowatt-heure ne suffirait pas à faire fonctionner les parcs éoliens – avec peut-être quelques exceptions dans des endroits particulièrement bien situés.

En 2021 seulement , 5 700 éoliennes d’une capacité de 4 500 mégawatts seront fermées. Dans les années suivantes, de 2 000 à 3 000 mégawatts seront déclassés par an . L’Association allemande de l’énergie éolienne estime que d’ici 2023 environ 14 000 mégawatts de capacité installée auront disparu. Ce serait plus d’un quart de la capacité actuelle d’énergie éolienne terrestre qui serait éliminée.

Le plan d’expansion prévu pour l’énergie éolienne terrestre prévoit l’installation de 2 900 mégawatts d’énergie en 2020 et les années suivantes. Mais c’est du brut, pas du net. Les installations déclassées et démantelées ne sont pas prises en compte. À la lumière de la situation actuelle, il y aura plus plus de capacité éolienne qui sera déclassée que de nouvelle capacité ajoutée. L’énergie éolienne terrestre diminuerait et ne croîtrait pas.

 

TEXTE ORIGINAL EN ALLEMAND

Ende der Förderung – Alte Windräder müssen bald vom Netz

Datum:

31.10.2017 06:24 Uhr
https://www.zdf.de/nachrichten/heute/auslaufendes-eeg-gefahr-fuer-windkraftanlagen-100.html

Die Windkraft ist der wichtigste Baustein für die Energiewende – doch das Auslaufen der Förderung bedroht unzählige Windräder. In drei Jahren könnte ein Großteil vom Netz gehen.

Quelle: dpa Mehrere Tausend Windräder in Deutschland werden im nächsten Jahrzehnt vermutlich abgebaut, weil ihre staatliche Förderung ausläuft. « Wenn die Strompreise in der nächsten Dekade nicht steigen, werden sich nur wenige Anlagen ohne Förderung am Markt behaupten », heißt es in einer Analyse des Berliner Fachberatungsunternehmens Energy Brainpool. Diese Einschätzung wird von den meisten Fachleuten geteilt. « Auf jeden Fall ist ab 2020 mit der Abschaltung von Bestandsanlagen in mehr oder weniger großem Umfang zu rechnen », heißt es in einem Artikel mehrerer Ökonomen des Helmholtz-Zentrums für Umweltforschung in Leipzig in der Zeitschrift « Wirtschaftsdienst ».

Der Knackpunkt ist der Strompreis von 2021 an, den heute noch niemand kennt. Die alten Windkraftanlagen, deren Rotoren sich seit 20 Jahren oder länger drehen, verlieren zwar ihre Förderung nach dem Erneuerbare-Energien-Gesetz (EEG), aber nicht ihre Betriebserlaubnis. Sie könnten weiterarbeiten, wenn es sich lohnt. Wie alle älteren Maschinen sind aber auch Windkraftwerke nach 20 Jahren Verschleiß anfällig für Reparaturen und wartungsintensiver als neue Anlagen. Ihre Betriebskosten sind höher. Der aktuelle Strompreis von rund drei Cent je Kilowattstunde dürfte nicht reichen, um die Anlagen in Betrieb zu halten – vielleicht mit ein paar Ausnahmen an besonders guten Standorten. Dabei geht es nicht um Kleinigkeiten.

Bis 2023 könnte mehr als ein Viertel aller Anlagen an Land wegfallen

Allein im ersten Jahr fallen 5.700 Windkraftanlagen mit einer Leistung von 4.500 Megawatt aus der Förderung heraus. In den Folgejahren sind es jeweils 2.000 bis 3.000 Megawatt. Der Bundesverband Windenergie schätzt, dass bis 2023 rund 14.000 Megawatt installierte Leistung auf der Kippe stehen. Das wäre mehr als ein Viertel der aktuell installierten Windenergie-Leistung an Land, die zunächst einmal wegfallen würde.

Der geplante Ausbaukorridor für die Windenergie an Land sieht vor, dass 2020 und in den Folgejahren jeweils 2.900 Megawatt Leistung neu installiert und gefördert werden. Aber das ist brutto, nicht netto. Stillgelegte und rückgebaute Anlagen werden nicht berücksichtigt. Bei der gegenwärtigen Sachlage könnte also der Fall eintreten, dass mehr Windkraftkapazität stillgelegt als neu gebaut wird. Die Windenergie an Land würde schrumpfen, nicht wachsen. « Es ist problematisch, dass die Ausbaupfade den zu erwartenden Ersatzinvestitionsbedarf nicht abbilden », schreiben die Leipziger Wissenschaftler.

Gefahr für die Energiewende

« Das ist für die Energiewende insofern relevant, als die Windenergie gegenwärtig der wichtigste erneuerbare Energieträger in Deutschland ist – und dies perspektivisch auch bleiben wird. » Die Branche fordert nun, die Ausbaukorridore für Windenergie an Land nach 2020 erheblich auszuweiten. « Die sind ohnehin unzureichend », sagt Wolfram Axthelm, Geschäftsführer des Bundesverbandes Windenergie (BWE) in Berlin. « Und es gibt auch keine Begründung mehr dafür. »

Die Kosten sind mit Ausschreibungen deutlich gefallen und sinken weiter. Zudem solle die Politik den Weg frei machen für die Direktvermarktung des Stroms aus alten Anlagen an große Unternehmen, die aus Image-Gründen für grünen Strom etwas mehr zahlen.

Zukunft der Windkraft wird letztlich von Strompreisen abhängen

Schließlich geht es noch um die Standorte, auf denen die alten Anlagen stehen. Sie wären zum Teil heute nicht mehr genehmigungsfähig, weil sich die rechtlichen Vorschriften verändert haben und zum Beispiel mehr Abstand zu Wohnhäusern einzuhalten ist. Für den Verband sind das gut etablierte und akzeptierte Standorte, auf denen wieder neue Windkraftwerke errichtet werden sollten – die dann auch viel effektiver wären als die alten Mühlen. « Die Länder sollten das nicht zu sehr erschweren », fordert Axthelm.

Letztlich werden aber die Strompreise die entscheidende Rolle spielen. Ein Trend in der Diskussion um die Energiewende geht in die Richtung, die Preise für CO2-Zertifikate deutlich zu erhöhen. Damit würde Strom aus fossilen Energieträgern wie Kohle oder Gas deutlich teurer. Ob die Politik diesen Weg nimmt, wird sich aber erst nach der Bildung der nächsten Bundesregierung abzeichnen.

Quelle: Eckart Gienke, dpa

 

TEXTE EN ANGLAIS
via The Global Warming Policy Forum (GWPF)
http://ift.tt/2gYjVSI

October 31, 2017 at 05:48AM

Sherri Lange
CEO, NA-PAW, North American Platform Against Wind Power
416-567-5115
kodaisl@rogers.com
www.na-paw.org

 

German Wind Farms To Be Terminated As Subsidies Run Out

Wind power is the most important component of Germany’s green energy transition. The end of subsides for older turbines, however, threatens countless wind farms. By 2023, more than a quarter of Germany’s onshore wind farms may be gone.

Several thousand wind turbines in Germany are likely to be closed down in the next decade because they will no longer receive any subsidies. “If electricity prices do not rise over the next decade, only a few plants will survive on the market without subsidies,” says an analysis by the Berlin-based consulting firm Energy Brainpool. This assessment is shared by most professionals. “In any case, by 2020, the shutdown of existing facilities is to be expected to a greater or lesser extent,” an article by several economists of the Helmholtz Center for Environmental Research in Leipzig concludes.
The sticking point is the electricity price of 2021, which nobody knows today. Older wind turbines who have been running for 20 years or more will lose their subsidies under the Renewable Energy Act (EEG), but not their operating permit. They could go on generating power, if they would be profitable. Like all older technology, after 20 years of wear and tear, wind turbines are prone to repairs and are more maintenance-intensive than new products. Operating costs are higher too. The current electricity price of around three cents per kilowatt hour would not be enough to keep wind farms running – with perhaps a few exceptions in particularly good locations.
By 2021 alone, 5,700 wind turbines with a capacity of 4,500 megawatts will be closed down. In the following years, 2,000 to 3,000 megawatts each will be decommissioned. The German Wind Energy Association estimates that by 2023 around 14,000 megawatts of installed capacity will be gone. That would be more than a quarter of the currently installed onshore wind power capacity which would be eliminated.
The planned expansion corridor for onshore wind energy envisages that 2,900 megawatts of power will be installed in 2020 and in subsequent years. But that’s gross, not net. Decommissioned and dismantled facilities are not considered. In light of the current situation, more wind capacity would be decommissioned than new capacity added. Onshore wind energy would shrink, not grow.

Cordialement

Jean-Louis Butré
Président

Fédération Environnement Durable

http://environnementdurable.net

contact@environnementdurable.net
tel 06 80 99 38 08

LE FESTIVAL DES ENERGIES à Douchapt

Article de SUD OUEST du vendredi 6 octobre 2017

C’est donc le vendredi 29 et le samedi 30 septembre que s’est tenu au Village Beauclair à Douchapt (24350 – près de Ribérac) le premier « FESTIVAL DES ENERGIES ». Une cinquantaine d’exposants étaient présents, dans tous les domaines de l’énergie : hydro-électricité, bois, méthanisation, solaire et autres énergies renouvelables (dont l’éolien). Les nombreuses conférences organisées sur les deux jours ont été l’occasion d’échanges pour s’informer, réfléchir, bâtir un projet pour une utilisation plus performante de l’énergie ou le développement des énergies renouvelables.

« Forces Périgord » ( qui est, je le rappelle, un regroupement d’associations luttant contre l’implantation d’éoliennes industrielles dans nos campagnes, et dont VIAPL fait partie) avait un stand à cette manifestation (voir la photo ci-dessous).

Beaucoup de personnes sont venues s’informer et discuter au stand. Des échanges parfois vifs mais toujours courtois ont pu avoir lieu entre « anti » et « pro » éoliens (nous avons eu la visite d’un maire, d’une conseillère municipale, d’un pro-éolien, de trois chefs de projet d’un promoteur éolien, etc.). Philippe MONTOULIEU (président de l’association « Vents Contraires à St Geyrac » ) avait fait un panneau avec moult explications et des photos vraiment parlantes du gigantisme de tout ce qui touche à l’éolien…Ce panneau a attiré et intéressé beaucoup de visiteurs.

On peut tirer de ces échanges qu’il est important que VIAPL continue de communiquer à la fois sur « NON aux éoliennes industrielles dans nos campagnes » ET aussi sur « OUI à des énergies renouvelables adaptées à nos territoires ».

Quelle bonne idée vraiment que ce « Festival des énergies ». Merci au Conseil de Développement Durable (CDD) du Périgord Vert, initiateur de l’évènement, de nous avoir permis d’être visible auprès d’un large public (environ 1000 personnes sur les deux jours).

Merci aussi à Francis LE GOYET (membre du CDD ) de nous avoir communiqué des informations qui m’ont permis de rédiger cet article.

Christian CLAIR

 

 

 

 

 

 

 » Les Astérix de l’éolien en Périgord…L’éolien face aux croquants… « 

En Dordogne, la redoutable et efficace opposition des anti-éoliennes

Aucune éolienne n’a encore vu le jour dans le département périgourdin. L’opposition a la singularité d’être particulièrement structurée. Ce qui la rend redoutable.

Article paru dans Sud Ouest le 30-08-17.

 » Les Astérix de l’éolien en Périgord »
 » L’éolien face aux croquants « 
 » En Dordogne, la redoutable et efficace opposition des anti-éoliennes « 
Aucune éolienne n’a encore vu le jour dans le département périgourdin. L’opposition a la singularité d’être particulièrement structurée. Ce qui le rend redoutable.
Le Périgord, ce beau département où les développeurs de projets éoliens continuent de se casser les dents. Bien implantées en Charente-Maritime, ils affrontent en Dordogne une résistance qui, de l’aveu d’une des chefs de projets, est l’une des plus virulentes rencontrées par son entreprise, présente dans une douzaine de départements.
 » L’exception périgourdine »
« Il faut une exception périgourdine », martèle Thierry Bonne, président d’Asso 3D et coordinateur de collectif. « Du jour où on aura quelques éoliennes, on ne pourra plus empêcher d’autres projets de se monter ».
Lui et ses soutiens détestent être présentés comme des « anti-éoliens », préférant se définir comme des « pro-Périgord ». « Ces projets gigantesques sont en contradiction totale avec notre économie du tourisme qui serait mise en péril par leur aboutissement. Et il existe d’autres énergies renouvelables adaptées au Périgord que nous défendons », défend le collectif, convaincu qu’il n’existe pas ici une parcelle profitant du potentiel nécessaire.
 » On peut opposer n’importe quel argument, de toute façon, on reste les grands méchants « , se désole Cristina Robin travaillant pour ABO Wind.  » L’opposition peut être enrichissante lorsqu’elle permet de soulever des interrogations légitimes, de trouver des compromis. Là, elle est devenue systématique et de fait, contre-productive. « 
L’opposition a embrassé la stratégie de Jomini : frapper fort et vite. Dès qu’un Conseil municipal adopte une délibération autorisant une étude de faisabilité, une forte mobilisation s’applique à pousser les élus au rétropédalage. Ce fut le cas cet hiver dans le Thénonnais. A Azerat, l’assemblée communale avait, sans penser à mal, entrouvert la porte à la collecte de mesures. Elle a fini par opérer une marche arrière, tant les tensions minaient la vie de ce village de 450 habitants. Pas question de semer la zizanie pour deux ou trois aérogénérateurs. Théolia France n’avait pas insisté, considérant qu’il était en train de s’épuiser en terre inhospitalière.
Recours systématiques
Au mois de mars dernier, le collectif mobilisait 500 personnes lors d’une manifestation à Nontron, la capitale du Périgord Vert.  » N’oubliez pas que vous êtes les descendants de croquants et que les croquants sont toujours restés maîtres de leur territoire « , haranguait ce jour-là le référent CPTN 24, Jean-Emile Moreau.
Plusieurs personnalités politiques ont exprimés leur hostilité à l’éolien, comme le nouveau député Modem de la troisième circonscription, Jean-Pierre Cubertafon : « Je ne peux imaginer que notre cadre de vie soit défiguré par des parcs éoliens d’autant que la santé et la quiétude des habitants pourraient être menacées tout comme la faune « , a-t-il répondu lorsqu’il a été invité à se positionner.
En début d’année, le Conseil Départemental de la Dordogne exprimait aussi au travers d’une motion ses réserves :  » Le nombre d’élus qui prennent position est assez remarquable. C’est une force « , se satisfait Thierry Bonne.
Une bataille plus discrète (en tout cas moins photogénique) se joue dans les prétoires. Le moindre arrêté préfectoral favorable à un développeur fait systématiquement l’objet d’un recours.
 » Ailleurs, ça vaut le coup « 
Le mois dernier, Force Périgord a rallié à son combat la Sepanso Dordogne, Les Vieilles Maisons françaises de Dordogne, la Société pour la protection des paysages et de l’esthétique de la France, l’association Sites en Périgord, l’Association des chasseurs d’oiseaux migrateurs.
 » Il y a des endroits où ça vaut le coup et le coût, ce n’est pas le cas de la Dordogne « , considère Gé Kusters, le président du Syndicat de l’hôtellerie de plein air du département. Cette structure compose aussi cet attelage pour le moins hétéroclite. « Je pense que les développeurs tentent de s’installer là où il y a peu de monde et donc moins d’opposition. »
Un point de vue qui arrache toujours des soupirs chez les concernés.  » Du fait de la législation, on est forcément amené vers des secteurs plus isolés « , défend un chargé d’études. Isolés mais pas dociles. C’est que beaucoup ne ménagent pas leur peine pour le démontrer.
Un permis accordé
Au début du mois de juillet, ABO Wind a obtenu le permis de construire pour cinq éoliennes sur les communes de Saint-Aulaye-Puymangou et Parcoul-Chenaud. Jamais un projet n’a atteint ce stade de développement dans le département. Mais deux autorisations sont toujours nécessaires : une pour exploiter une installation classée pour la protection de l’environnement et une dérogation à l’interdiction de destruction d’espèces protégées. Des obstacles difficiles à négocier, avec des opposants aux aguets.
—————————————————————————————————–
Suite à cet article, voici un commentaire de Thierry Bonne, président d’ASSO 3D
Bonjour,
Veuillez trouver ci-joint un article de Sud Ouest (édition régionale) du 30 août 2017 titrant à la une « Les Astérix de l’éolien en Périgord », en pages 8 et 9 « L’éolien face aux croquants » et sur la version numérique « En Dordogne, la redoutable et efficace opposition des anti-éoliennes ».
Commentaire :
Dans cet article, le journaliste met en valeur l’ « efficacité » de l’opposition.
Il aurait pu tout aussi bien décrire la technique très rodée des développeurs éoliens : les riverains ne sont jamais contactés ; la population est informée le plus tard possible ; une fois le projet connu, un simulacre de concertation avec la population est organisé avec des « permanences » qui ventent le projet déjà bouclé ; la plupart des commissaires enquêteurs « sont là pour faire passer le projet » ; les décisions de refus sont systématiquement attaquées au Tribunal administratif y compris pour les projets les plus contestables.
Il aurait pu ajouter les raisons pour lesquelles le grand éolien n’a pas sa place en Périgord : le vent n’y est pas assez fort ; l’habitat y est disséminé ; ses paysages contribuent à la principale ressource du département, le tourisme ; dans le 3e département le plus boisé de France, les éoliennes contraignent l’intervention des Avions Bombardiers d’Eau dans la lutte contre les incendies de forêt malheureusement fréquents ; le Périgord est aussi traversé par un couloir migrateur majeur et est propice à de nombreuses espèces protégées.
Cordialement,
Thierry Bonne
ASSO3D

 » Très chères éoliennes ! « 

Article tiré du FIGARO du 28-08-2017…

 

Denis de Kergorlay : «Très chères éoliennes ! »

Mis à jour le 28/08/2017 à 07h12 | Publié le 27/08/2017 à 17h52

 

TRIBUNE – Pour le président exécutif d’Europa Nostra*, les éoliennes non seulement détruisent le patrimoine, mais sont inutiles d’un point de vue climatique et très coûteuses pour les investisseurs comme pour les consommateurs.

La polémique autour de la multiplication des éoliennes sur le territoire français ressemble à une version contemporaine de la querelle entre «anciens» et «modernes».

Se réclament des «modernes» toutes celles et tous ceux qui, s’étant engagés dans la lutte contre le réchauffement climatique, souhaitent une transition énergétique qu’assureraient des énergies renouvelables (éolien, solaire, biomasse…).

Se retrouvent catalogués au rang des «anciens» (voire des obscurantistes…), pêle-mêle, les climatosceptiques, les défenseurs du nucléaire, ainsi que les défenseurs des paysages et des monuments historiques. Et si, pour une fois, on parlait faits et chiffres, sans fantasmes ni parti pris idéologiques?

L’atteinte aux paysages ou aux monuments est indéniable et croît de manière exponentielle.

Quelques exemples: à Coutances (Manche), une éolienne a été implantée à 3 kilomètres de la cathédrale, merveille du gothique ; à Avignonet (Haute-Garonne), douze engins, dont certains à 750 mètres seulement, se profilent derrière le clocher octogonal du XIVe siècle ; les vieilles pierres de Saint-Jean-d’Angély (Charente-Maritime), dont l’abbaye royale est inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco, souffrent du voisinage de cinq engins…

Avant vingt ans, les campagnes françaises auront cessé d’être des campagnes. Le cadre de vie des Français aura été bouleversé, sans débat démocratique préalable sur ce sujet.

Et ce n’est qu’un début. Dans le parc naturel régional du Haut-Languedoc, riche en points de vue remarquables, il a été décidé d’implanter jusqu’à trois cents engins, et les derniers projets tendent à dépasser ce chiffre. À quoi bon créer des parcs naturels, si c’est pour les rendre industriels?

Le préfet des Ardennes vient d’autoriser 63 éoliennes de 200 mètres de haut (chacune représentant deux tiers de la tour Eiffel!) à une trentaine de kilomètres de Reims.

Si l’on continue à ce train, avant vingt ans, les campagnes françaises auront cessé d’être des campagnes. Le cadre de vie des Français aura été bouleversé, sans débat démocratique préalable sur ce sujet, puisque ni les enjeux ni les alternatives possibles n’auront jamais été clairement exposés et débattus.

À entendre les «modernes», ces considérations relatives au riche patrimoine culturel de notre pays sont de peu de poids au regard de la nécessité de réduire les émissions de CO2.

Bien évidemment, il faut les réduire, mais ne nous trompons pas de cible: en France, les éoliennes n’ont aucun rôle significatif à jouer dans ce combat, et c’est autrement qu’il faut agir.

En France, en effet, la part de notre électricité issue de sources fossiles est déjà très faible (sans doute de 3 % à 4 % l’an prochain) et ne peut tomber plus bas, compte tenu de la nécessité de compenser l’extrême irrégularité de la production éolienne.

Compte tenu en effet de l’intermittence du vent, ces machines ne fonctionnent en moyenne, sur l’année, qu’à 24 % de leur puissance.

L’implantation de nouvelles éoliennes, loin d’abaisser encore cette proportion, ne pourrait que la relever. Compte tenu en effet de l’intermittence du vent, ces machines ne fonctionnent en moyenne, sur l’année, qu’à 24 % de leur puissance (les 76 % restants correspondant aux arrêts et aux ralentis).

Pour assurer aux consommateurs une alimentation relativement régulière, les éoliennes doivent nécessairement être couplées avec des turbines à gaz, qui émettent du CO2… Le diable, décidément, se niche partout!

Le vrai motif du développement éolien est en réalité de compenser la baisse de la production nucléaire d’électricité, dès lors que l’objectif politique constant, de Hollande à Macron, est de faire passer celle-ci de 75 % de la production totale à 50 % d’ici à 2025, objectif clairement indiqué dans la loi de transition énergétique votée en 2015.

Mais ce qui reste méconnu de l’opinion publique, c’est le coût réel d’un tel choix. L’investissement nucléaire, réalisé dans les années 1970, est largement amorti. Comme le montre notamment l’exemple des États-Unis, la vie de ces centrales peut être prolongée d’une vingtaine d’années, voire davantage, par des travaux dits «de grand carénage», nécessaires pour renforcer encore la sécurité.

Si l’on renonce à cette prolongation pour un tiers des outils existants, en leur substituant, comme l’indique la loi sur la transition énergétique de 2015, des installations éoliennes et accessoirement photovoltaïques, cela coûtera, en termes d’investissement, un surplus de 93 milliards d’euros (estimation par un groupe d’experts indépendants sur la base de celle de la Cour des comptes).

Encore ce chiffrage laisse-t-il de côté un élément fort important: dans le cas des centrales actuelles, le réseau de transport du courant est en place, tandis que pour desservir les 17.000 grandes éoliennes supplémentaires qui résulteraient de l’application de la loi sur la transition énergétique, il serait nécessaire de déployer de nouvelles lignes à haute tension dans tout le pays, avec le cumul d’inconvénients que l’on connaît, paysagers, sanitaires, financiers.

Au lieu d’affecter des dizaines de milliards d’euros à ces milliers d’éoliennes, la France aurait tout intérêt à consacrer cet argent au financement de vrais projets de réduction des rejets de CO2.

À qui appartiendrait-il de supporter cet énorme surcoût?

Comme d’habitude, à chaque consommateur final d’électricité, c’est-à-dire chacun d’entre nous, par le biais, d’une part, de la CSPE qui figure au bas de nos factures d’électricité et augmente sans cesse, d’autre part, de prélèvements nouveaux, déjà décidés, sur tous les combustibles et carburants.

Le président Emmanuel Macron a annoncé un doublement du nombre des éoliennes durant son quinquennat. En pratique, cet objectif est déjà atteint, du fait des implantations décidées avant son élection, qui seront mises en service d’ici à 2022.

Il s’agit donc de «coups partis», dont les consommateurs ne pourront malheureusement pas éviter de faire les frais. Le véritable enjeu, ce sont les engins supplémentaires que l’on voudrait décider à partir de maintenant, d’une grande hauteur, et en très grand nombre, pour une mise en service après 2022.

C’est ce gigantesque gaspillage aujourd’hui programmé qu’il faut absolument éviter.

Au lieu d’affecter des dizaines de milliards d’euros à ces milliers d’éoliennes, la France aurait tout intérêt à consacrer cet argent au financement de vrais projets de réduction des rejets de CO2, tels que l’isolation des bâtiments, la promotion de la voiture électrique ou hybride, la promotion, à l’exemple de pays d’Asie, des scooters électriques et la recherche-développement dans d’autres secteurs d’énergies renouvelables comme la filière bois, la biomasse industrielle, la récupération de la chaleur des eaux usées…

La taxe carbone, aujourd’hui à l’étude, aurait l’avantage de frapper le CO2 là où il est effectivement dégagé, notamment dans les transports et le chauffage des bâtiments, plutôt que de continuer à le chercher dans la production d’électricité, alors qu’il n’y est plus que de manière résiduelle.

Les prochains mois seront sans doute décisifs.

Allons-nous amplifier le gâchis éolien actuel, par habitude, par idéologie et/ou par prévarication, ou bien serons-nous capables de mener un combat courageux, efficace et technologiquement d’avant-garde contre la dégradation du climat?

Désormais il faut choisir, la France n’ayant pas les moyens de faire les deux à la fois.

La fédération européenne des associations de protection et de mise en valeur du patrimoine culturel.

NON AUX EOLIENNES INDUSTRIELLES EN PERIGORD !

Le collectif Forces Périgord a fait un communiqué de presse ce 21 août 2017.
Voici le texte contenant les organisations qui ont bien voulu nous soutenir.

 

Non aux éoliennes industrielles en Périgord :

Retrait du permis dans la Double !

     Mardi 11 juillet 2017, grâce au Tour de France, le Périgord montrait au monde entier les
richesses de ses paysages, de ses villes et de ses villages. Au même moment, la préfecture
de la Dordogne approuvait le permis de construire de cinq éoliennes de 183 mètres de haut
à Puymangou et Parcoul dans la mythique forêt de la Double, chantée par l’écrivain
périgourdin Eugène Le Roy.

     Ce permis de construire a été accordé contre l’avis des Périgourdins :
contre l’avis des habitants et des élus du bassin de vie qui se sont exprimés à une
écrasante majorité lors des enquêtes publiques sur les risques environnementaux,
économiques, sanitaires et sociaux que font courir de tels projets ;
contre l’avis des élus du Conseil départemental, qui dans un vote à l’unanimité ont
estimé que ces machines hors d’échelle ne sont pas adaptées au Périgord ;
– et alors qu’une manifestation contre les éoliennes industrielles avait réuni 500
            personnes à Nontron le 25 mars dernier.

     Si des éoliennes sont érigées dans la forêt de la Double, qui demain pourra s’opposer à ce
qu’il y en ait d’autres dans tout le département ? Les promoteurs y ont déjà envisagé de
nombreux projets.

     Or ces projets gigantesques sont en contradiction totale avec notre économie du tourisme
qui serait mise en péril par leur aboutissement. Et il existe d’autres énergies renouvelables
adaptées au Périgord que nous défendons.

     La Préfecture de la Dordogne a tenu à annoncer que les éoliennes ne seront pas
construites si elle ne donne pas l’autorisation d’exploiter et la dérogation à l’interdiction de
détruire 12 espèces protégées ; elle se prononcera à l’automne.

     Les organisations départementales suivantes demandent le retrait immédiat du permis des
éoliennes dans la Double :
– le collectif FORCES PERIGORD, qui rassemble 7 associations et 2000 membres ;
– la SEPANSO Dordogne – Société d’Etude, de Protection et d’Aménagement de la
Nature dans le Sud-Ouest – reconnue d’utilité publique, affiliée à France Nature
Environnement – FNE ;
– les VMF Dordogne – Vieilles Maisons Françaises – association reconnue d’utilité
publique ;
– la SPPEF Dordogne – Société pour la Protection des Paysages et de l’Esthétique de la
France – reconnue d’utilité publique ;
– le SDHPA Dordogne – Syndicat Départemental de l’Hôtellerie de Plein Air – qui
représente un des secteurs économiques les plus porteurs du département avec 200
entreprises, 18 000 emplacements et environ 800 salariés ;
– l’association Sites en Périgord, qui rassemble les sites touristiques les plus visités du
Périgord, soit 1,5 million de visiteurs en 2016 ;
– ACOM 24 – Association des Chasseurs d’Oiseaux Migrateurs de la Dordogne – qui
rappelle que la Dordogne est traversée par un couloir migrateur majeur.

     Ces défenseurs du Périgord et de ses habitants attendent une décision finale de refus.

     Ils mettent en garde contre les conséquences d’autorisations de projets qui sont
complètement rejetés par les populations et une grande majorité d’élus et d’acteurs
économiques.

 

Communiqué signé le 21 août 2017 par : FORCES PERIGORD (Citoyenneté Environnement Périgord – CEP,
Défense du val de Dronne et de la Double – Asso3D, Vents Contraires 24 – VC24, Vivre Informer Agir en
Périgord-Limousin -VIAPL, Haute Vallée de la Nizonne – HVN, Protégeons le Haut Périgord Noir – PHPN, Vents
Contraires à Saint-Geyrac) – SEPANSO Dordogne – VMF Dordogne – SPPEF Dordogne – SDHPA Dordogne – Sites
en Périgord – ACOM 24
Contact : 06 28 22 54 52

1000 mètres entre les éoliennes et les habitations

1 000 mètres entre les éoliennes et les habitations

Proposition de loi de M. Marc Le Fur visant à exiger une distance minimale de 1 000 mètres entre les éoliennes et les habitations, les immeubles habités et les zones destinées à l’habitation.

Bonjour à toutes et à tous,

Cette proposition de loi, déjà déposée en mai 2017, vient d’être déposée à nouveau le 8 août 2017 et renvoyée à la la commission du développement durable et de l’aménagement du territoire :

Cliquez sur le lien ci-dessous pour voir cet article :

http://fr.friends-against-wind.org/justice/1000-metres-entre-eoliennes-et-habitations

 

 

Bien cordialement, Dominic Mette

Ensemble contre les éoliennes
www.friends-against-wind.org

 

 

 

VIAPL