Un message de Thierry Bonne d’Asso 3D. A lire attentivement…
Attention si des éoliennes entrent en Dordogne…
——————————————————————————————————————–
Bonjour,
Le préfet de la Dordogne a décidé d’accorder les deux dernières autorisations nécessaires au projet éolien des Grands Clos (pour rappel, quatre éoliennes sur la commune de Saint-Aulaye-Puymangou et une sur la commune de Parcoul-Chenaud).
Selon la procédure, il a saisi la commission départementale de la nature des paysages et des sites (CDNPS), qui s’est réunie le 27 juin 2019, pour un avis consultatif sur un projet d’arrêté préfectoral qui AUTORISE l’exploitation et
annonce que la dérogation à l’interdiction de détruire des espèces
protégées va être accordée. La commission s’est prononcée par 4 voix
pour le projet (dont 3 de représentants de l’Etat), 4 voix contre
et 2 abstentions ; la voix du président (le secrétaire général de la
préfecture) étant prépondérante, l’avis est réputé favorable.
Ces autorisations étaient en attente depuis 2016, ce qui montre la difficulté à approuver ce projet si controversé.
En effet les raisons justifiant un refus ne manquent pas :
le projet est situé en forêt ; avec une biodiversité très riche ;
dans une zone très sensible aux incendies ; avec des éoliennes de 182
mètres de haut en bout de pale, la première habitation n’étant qu’à 630
mètres ; les éoliennes sont entourées d’une vingtaine d’habitations à
moins de 1000 mètres ; le projet est situé sur un point haut visible de
la vallée de la Dronne, du château de Chalais et d’Aubeterre sur Dronne ;
la majorité des conseillers municipaux dans les 6 kilomètres s’est
opposée au projet ; 28 conseils municipaux de la forêt de la Double ou
de ses abords se sont opposés à tout projet éolien dans la forêt de la
Double ; l’enquête publique a donné lieu à une forte mobilisation avec
94% d’opposants ; des associations qui comptent en Dordogne ont
pris position contre ce projet : la SEPANSO (France
Nature Environnement), la Fédération départementale des chasseurs de la
Dordogne, l’association des chasseurs d’oiseaux migrateurs de la
Dordogne (ACOM24), les Vieilles Maisons Françaises, Sites et Monuments,
le Syndicat de l’hôtellerie de plein air, Gîtes de France, Sites en
Périgord.
Ajoutons que le Conseil
départemental, dans une motion du 13 janvier 2017 réaffirme à
l’unanimité « son soutien à la mise en œuvre de solutions énergétiques
alternatives aux énergies fossiles, sous la condition expresse qu’elles
respectent les paysages et le patrimoine naturel et architectural, et
sous la condition qu’elles recueillent l’assentiment des élus et de la
population des bassins de vie concernés. »
Il
n’y a pas à ce jour d’éolienne en Dordogne, ni en ex Aquitaine, la
raison principale étant la faiblesse du vent et l’existence d’énergies
renouvelables alternatives qui recueillent l’assentiment de la
population. Ainsi, le projet photovoltaïque de Saint-Aulaye-Puymangou,
d’une puissance de 10,7 MW, approuvé par la préfecture en novembre 2018,
n’a fait l’objet d’aucune opposition.
Par
ailleurs, les éléments constitutifs de prises illégales d’intérêt dans
le projet des grands Clos sont établis et une information judiciaire est
en cours depuis le 7 février 2019.
Allons-nous
nous laisser imposer, contre l’avis des élus et de la population, des
projets dommageables à l’environnement et au tourisme alors que leurs
emplacements sont mal adaptés et que d’autres solutions existent ?
Le total déni de l’opinion majoritaire est inacceptable.
Depuis 5 ans, nous nous sommes opposés sans relâche à ce projet. Notre opposition doit se mobiliser pour ne pas laisser la Double être défigurée par ces projets industriels ! Nous faisons appel à toutes vos énergies pour mener une campagne vigoureuse contre cette décision. Transmettez rapidement vos idées à l’association (defense.dronne.double@gmail.com) qui réunit son bureau le mardi 2 juillet.
L’ensemble de la région est concerné par l’invasion des projets éoliens. Il est urgent d’agir. Merci de diffuser cette information au maximum !
Cordialement,Thierry Bonne 06 28 22 54 52 Asso3D – Défense du val de Dronne et de la Double defense.dronne.double@gmail.com www.Asso3D.fr https://www.facebook.com/Asso3D
Vous pouvez adresser vos observations avant le mardi 18 juin à 18h en allant sur le site internet du « Grand Périgueux » (voir adresse en vert clair ci-dessous).
Bonjour,
Le collectif FORCES PÉRIGORD vous sollicite pour que vous interveniez dans la consultation du public sur le PCAET (Plan Climat Air Energie Territorial) du Grand Périgueux avant le 18 juin 2019 à 18 heures. Intervenez :
– Soit par courrier en envoyant vos observations et propositions à : Monsieur le Président de la Communauté d’agglomération du Grand Périgueux – 1 boulevard Lakanal – BP 70171 – 24019 Périgueux cedex. Pour vous aider à réagir, voici ce qui concerne l’éolien dans ce projet de PCAET non encore approuvé. Il ne faut donc pas laisser passer cette occasion de vous exprimer.
– 3 sites à Sorges-Ligueux-en-Périgord (26 éoliennes)
– 1 site à Savignac-les-Eglises (9 éoliennes)
– 1 site à Mensignac, La Chapelle-Gonaguet et Annesse-et-Beaulieu (15 éoliennes)
– 1 site à Saint-Pierre-de-Chignac et Eyliac (5 éoliennes)
– 3 sites à Vergt (24 éoliennes)
– 2 sites à Salon et Saint-Michel-de-Villadeix (20 éoliennes)
– 2 sites à Saint-Geyrac (13 éoliennes)
– 1 site à Cendrieux (7 éoliennes
– 1 site à Veyrines-de-Vergt (5 éoliennes)
Extrait
du document : « Les sites ne sont pas tous regroupés sur les mêmes zones
du territoire, la situation est donc plutôt favorable à l’aboutissement
de certains projets, mais il a été considéré que sur les 18
sites identifiés, environ un tiers pourrait être équipé, soit 6 sites.
Le nombre d’éoliennes par site est plutôt dans une estimation basse : 4
parcs potentiels identifiés pourraient héberger plus de 10 éoliennes. Ceci
aboutit à une hypothèse de potentiel mobilisable de 6 sites pour 42
éoliennes de 2,3 MW chacune soit avec un taux de charge de 21% un
potentiel mobilisable de 96 MW installés soit 197 GWh. »
2. Le Rapport plan d’action 2019-2024 mentionne :- p. 24, mobilier urbain : éoliennes nouvelles génération, – p. 89, autre impact environnemental : préserver le voisinage des nuisances pour ce qui concerne l’éolien.
La
carte présentée est donc ambigüe : elle fait figurer 124 éoliennes bien
que son commentaire n’en retienne que 42 et que le plan d’action n’en
mentionne aucune. Les promoteurs de ce type d’énergie, dont les
développeurs et les élus en quête de revenus fiscaux, auront beau jeu de
présenter cette carte dans l’avenir sans faire mention du commentaire
ou du plan d’action. Ce pourrait donc être une porte ouverte pour
développer le grand éolien en Dordogne.
Des idées pour intervenir dans la consultation :– Demander le maintien à zéro éolienne dans le plan d’action et réaffirmer l’inadéquation entre Dordogne et grand éolien.-
Demander un minimum de 1000 mètres entre les machines et les
habitations pour faire une étude du potentiel qui tienne compte de la
taille envisagée des machines, qui a doublée depuis l’instauration du
minimum de 500 mètres.- Demander la réévaluation de la carte (figure 4) du document Rapport d’évaluation des potentiels et d’élaboration de la stratégie avec une distance minimale de 1000 mètres.
Cordialement FORCES PERIGORD, Collectif de 7 associations de Dordogne, 2000 membresforces_perigord@laposte.net
CEP – Citoyenneté Environnement Périgord ; Asso3D – Défense du val de Dronne et de la Double ; VC24 – Vents Contraires 24 ; VIAPL – Vivre Informer Agir en Périgord Limousin ;HVN – Haute Vallée de la Nizonne ; PHPN – Protégeons le Haut Périgord Noir ; VCSG – Vents Contraires à Saint-Geyrac
NOTES COMPLEMENTAIRES 1. Les éoliennes ne sont pas adaptées en DordogneOn note en Dordogne une forte majorité de la société civile extrêmement réservée sur le développement de l’éolien industriel dans le département. Ceci s’explique aisément par les motifs qui suivent :- Les vents, trop faibles, imposent des éoliennes de grande hauteur de l’ordre de 200 mètres de haut.- L’habitat étant très dispersé, les distances aux habitations sont trop faibles pour éviter l’écrasement visuel et les nuisances sonores. Le minimum de 500 mètres est insuffisant eu égard à la taille des éoliennes.- Nos paysages sont un atout pour le tourisme, principale activité économique du Périgord.- La biodiversité est très riche et nous sommes traversés par un important couloir migratoire.- D’autres énergies renouvelables sont mieux adaptées au contexte local et sont acceptées par la population. 2. L’opposition à l’éolien industriel en Dordogne est majoritaire parmi les habitants, les élus et les acteurs économiques et culturels :– Le collectif FORCES PERIGORD regroupe 7 associations de 2000 membres et une manifestation a réuni 500 personnes à Nontron le 25 mars 2017. – Les personnalités politiques du département se sont engagées : le sénateur Bernard Cazeau, le conseil départemental à l’unanimité le 13 janvier 2017 sous la présidence de Germinal Peiro, le député Jean-Pierre Cubertafon. – Les associations et groupements qui comptent en Dordogne ont pris clairement position : le syndicat de l’Hôtellerie de plein air (SDHPA Dordogne), les Gîtes de France Dordogne, la Fédération Départementale des Chasseurs de la Dordogne, les chasseurs d’oiseaux migrateurs (ACOM24), la SEPANSO Dordogne (France Nature Environnement), les associations de défense du patrimoine bâti et des paysages (VMF, SPPEF), Sites en Périgord (sites touristiques les plus visités, 5 millions de visiteurs par an). – Pour tous les projets éoliens qui ont été tentés en Dordogne, une quinzaine, des tensions ont été rapidement perceptibles. En revanche, des projets d’énergies renouvelables bien conçus ne soulèvent aucune opposition, par exemple la centrale photovoltaïque de Faux ou celle de Saint-Aulaye-Puymangou.
Un article … de plus… (Contrepoints du 25-05-2019) sur cette arnaque aux éoliennes et au photovoltaïque !…
Bonne lecture.
——————————————————————————————————————-
Sortez la tête du sable moelleux de l’écologiquement correct. Les beaux discours sur les énergies éoliennes et photovoltaïques ne sont que du vent !
Par Michel Gay.
Des affairistes liés à des groupes anti-nucléaires dogmatiques et
autres altermondialistes décroissants ont fait rêver nos élus avec du
soleil et du vent pour produire de l’électricité « locale et gratuite »
au nom d’une radieuse idéologie « verte ».
Cela a été d’autant plus facile que ces élus, issus majoritairement
d’une formation littéraire, sont sensibles à un discours simpliste
d’autonomie énergétique. C’est tellement plus simple à faire passer
auprès de leurs électeurs prêts à croire, eux aussi, aux contes de fées.
Du rêve gratuit…
Bercé par des présentations idylliques et flatteuses, le gouvernement soutient toujours financièrement
(avec l’argent des contribuables et des consommateurs) le développement
des éoliennes et des panneaux photovoltaïques. Le Premier ministre
l’assure encore le 21 mai 2019 à l’Assemblée nationale : « Si nous
voulons développer ces énergies renouvelables, nous devons les financer
et ça passe en effet par un prélèvement sur le prix de l’électricité ». C’est un engagement « forcément » bon pour la planète et nos enfants, et les Français paieront… pour rien !
Dans ce contexte, et sans le prévoir, ces élus et le gouvernement ont favorisé le gaz dont un gazoduc en provenance de Russie passe par l’Allemagne.
Et, contrairement aux Allemands
qui utilisent abondamment leur charbon, la France n’a pas de ressources
énergétiques dans son sous-sol. L’Allemagne se donne une bonne
conscience écologique (ruineuse) avec ses éoliennes et ses panneaux photovoltaïques, mais elle reconstruit des centrales au charbon qu’elle extrait d’immenses mines à ciel ouvert pour la vraie production d’électricité.
L’alimentation en énergie d’un pays (carburants, électricité,
chauffage…) est un vaste sujet parfois difficile à comprendre. Les élus
préfèrent donc se laisser berner (volontairement ?) par des activistes
et des militants de la cause verte par démagogie pour caresser leurs
électeurs dans le sens du poil plutôt que de faire preuve de pédagogie…
Le courage politique fait souvent défaut pour défendre un intérêt
général lointain.
Les élus et l’ADEME répètent inlassablement, à tort, que l’Europe a besoin d’un « mix énergétique« , encore appelé « bouquet énergétique« , composé notamment d’éoliennes et de panneaux photovoltaïques.
Et s’il s’agit de ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier, encore faut-il ne pas mettre des œufs pourris dans les autres paniers car ils ne seront d’aucun secours en cas de famine…
Une aberration écologique, économique et technique
L’importation et la subvention d’éoliennes, et surtout de panneaux
photovoltaïques, vont coûter des dizaines de milliards d’euros pendant
vingt ans… pour rien.
N’est-ce pas la véritable noblesse de l’élu de ne pas céder à des
effets de mode et de savoir discerner dans le long terme ce qui est bon
pour la France ?
Or, malheureusement, certains se comportent davantage en représentant
de lobbies locaux qu’en défenseurs de l’intérêt général des Français.
Ah, bien sûr, il faut se faire réélire… Et la place paraît bonne !
Attention à la danse macabre !
Mesdames et messieurs les élus de tous bords, ouvrez les yeux sur les difficultés techniques et économiques
que l’Allemagne rencontre avec ses éoliennes, ses panneaux
photovoltaïques et son réseau électrique ! Prenez le temps de lire et de
comprendre les arguments techniques qui sont à votre disposition, même
si le chant des sirènes de Greenpeace semble plus attirant et tellement
plus facile à écouter.
Arrêtez le délire financier et technique des énergies renouvelables
(hors hydroélectricité) dans lequel vous avez engagé la France et même
l’Europe.
Sortez la tête du sable moelleux de l’écologiquement correct. Les
beaux discours sur les énergies éoliennes et photovoltaïques ne sont que
du vent et un phare éblouissant qui vous empêchent de voir les leurres
qui conduisent l’Europe de l’énergie dans le caniveau.
En continuant dans la voie tracée par la loi de transition énergétique pour la croissance verte (LTECV), la France se retrouvera dans la nécessité de reconstruire des centrales à gaz pour éviter des coupures de courant.
Depuis le temps qu’on le dit !… Ca commence enfin à se savoir…Et devinez qui l’on retrouve dans les parages…Patrick Bessière… le PDG d’Abo Wind !…qui, bien sûr, fait tout pour exclure la responsabilité du « parc » éolien…
Une « ferme » éolienne qui fait mourir les vaches, ça c’est « vachement » écolo !…
Un article du 25-03-2019 de Thibault DUMAS (de Médiacités).
Bonne lecture…
Depuis l’ouverture du parc éolien de Nozay, les vaches meurent et les humains sont malades
Des animaux qui
meurent, des hommes malades, deux agriculteurs au bord de l’asphyxie
financière… Depuis l’implantation d’un parc éolien en 2012 à Nozay,
entre Nantes et Rennes, les services de l’État sont désemparés face à
des effets secondaires aussi alarmants qu’inexpliqués. Une situation qui
préoccupe jusqu’au ministère de la Transition écologique.
Nozay (Loire-Atlantique), reportage
Dans un vrombissement régulier, les pales des éoliennes fendent
l’air, une centaine de mètres en surplomb des pâturages. Le vent d’ouest
souffle et le ciel s’anime en ce mercredi d’hiver, aux alentours de
Nozay (Loire-Atlantique), en bordure de la N137, qui relie Nantes à
Rennes. Au pied des huit turbines qui tournent à pleine vitesse, les
arrêtés préfectoraux s’amoncellent, cloués sur des poteaux en bois. « C’est sûr que notre histoire, c’est une histoire de fous »,
soupire, en regardant droit dans les yeux, un agriculteur du coin. Du
côté de la préfecture de la Loire-Atlantique, on concède, par la voix de
son secrétaire général, Serge Boulanger, « [qu’]on est devant une situation atypique, pour laquelle on se doit de trouver des explications ».
Cette « histoire de fous »
affecterait aujourd’hui des dizaines d’habitants de quatre communes
voisines (Nozay, Abbaretz, Puceul, Saffré) et frappe surtout durement
deux exploitations agricoles [1], installées autour des éoliennes. « On va crever dans tous les sens du terme, financièrement ou au niveau de notre santé »,
s’alarme l’éleveuse Céline Bouvet, 44 ans, aussi déterminée qu’épuisée
par cinq années d’un combat kafkaïen mené au côté de son homologue
Didier Potiron, 50 ans. Aucun des deux ne se décrit pourtant comme « anti-éolien ». Ils ont même décliné toutes les offres de service de collectifs d’opposants.
« La coïncidence
chronologique avec les travaux de construction puis la mise en route de
l’éolienne est suffisamment troublante pour justifier des investigations
complémentaires »
Tout débute fin 2009 quand l’entreprise toulousaine ABO Wind vend aux deux exploitants un projet (ancien) de champ éolien, exploité par KGAL, un énorme fonds d’investissements allemand, qui en possède une soixantaine. L’argumentaire est tentant : « Ça sera tout bénéfice pour vous. » La promesse ?
Respectivement 2.000 et 4.000 euros annuels pour le fonctionnement
d’une partie du parc éolien des Quatre Seigneurs, dont les travaux
démarrent fin 2012 pour une mise en route en juin 2013. Le début des
ennuis pour ces deux exploitants du cru qui ont repris des fermes
familiales.
« Chez nous, raconte Céline Bouvet, cela a commencé par des problèmes de mammites [inflammation de la mamelle des vaches]. On
est obligé de jeter le lait, car il est rempli de caille et de
grumeaux. Après, ça a été l’explosion : les vaches refusent parfois de
monter dans les salles de traite, ou font demi-tour à l’approche des
éoliennes, comme s’il y avait une barrière électrique invisible. Au
niveau fécondité, c’est aussi devenu une catastrophe », dit-elle, dans une étable, au milieu de sa trentaine de vaches laitières.
Les nombreux arrêtés préfectoraux affichés à proximité des éoliennes
La synthèse de la dizaine d’expertises réalisées dans le cadre du GPSE (Groupe permanent pour la sécurité électrique en milieu agricole) confirme le tout, au printemps 2015. « La
coïncidence chronologique avec les travaux de construction puis la mise
en route de l’éolienne est suffisamment troublante pour justifier des
investigations complémentaires (…) Elles sont absolument indispensables
pour essayer de comprendre ce qui se passe dans ces élevages »,
conclut son auteure, la professeure émérite Arlette Laval de l’Oniris
(École vétérinaire de Nantes), pourtant sceptique au départ. Une alerte
que l’on retrouve quasiment mot pour mot dans les longs rapports
vétérinaires et médicaux concernant les deux exploitations, dont les
équipements ont été définitivement mis hors de cause par les experts.
Dans une ferme voisine du parc éolien des Quatre Seigneurs.
Sur celle de Didier Potiron, où pâturent près de 75 bêtes, la perte
financière a été évaluée par un cabinet indépendant à 93.000 euros sur
une seule année. Un montant énorme pour une entreprise agricole qui
affiche 300.000 euros de chiffre d’affaires. En cause : la surmortalité
des vaches, notamment les plus jeunes, avec une cinquantaine de décès
par an. « Il faut une gestion
extrêmement rigoureuse pour arriver à s’en sortir. On fait zéro
investissement, on est toujours à la limite. C’est révoltant, parce que,
depuis le début, on est transparents et au bout de six ans, on en est
toujours au stade des expertises. Pour moi, le dossier a été bâclé par
les services de l’État », dit-il. Cette
accumulation de problèmes a poussé les deux agriculteurs — et une
dizaine de riverains, nous y reviendrons — à déposer plainte contre la
ferme éolienne des Quatre Seigneurs dès l’été 2014 puis, à nouveau, en
2017. Tout en privilégiant le dialogue et la collaboration. Pour
l’instant…
« Pour le moment, sur le
plan scientifique, ces études n’ont pas permis de faire le lien entre le
parc éolien et les symptômes constatés chez l’être humain et l’animal »
Selon notre décompte, pas moins de 20 études [2] de tous ordres ont déjà été réalisées sur place. « C’est le parc éolien le plus étudié en France », glisse Patrick Bessière, PDG d’Abo Wind, qui reconnait que « la discussion avec les exploitants n’est pas toujours sereine ».
Un géobiologue, décontenancé, est venu des dizaines de fois. Un
haut-fonctionnaire de la Dreal (Direction régionale de l’environnement,
de l’aménagement et du logement, qui chapeaute l’éolien) a, lui, eu beaucoup de mal à cacher son irritation devant ces problèmes inexpliqués. « Pour
le moment, sur le plan scientifique, ces études n’ont pas permis de
faire le lien entre le parc éolien et les symptômes constatés chez
l’être humain et l’animal, note Serge Boulanger, le numéro 2 de la préfecture de Loire-Atlantique. Ça ne veut pas dire qu’il y en a pas, mais ça ne veut pas dire qu’il y en a un. On se doit de continuer à explorer les choses. »
La piste de la relocalisation des exploitations n’est néanmoins plus
tabou. Dans un courrier que nous nous sommes procuré, la préfecture
écrit qu’elle y travaille avec la chambre d’agriculture du département.
Le parc éolien des Quatre Seigneurs.
Conséquence d’un arrêté préfectoral pris en urgence l’été dernier, une inédite campagne de tests a débuté mi-janvier, sous l’égide d’Oniris et de cabinets spécialisés. « On
met l’ensemble du parc à l’arrêt, puis on va rebrancher les éoliennes
une par une pour voir si cela a un effet sur le comportement animal et
les êtres humains, explique Serge Boulanger. Cela n’avait jamais été fait jusqu’ici. » La perte liée à l’arrêt du parc se fait sans compensation [3] pour l’exploitant, KGAL,
et les tests sont financés à hauteur de 25.000 euros par une enveloppe
publique du ministère de l’Écologie, une première — jusqu’ici,
constructeur et exploitant privés réglaient la facture, alimentant des
soupçons de partialité des études.
Car, l’affaire a pris une tournure politique. « L’été dernier, une vache pissait le sang, morte au pied d’une éolienne. C’était le quatrième décès dans la journée »,
raconte un agriculteur. Nicolas Hulot, alors ministre de la Transition
écologique, est alerté par le parlementaire La République en marche (LREM) (ex-PS) de la circonscription, Yves Daniel, lui-même issu du monde agricole. « Au nom de l’application du principe de précaution dans l’éolien pour lequel je me bats depuis des années » [il avait posé une question écrite sur le sujet dès l’automne 2014], explique ce dernier, qui souhaite néanmoins rester discret sur ce « dossier sensible ».
Dans la foulée d’un entretien informel avec le parlementaire, le
ministère de l’Écologie prend les choses en main depuis Paris. Il est
vrai que, localement, les maires des communes concernées préfèrent ne
pas évoquer l’affaire. La communauté de communes de la Région de Nozay
compte deux parcs éoliens et d’autres projets attendent dans les
cartons. Quant à celui des Quatre Seigneurs, il rapporte à lui seul pas
loin de 84.000 euros par an à la collectivité, dont les élus n’ont
jamais donné suite à nos demandes d’interview.
Pourtant, le temps presse. Outre les animaux, les riverains se plaignent aussi de « troubles du sommeil importants »,
ce qui a conduit une dizaine d’entre eux à se joindre au combat des
exploitants. À l’image de Renate, une retraitée franco-allemande venue
s’installer ici il y a 30 ans : « C’est
simple, je me réveille toutes les nuits à deux heures du matin sans
pouvoir me rendormir. Et quand je dors ailleurs, tout va bien. » Un témoignage recoupé par de nombreux autres que nous avons recueillis.
« Si, par bonheur, on trouvait de quoi ça provient… »
Certaines pathologies sont encore plus préoccupantes : kyste qui ne
se résorbe pas chez un adolescent, cancer qui s’accélère chez un
riverain, crises d’épilepsie, inflammations musculaires, etc. La fatigue
ou l’anxiété fragilisent-elles les corps ? Ou s’agit-il d’un effet nocebo (l’inverse de l’effet placebo) ? « Quand vous allez aux urgences, on vous dit que le problème, c’est vous »,
dit une habitante. En attendant, les boîtes de médicaments s’accumulent
dans les cuisines et les placards des riverains des éoliennes, qui
réclament depuis plusieurs années une étude des effets sur la santé
humaine. « Quelque chose se fera dans les mois à venir sous l’égide de l’Agence régionale de santé (ARS) », annonce-t-on du côté de la préfecture, sans plus de précisions sur un calendrier ou sur un périmètre.
En attendant, les autorités butent sur la question que tout le monde se pose : d’où vient le problème avec ces éoliennes ? Si le mouvement des pales fait l’objet d’un certain nombre de travaux — et aussi de fantasmes —, c’est le champ électromagnétique généré par les câbles de 20.000 volts enterrés pour raccorder les huit éoliennes au réseau EDF
qui concentre les investigations. Surtout que les sols humides des
environs de Nozay sont drainés par des rivières souterraines : une
importante quantité d’eau a été pompée pendant les travaux
d’installation.
Le parc éolien des Quatre Seigneurs.
Cette hypothèse est défendue par Allain Lamy, 71 ans, ancien cadre d’EDF : « Des bactéries dites magnétotactiques s’en serviraient pour proliférer dans l’ensilage des fermes [l’alimentation des animaux], dont
la température est déjà montée 20 °C au-dessus de la température
ambiante. Pour en avoir le cœur net, il faudrait pousser de vraies
investigations sur le sujet », ajoute ce Nantais qui soutient depuis trois ans les exploitants du parc éolien des Quatre Seigneurs.
Serge Boulanger, secrétaire général de la préfecture de Loire-Atlantique, le reconnaît : « Il
y a une particularité dans ce parc éolien : chaque éolienne est reliée
aux autres par un câble en cuivre. On appelle ça une liaison
équipotentielle, pour une mise à la terre commune, alors que, sur
d’autres parcs, on a une mise à la terre par éolienne. Mais, il peut y
avoir aussi, sans liens avec l’éolien, l’influence d’un faisceau radar
aéronautique, la proximité d’une ligne à haute tension, etc. »
Si l’exploitant allemand KGAL n’a jamais
répondu à nos sollicitations et semble ralentir toutes les procédures,
le fabricant du parc, la société toulousaine Abo Wind, s’explique, elle,
par courriel [4] : « Nous
avons toujours porté une attention particulière aux problèmes évoqués
par les riverains. Ceci est toujours le cas durant la phase de
développement, mais également durant la phase post-implantation. Ce
n’est pas pour autant que le parc éolien n’est pas conforme aux normes
et réglementations en vigueur… »
Une fin de non-recevoir qui ne satisfait évidemment personne. Tandis que les investigations se poursuivent, la FNSEA 44 et les Jeunes Agriculteurs 44, qui suivent l’affaire de près,
ont monté un groupe de travail pour recenser les problèmes inexpliqués
et élaborer une charte d’implantation des éoliennes. En regardant leurs
pales tourner, l’éleveuse Céline Bouvet ne peut retenir un soupir : « Si, par bonheur, on trouvait de quoi ça provient… Mais il y a tellement d’enjeux financiers. À côté, nous, on est des merdes. »
Article initialement paru dans Mediacités Nantes le 14 février 2019.
[1] Un
troisième exploitant agricole connaît depuis 2012 des problèmes
analogues. Craignant une mauvaise publicité qui pourrait aggraver ses
difficultés financières, il n’a lancé aucune démarche et ne souhaite pas
s’exprimer publiquement. Une quatrième exploitation, qui a acquis
récemment des terres au pied du parc éolien pourrait également être
concernée.
[2] Outre
les rapports des vétérinaires locaux et ceux de l’École vétérinaire de
Nantes, on peut citer celui du cabinet spécialisé dans les énergies
renouvelables 8.2. Les cabinets, Aemc, Cetim, Consultelec, Emitech ou
encore Dekra sont intervenus pour ce qui concerne les mesures
magnétiques ou électriques, Cerema pour l’impact sonore, Sixense
Environnement pour les vibrations. L’audit technique et financier a été
réalisé par le cabinet Aexpertis. Sans oublier les services de l’État,
Dreal, DDTM, les organismes agricoles ou encore les géobiologues…
[3] La SAS
Ferme éolienne de Nozay affiche, à la lecture des derniers comptes
disponibles (septembre 2017), 1 million d’euros de perte. Rien
d’inhabituel, puisque les spécialistes de l’énergie verte estiment qu’un
parc éolien devient rentable au bout d’une dizaine d’années en
moyenne. De son côté, l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de
l’énergie (Ademe) évalue à vingt ans environ la durée de fonctionnement
totale d’un parc éolien. Les turbines de Nozay tournent depuis six ans…
[4] Joint au téléphone le PDG d’Abo Wind, Patrick Bessière, complète et envisage plusieurs hypothèses pouvant exclure la responsabilité du parc éolien. « Un mât GSM a été monté au même moment que le parc et il y a aussi la proximité de la ligne de tram-train Nantes-Châteaubriant [inaugurée en 2014, à 6 kilomètres du parc]. Ça n’a pas fait l’objet d’investigations pour l’instant ».
Photos : Thibault Dumas/Mediacités . chapô : une ferme voisine du parc éolien des Quatre Seigneurs.
——————————————————————————————————————–
UNE AUTRE INFO SIMILAIRE !… ÉTONNANT NON !!!…
Courant électrique. D’autres vaches victimes en Loire-Atlantique ?
Publié
le 24 mars 2019 à 17h04
2VOIR LES
COMMENTAIRES
image: https://www.letelegramme.fr/images/2019/03/24/photo-claude-prigent_4481934_540x273p.jpg?v=1
PHOTO CLAUDE PRIGENT (Claude
Prigent/Le Telegramme)
En Loire-Atlantique, plusieurs exploitants se plaignent d’un taux de
mortalité anormalement élevé de leurs bêtes installées près d’un champ
d’éoliennes. Une histoire qui rappelle celle d’agriculteurs du
Centre-Bretagne.
En milieu de semaine, deux
agriculteurs du Centre-Bretagne témoignaient dans nos colonnes. Patrick
Le Néchet, éleveur de Querrien (22), racontait comment il avait perdu
120 vaches en 5 ans. Stéphane Le Béchec, installé à 30 kilomètres de là,
du côté d’Allineuc, revenait sur la mort
de 170 de ses vaches en 3 ans.
Pour les deux hommes,
très peu de doute, le courant électrique anormalement élevé qui circule
dans leurs champs serait à l’origine de cette hécatombe. Stéphane Le
Béchec croit même avoir identifié une partie
du problème : des panneaux photovoltaïques installés à proximité.
Le
principal souci des grandes organisations non gouvernementales (ONG) de
défense de l’environnement est, nous disent-elles haut et fort, de
faire face à l’urgence climatique. Depuis des années, elles militent,
soi-disant dans ce but, pour le développement rapide dans notre pays de
centrales éoliennes et photovoltaïques, et la fermeture immédiate de nos
centrales nucléaires. Leur idole est l’Allemagne, qui a construit
maintenant une puissance de plus de 100 GW de centrales éoliennes et
photovoltaïques[1], et aura fermé toutes ses centrales nucléaires d’ici 2022.
Eolien + solaire – nucléaire = + de charbon et/ou de gaz
Mais, du fait de l’intermittence et du caractère fatal et non
pilotable de l’éolien et du photovoltaïque, l’Allemagne a dû
impérativement conserver l’intégralité de la puissance de ses centrales
pilotables. Cela pour pouvoir faire face aux périodes sans vent et sans
soleil en période de forte consommation, ce qui arrive plusieurs fois
chaque hiver en même temps dans l’Europe Occidentale toute entière[2].
Elle a donc dû compenser la puissance électrique perdue par la
fermeture de ses centrales nucléaires, par l’augmentation de celle de
ses centrales à gaz et (un peu) à biomasse, tout en conservant ses
centrales à charbon.
Le gouvernement français a semble-t-il décidé de céder aux
injonctions de ces ONG, puisqu’il suit actuellement l’exemple de
l’Allemagne. La France a déjà construit environ 23 GW d’éolien et de
photovoltaïque, mais encore préservé sa puissance de nucléaire. Elle
veut maintenant la diminuer. Mais elle veut aussi fermer ses quelques
centrales à charbon (3 GW de puissance totale). Il lui faudra alors
compter de plus en plus sur des centrales à gaz à cycles combinés (CGCC)
comme centrales pilotables et, comme elle n’en a pas beaucoup
actuellement (environ 6 GW seulement de puissance totale), en construire
de nouvelles. Elle dispose aussi d’environ 3 GW de centrales à
cogénération chaleur-électricité !
Les émissions de CO2 de l’électricité sont bien plus faibles en France qu’en Allemagne !
Mais quels ont été jusqu’à présent les effets de la politique
allemande sur les émissions de CO2 de sa production d’électricité, et
donc sa réponse à l’urgence climatique, et comment ses émissions se
comparent-elles jusqu’ici à celles de la France ?
L’Agence Européenne de l’Environnement estime régulièrement les
quantités de CO2 dues à la production d’électricité des pays européens[3].
De 1990 à 2016, dernière année documentée, les émissions de l’Allemagne
ont été au total d’environ 9 milliards de tonnes et celles de la France
de 1,5 milliard. Cela est dû bien sûr à l’usage très important sur
cette période des combustibles fossiles, charbon surtout, en Allemagne
par rapport à la France, laquelle est mieux dotée en hydroélectricité et
a développé le nucléaire jusqu’à lui faire produire environ 75% de son
électricité. Si l’on rapporte ces valeurs au kWh produit, on constate
que l’Allemagne a envoyé de ce fait en moyenne pendant cette période
environ 550g de CO2 par kWh dans l’atmosphère, contre environ 100g pour
la France. Les valeurs pour 2016, selon la même source, sont de 440,8 g
pour l’Allemagne et de 58,5g pour la France, ce qui montre que si
l’Allemagne a fait des progrès, ceux-ci sont en valeur relative bien
moins importants que ceux de la France, malgré un développement
spectaculaire de l’éolien et du solaire photovoltaïque en Allemagne.
Pour la France, suivre l’exemple de l’Allemagne est donc, d’un point
de vue climatique, un non-sens absolu et une offense à l’esprit de la
COP 21. Mais c’est aussi un danger, comme pour l’Allemagne, d’une
dépendance exagérée au gaz.
Charbon et gaz provoquent en Europe des morts que le nucléaire évite.
Le problème posé par les centrales à combustibles fossiles allemandes
ne se résume pas à celui du climat et à celui de la dépendance au gaz.
Ces centrales sont également préjudiciables à la santé publique, non
seulement en Allemagne, mais ailleurs en Europe du fait de la pollution
atmosphérique qu’elles entraînent dans les pays voisins. Une étude sur
cette question[6],
commanditée par des ONG environnementales, fait état d’environ 23 000
morts prématurées en 2013 en Europe rien que du fait des grosses
centrales à charbon, dont 4350 dues aux seules centrales à charbon
allemande, et 390 dues aux centrales à charbon françaises, soit de 2013 à
2038, à structure de production égale, environ 110 000 morts
prématurées à venir dues à l’Allemagne, contre environ 10 000 dues à la
France. Cela sans compter la contribution des centrales à fuel et à gaz,
qui est loin d’être négligeable, selon une étude des médecins
spécialistes Markandya et Wilkinson[7] publiée par la célèbre revue médicale « The Lancet ».
Une étude à laquelle les médias européens ont fait très peu de
publicité est celle des climatologues américains Karecha et Hansen[8],
qui expliquent, sur la base de l’étude de Markandya et Wilkinson, que
le remplacement des centrales à charbon, à fuel et à gaz par des
centrales nucléaires aurait évité 1,84 millions de morts prématurées
dans le monde entre 1970 et 2010, dont 290 000 en France (et aussi évité
l’émission de 64 milliards de tonnes de CO2) !
Pour la santé publique en Europe, la politique allemande de
l’électricité n’est donc pas non plus un exemple à suivre pour la
France.
La politique allemande a un coût très élevé qui pèse sur les ménages.
Cette politique allemande est-elle au moins avantageuse d’un point de
vue financier ? Certes non, puisqu’elle a déjà eu pour résultat de
faire pratiquement doubler le prix de l’électricité pour les ménages par
rapport aux prix français. Eolien et solaire photovoltaïque, aussi bas
que deviennent leurs coûts de production, ne peuvent en effet que faire
augmenter les coûts globaux de production du mix électrique. Il y a à
cela trois raisons : 1- éolien et solaire photovoltaïque étant
intermittents, leur coût d’investissement s’ajoute à celui des centrales
pilotables puisque, en l’absence de solution par stockage, ils ne
peuvent pas les remplacer 2- le réseau électrique doit être renforcé et
développé : des milliers de km de lignes à haute tension sont par
exemple construits actuellement en Allemagne, en opposition avec les
populations concernées, pour amener l’électricité des éoliennes offshore
du Nord aux industries du Sud. 3- Il faut subventionner les
indispensables centrales pilotables, dont une partie de la production
est remplacée par celle des centrales éoliennes et solaires, ce qui les
rend moins rentables, pour qu’elles ne mettent pas la clef sous la
porte.
En France, ce prix a d’abord augmenté surtout par le biais d’une
taxe, la Contribution au service public de l’électricité (CSPE),
affectée aux deux-tiers à l’éolien et au solaire en compensation de
leurs surcoûts par rapport aux prix du marché. De 2009 à 2016, ce prix
est devenu proportionnel à sa puissance installée d’éolien et de solaire
photovoltaïque par habitant, phénomène que l’on a observé aussi en
Allemagne, mais d’une manière générale dans les pays d’Europe
Occidentale[9].
Mais depuis 2017 les taxes sur les carburants alimentent dans le budget de l’Etat un Compte d’Affectation Spéciale Transition énergétique (CASTE), dédié pour l’essentiel à l’éolien et au solaire photovoltaïque. Les subventions directes sont donc compensées non plus par des taxes sur l’électricité, mais par des taxes sur les carburants. En même temps les dépenses indirectes, augmentation des coûts de réseaux, subventions aux centrales pilotables… ont été mises à la charge du gestionnaire de réseau et d’EDF. Pour autant la CSPE n’a pas été supprimée. Elle a simplement été plafonnée à 27 euros/MWh TTC. L’augmentation du prix de l’électricité en France va donc maintenant certes moins dépendre de la capacité installée d’éolien et de solaire, mais en contrepartie ceux-ci deviendront responsables d’une partie de l’augmentation des prix des carburants, à laquelle les gilets jaunes ont été extrêmement sensibles.
Rappelons que l’Allemagne aura dépensé pour sa transition énergétique à base d’éolien et de solaire photovoltaïque plus de 500 milliards d’euros d’ici 2025, et probablement de l’ordre de 1000 milliards d’euros au bout du compte[10]. Cela veut dire que l’Allemagne a déjà consacré en moyenne plus de 25 milliards d’euros par an à cette politique, sans résultats pour le climat. Elle en a fait porter le coût essentiellement sur les ménages. Pourquoi vouloir en faire autant alors que, pour les mêmes raisons, il faut s’attendre à un échec piteux?
L’éolien et le solaire détruiront en France plus d’emplois qu’ils n’en créeront.
Cette politique est-elle au moins créatrice d’emplois ? Sans doute en
Allemagne pour les éoliennes, parce qu’elle en fabrique. Mais c’est
beaucoup moins vrai du solaire photovoltaïque, car l’Allemagne importe
comme tout le monde ses panneaux photovoltaïque de Chine. Quant à la
France, elle ne fabrique ni éoliennes ni panneaux photovoltaïques et
donc l’argent consacré à ceux-ci sera dépensé en grande partie à
l’étranger. Il en résultera globalement une perte d’emplois supérieure à
leur création, et un déficit commercial supplémentaire.
ONG environnementales, revenez sur terre !
ONG environnementales, revenez sur terre, et, pour le climat, pour la
santé publique, exigez de l’Allemagne qu’elle ferme au plus vite ses
centrales à charbon et à gaz, et garde ses centrales nucléaires
restantes, plutôt que d’exiger de la France qu’elle ruine ses citoyens
et la rende addictive au gaz importé, en développant au forceps l’éolien
et le solaire photovoltaïque inutiles, et en fermant ses centrales
nucléaires. Exigez également que les sommes mises en pure perte sur
l’éolien et le solaire photovoltaïque soient mises sur des actions
efficaces de réductions des émissions de CO2 de nos secteurs les plus
émetteurs, l’habitat et les transports ! C’est à cela que devrait servir
une taxe carbone, et non à financer des éoliennes et des panneaux
photovoltaïques qui ne peuvent réduire ces émissions en France. Avec en
outre l’avantage de créer des emplois un peu partout en France, au lieu
de les créer à l’étranger.
Et défilez pour le climat en Allemagne, et non en France qui est de
ce point de vue la plus vertueuse des grandes nations industrialisées.
[7] Markandya, A., and Wilkinson(P.), 2007 : https://www.academia.edu/12681524/Electricity generation_and_health
[8]
Kharecha, P.A., and J.E. Hansen, 2013: Prevented mortality and
greenhouse gas emissions from historical and projected nuclear power.
Environ. Sci. Technol., 47, 4889-4895, doi:10.1021/es3051197
Bernard Durand est géochimiste, ex-directeur de la division géologie-géochimie de l’Institut français du pétrole et des énergies nouvelles et ex-directeur de l’Ecole normale supérieure de géologie. Jean-Pierre Riou est chroniqueur indépendant sur l’énergie
Le coût complet du démantèlement d’une éolienne peut grimper à 850 000 euros.
Vous êtes propriétaire et démarché pour une éolienne, ou vous avez
signé un bail, ou encore il y a déjà une éolienne sur votre terrain?
Alors lisez bien et faites lire ceci à vos enfants, à votre avocat ou à
votre notaire…. Si votre commune s’en occupe, n’oubliez pas que vous
êtes aussi contribuable… et si vous appréciez l’environnement,
préservez le.
Les USA comptent 14 000 éoliennes
abandonnées, information dans « AmericanThinker » à l’occasion des
désastres environnementaux des gigantesques fermes éoliennes
dévastées de Kamaoa, de Tehachapi, et bien d’autres. Les sociétés qui
les possédaient se sont évanouies. Les recherches de responsabilité sont
difficiles ou impossibles. Ce
scandale encore peu connu arrive très vite en France car les techniques
utilisées sont les mêmes chez nous, puisque ce sont très souvent de
mêmes fonds de pension qui possèdent ces éoliennes. Les
propriétaires ont loué leurs terrains aux promoteurs éoliens qui leur
ont assuré tout prendre en charge et restituer le terrain « en l’état ».
Des élus locaux et parfois des fonctionnaires ont aussi « rassuré » ces
propriétaires aux côtés des promoteurs. Ils ignorent souvent que les
éoliennes sont en fait revendues dès leur mise en service et simplement
gérées par les promoteurs. Les promoteurs éoliens constituent pour
chaque projet des sociétés coquilles au capital minimum de quelques
milliers d’euros dont les actionnaires changent au fil des années, selon
des ramifications infinies en France et à l’étranger y compris dans les
paradis fiscaux. La recherche de toute responsabilité en cas de
problème risque de ne jamais aboutir. Alors
que la finance n’hésite pas à abandonner des entreprises avec du
personnel, il est encore plus facile d’abandonner des éoliennes.
Les
propriétaires subissent deux énormes menaces qui sont des bombes à
retardement sur leur patrimoine et leur situation personnelle. Ils
devraient faire relire leur bail par des experts ou des avocats
indépendants avant qu’il ne soit trop tard. Les jurisprudences les
menacent à chaque instant selon la règle « pollueur-payeur » qui frappe
le propriétaire des terrains.
La plupart du temps les contrats de
location de terrain signés avec les promoteurs éoliens l’ont été à
l’amiable, sans la présence d’un expert indépendant ou d’une association
agréée de consommateurs. Il existe d’ailleurs de nombreux doutes sur
la légalité de ces opérations par rapport à la législation sur la vente
à domicile par des professionnels rappelée par la DGCCRF. De
nombreux baux risquent d’être non valables en cas de litige.
Deux menaces importantes les concernent : tout
d’abord la défaillance pure et simple de la société avec laquelle ils
ont contracté, et donc des provisions de démantèlement qui les
couvrent. Malgré les dispositions légales contraignantes et le Code de
Commerce, la plupart de ces sociétés ne publient même pas leurs comptes.
De ce fait, il est souvent impossible de vérifier que les provisions
légales de démantèlement sont constituées. Plusieurs défaillances sont
déjà survenues.L’un des principaux promoteurs éoliens français ne vient
il pas de faire l’objet d’une opération financière atypique sur son parc
éolien, devenu la propriété majoritaire d’une curieuse banque
egyptienne jusqu’ici inconnue en Europe, et tout cela géré
depuis l’étranger ?
L’autre menace est dans les socles en béton dont les propriétaires restent à vie responsables
Par un subterfuge, le démantèlement est
prévu au ras du sol selon le Décret 2011-985 du 23 aout 2011. Mais cette
astuce occulte les obligations bien plus importantes et réelles des
articles L162-9 et suivants de la loi n° 2008-757 du 1er août 2008. Or
chaque éolienne nécessite 2 à 3000 tonnes de béton souterrain, parfois
plus. Ce béton et ses ferrailles sont d’importantes menaces de pollution
ou de perturbation du sol et des nappes phréatiques. A la moindre
alerte, à la moindre sommation, c’est donc le propriétaire du terrain et
non le promoteur éolien, qui sera recherché, par exemple par la police
de l’eau, par un syndicat intercommunal, ou par une association de
protection de la nature. Et de toutes façons il faudra restituer le site
dans son état initial à la fin du bail. Le coût complet de
démantèlement d’une éolienne est chiffré par les entreprises
spécialisées de 650 à 850 000 €. Les sommes provisionnées, quand elles
le sont, ne sont pas de ce niveau. Le coût d’enlèvement de leur socle en
béton hautement ferraillé n’est pas inférieur à 250 000 € , et encore
s’il n’y a pas de pollution par les huiles des éoliennes. Chaque
éolienne contient 600 litres d’huiles industrielles dont plusieurs
fuites ont été observées. Il suffit de dix litres d’huile pour polluer
le sol en milieu naturel et atteindre un taux critique.
L’éolien a cessé d’être prioritaire dans les énergies renouvelables avec les leçons décevantes de l’expérience sur 10 ans. Désormais
les taxes et les aides vont décliner avec la réforme intervenue en
Europe et en France à partir de 2017. Les tarifs de
démarrage sont ramenés au niveau du marché, très inférieur, ainsi que
vient de le confirmer le 20 avril 2017 une délibération de la Commission
de Régulation de l’Energie. Bill
Gates a confirmé au Financial Times qu’il doublait à 2 milliards ses
investissements dans les énergies renouvelables mais qu’il excluait à
présent tout investissement dans l’éolien, non efficace et non rentable.
Malgré de gros investissements, son ami Warren Buffett a
tout juste retrouvé sa mise dans l’éolien grâce à une défiscalisation
massive mais avec un déficit industriel de 35%, et des subventions déjà
fortement réduites sous Obama qui n’iront pas mieux avec Trump.
La Californie ou Hawaï sont envahis
d’éoliennes rouillées abandonnées. L’Ecosse, ou l’Allemagne, figurent
parmi les premiers pays face au casse-tête d’assumer une quantité très
importante de déchets de pales d’éoliennes dans les dix prochaines
années, car les pales ont une durée de vie limitée et deviennent
cassantes. Les seuls déchets de plastique de pales
d’éoliennes atteignent 225 000 tonnes par an au niveau mondial selon
Scottish Natural Heritage et le département spécialisé des systèmes
industriels de l’Université d’Iowa USA (2016). Personne n’avait pensé à
ce bilan carbone calamiteux.
En fait, les propriétaires ont hérité en pleine propriété des immenses socles en béton implantés dans leur terrain, sans les voir, et sans le savoir. De toutes façons, même si le démantèlement atteint son terme, ce qui est très aléatoire et hypothétique pour de nombreux cas, l’enlèvement du socle béton restera à leur charge, soit 250 000 euros par éolienne. Les baux de location signés par les promoteurs ne le disent pas, la plupart du temps. A la moindre pollution, ce coût sera multiplié par trois. Si le promoteur fait défaillance et disparait, comme malheureusement on le prévoit pour un certain nombre, l’intégralité du coût de démantèlement des éoliennes sera à la charge du propriétaire…et de ses enfants… car alors, il faudra débourser de 650 000 à 850 000 € par éolienne… pour garder son terrain !
Ce texte est une traduction d’un article paru dans le journal « De Telegraaf » aux Pays Bas. On parle beaucoup du massacre des oiseaux mais on oublie celui des insectes … qui font aussi partie de la biodiversité !…
Bonne lecture…
Des milliards d’insectes s’écrasent contre les éoliennes.
Par Edwin TIMMER
AMSTERDAM – On ne parle jamais des éoliennes quand on discute à propos du déclin des populations d’insectes. Pour la première fois, une étude allemande a calculé combien de créatures volantes viennent s’écraser dans les parcs éoliens. Ainsi que le conclue le chercheur Franz TRIEB, les résultats sont inquiétants. Selon lui, les éoliennes tuent des milliards d’insectes chaque année. C’est la première fois qu’un lien est établi entre les éoliennes et le déclin des populations d’insectes.
Chaque année, 24 000 tonnes d’insectes volent le long des pales de plus de 31 000 éoliennes allemandes. Chaque année, 1200 tonnes de papillons et autres insectes volants restent fixés sur les lames, tels des résidus. Ce qui correspond environ à 5 ou 6 milliards d’insectes par jour entre avril et octobre, dit Franz TRIEB, qui travaille pour le Centre allemand de recherche aérospatiale (DLR) de Stuttgart.
L’étude explique que de nombreuses espèces d’insectes utilisent des courants d’air élevés pour migrer. La montée en puissance de l’énergie éolienne en Allemagne (56 gigawatts en 2017) entraîne donc un déclin rapide de la population des insectes. Ainsi que le formule Franz TRIEB : « Nous ne disons pas que seules les éoliennes sont responsables, mais il faut approfondir la question ». Réduire ces pertes d’insectes est également un défi pour l’allemand Energiewende.
On savait que les éoliennes représentent un risque pour le oiseaux migrateurs et les chauves-souris. On sait aussi que les insectes broyés laissent une trace sur les pales des rotors et gênent à l’efficacité des éoliennes nous dit Franz TRIEB. « Cela a même conduit à la création d’un secteur entier d’entreprises de nettoyage dans les parcs éoliens, mais l’effet des collisions sur la chaîne alimentaire ou les populations d’espèces ont été ignorés jusqu’à présent ».
Depuis des années, les scientifiques nous alertent sur la disparition du nombre d’insectes. Des recherches menées par l’université Radboud en collaboration avec des collègues allemands ont conclu en 2017 que la biomasse totale des insectes volants avait diminué de plus de 75% depuis 1989. Selon Arnold Van VLIET, de l’université de Wageningen, les principales causes de la « crise de la biodiversité » sont généralement « le poison agricole » (les insecticides, désherbants, etc.) et l’urbanisation galopante.
Pourtant, personne aux Pays Bas n’a encore établi de lien entre les éoliennes et le déclin des insectes. « C’est nouveau pour moi », dit Arnold Van VLIET. En 2011, il a organisé son propre comptage du nombre d’insectes qui meurent sur les plaques d’immatriculation et les pare-brise des voitures : 133 milliards d’insectes par mois. « J’ai du mal à estimer le degré de responsabilité de ces éoliennes, il faut mettre les choses en perspective ».
« Il est important d’enquêter plus avant ».
Dans le monde agricole, l’étude allemande est considérée avec beaucoup d’intérêt. « Il est toujours très facile de pointer du doigt les agriculteurs. Mais nous ne savons toujours pas grand chose sur la biodiversité, pas même sur l’effet des blattes, par exemple » explique Ben HAARMAN, agriculteur de Raalte et directeur de LTO-Nederland.
Il y a maintenant une coopération aux Pays Bas. En décembre, les agriculteurs, le gouvernement et les ONG ont présenté le plan Delta pour la biodiversité afin de trouver ensemble des moyens d’améliorer les conditions de la population des insectes. Ces nouvelles connaissances seront certainement très utiles…
« Arrêtez de gaspiller nos sous ! » s’égosillait un Gilet jaune. « À quoi ça sert de produire de l’électricité avec de ruineux panneaux solaires et des éoliennes ? »
En voilà une bonne question… que nos élus oublient
de plus en plus de se poser : les énergies renouvelables, notamment les
éoliennes et les panneaux photovoltaïques, à quoi ça sert ?
Par Michel Gay
Michel Gay
Citoyen ordinaire, abonné EDF et contribuable, Michel Gay a été pilote de chasse dans une vie antérieure. Il est l’auteur du livre « Vive le nucléaire heureux » et anime le site Internet www.vive-le-nucleaire-heureux.com. Il a reçu en décembre 2016 le prix Yves Chelet décerné par la Société Française d’Énergie Nucléaire (SFEN / PACA).
Les énergies renouvelables serviraient-elles à :
Produire notre électricité ?
NON ! La France en produit suffisamment et elle exporte même ses nombreux excédents vers les pays voisins (plus de 2 milliards d’euros net en 2018).
Diminuer les rejets de gaz à effet de serre ?
NON ! La production française d’électricité
n’émet pas de gaz à effet de serre (à 95 %, record des pays
industrialisés). Il est difficile de faire mieux. Ses émissions moyennes
de CO2 sont d’environ 50 g de CO2 par kWh, soit 10 fois moins que l’Allemagne.
L’intermittence des renouvelables augmente ces émissions à cause du
soutien obligatoire de centrales thermiques à gaz et à charbon, comme en Allemagne.
Accroître la sécurité d’approvisionnement ?
NON ! Leur disponibilité aléatoire dépendant du vent et du soleil ne permet pas de compter sur les renouvelables car l’électricité n’est pas stockable à l’échelle d’un pays. Il faudrait donc en importer (d’où un gros problème si nos voisins sont dans la même situation météorologique ?).
Réduire le coût de l’électricité ?
NON ! Le courant (acheté prioritairement et
obligatoirement aux producteurs) est payé deux à quatre fois plus cher
que le mix EDF. Ce coût est compensé par une ponction appelée «
contribution au service public de l’électricité » (CSPE) sur notre
facture EDF. Ce prélèvement représentera près de 8 milliards d’euros
cette année. Le cumul déjà prévu par la Cour des comptes atteindra 121 milliards d’euros (!).
Le prix de l’électricité et maintenant du carburant explose au
détriment du pouvoir d’achat des Français et de l’industrie nationale.
Seuls quelques affairistes profitent de ce système immoral.
Produire une électricité de proximité ?
NON ! Des milliers de pylônes et de
transformateurs électriques supplémentaires ainsi que 4 000 km de lignes
à haute tension sont nécessaires pour renforcer le réseau. Ce dernier
doit accueillir des dizaines de milliers de points de production
aléatoire par bouffées qui le déséquilibrent avec des risques grandissants de black-out.
Le développement des éoliennes et des panneaux photovoltaïques serait-il :
Bon pour notre balance des paiements ?
NON ! Et c’est même catastrophique. La quasi-totalité du matériel est importée, principalement d’Allemagne, du Danemark, et de Chine.
Bon pour l’environnement et la planète ?
NON ! Des milliers de socles de béton armé pesant chacun 1 500 tonnes sont enterrés à perpétuité
dans nos champs sous les éoliennes. Les parcs naturels, les forêts, les
zones protégées et les lieux de mémoire sont violés. La faune aviaire
(aigles, buses,…) est hachée par les pales tournant jusqu’à plus 300 km/h, entraînant une atteinte catastrophique à la biodiversité.
Les paysages sont dégradés et des moins-values allant jusqu’à 40 %
sont estimées pour les maisons individuelles dans un rayon de plusieurs
kilomètres.
Les promoteurs cachent le coût du démantèlement futur des
éoliennes. Provisionné officiellement à 50 000 euros par éolienne, ce
coût est en réalité de plus de 400 000 euros. En cas de défaillance (probable) de l’exploitant, le propriétaire du terrain devra payer la différence,
soit plus que le revenu engrangé pendant les 20 ans de son bail. À
défaut, ce sera la collectivité (commune ou communauté de communes) qui
paiera (donc encore le contribuable). Mais le socle, lui, restera à
perpétuité.
Bon pour l’emploi ?
NON ! Les panneaux photovoltaïques sont fabriqués en Chine et les éoliennes à l’étranger. La main d’œuvre,
généralement importée car moins chère, se déplace au gré des chantiers
de montage. Même les centres de contrôle des éoliennes en France sont
souvent situés en Allemagne, voire au Canada.
Au contraire, le renchérissement du coût de l’électricité par les énergies renouvelables détruit de l’emploi dans l’industrie en France et appauvrit les ménages.
Pourquoi donc attribuer des subventions si, comme l’affirment
leurs promoteurs, cette électricité est moins chère que les autres
moyens de production ? Le vent et le soleil seraient même gratuits… mais
pas l’électricité produite qui n’est pas compétitive !
Bon pour la santé ?
NON ! Voir les conclusions alarmantes de
l’Académie de médecine sur la santé et sur les gênes occasionnées par
les éoliennes dans ses rapports du 1er juillet 2003, du 14 mars 2006 et du 9 mai 2017.
Cette Académie recommande notamment de ne pas installer d’éolienne à
moins de 1 500 m des habitations et de diminuer sensiblement le bruit.
Mais qui s’en rappelle et, surtout, qui s’en soucie ?
Bon pour le tourisme ?
NON ! Les touristes désertent les zones décorées d’éoliennes. Seule la menace par l’UNESCO de retirer son « classement au patrimoine mondial » pour le Mont-Saint-Michel a fait reculer le lobby éolien.
Mais alors, à quoi ça sert ?
Ça sert à enrichir un écolo business
grâce aux subventions publiques particu-lièrement rémunératrices
financées par les consommateurs d’électricité. Des ONG, des groupes de
pression et des partis verts bien introduits dans les médias veulent
faire croire depuis plus de 15 ans que seuls le vent et le soleil
produiraient une électricité propre, soi-disant verte, alors que cette électricité est polluante et intermittente. Des affairistes privés et parfois occultes dissimulent les vastes problèmes à venir sous couvert d’écologie.
Ça sert à faire croire que les énergies
renouvelables seraient complémentaires du nucléaire ou bien, encore
plus aberrant, qu’elles pourraient le remplacer. Nous serions « en retard sur l’Allemagne »
alors que la France a débuté sa transition énergétique il y a 40 ans
avec le développement de l’énergie nucléaire qui n’émet ni particules ni
gaz à effet de serre, et dont la gestion des déchets ne pose plus de problèmes techniques.
Les énergies renouvelables ne servent donc… à rien, sinon à ruiner
le performant système électrique actuel et les Français. Et c’est
peut-être un objectif pour certains décroissants.
Les éoliennes et les panneaux photovoltaïques, notamment, sont
censés apporter une solution pour réussir la transition énergétique dont
l’objectif affiché est de diminuer la consommation d’énergie fossile et les émissions de gaz à effet de serre.
En réalité, ces sources intermittentes d’énergies sont nuisibles
pour les Français et représentent (hors hydraulique) une épouvantable
erreur stratégique qui prospère sur des mensonges pour faire croire à la nécessité de remplacer le nucléaire par des énergies renouvelables.
Même Loïk Le Floch Prigent (l’ancien président de la SNCF et ancien PDG d’Elf) le déclare :
« On ne réduira pas le poids du nucléaire uniquement avec des
énergies renouvelables, ça ne marchera pas. (…) Il faudra remplacer des
installations amorties par de nouveaux investissements en augmentant la
part du gaz ! Avons-nous les moyens de gaspiller notre argent ? ». (Magazine Causeur n°66 de mars 2019).
Les ruineuses énergies renouvelables constituent un prétexte
mensonger pour détruire le nucléaire. La collectivité aurait pu gagner
une centaine de milliards d’euros si elle ne les avait pas installées, et la planète ne s’en porterait pas plus mal, et même mieux !
À croire que pour vivre heureux, il faudrait ponctionner toujours
plus de taxes et d’impôts sur les citoyens (tondre les moutons) pour
enrichir quelques profiteurs qui surfent sur une vague verte illusoire.
De plus, le gouvernement va devoir entériner au printemps prochain la hausse du tarif réglementé du gaz reportée depuis janvier 2019 pour cause de Gilets jaunes, et évaluée à 5,9 % par la CRE.
Un nouveau message de la FED pour nous informer de la création du Collectif « Énergie et Vérité », qui veut peser dans le débat sur l’énergie.
LETTRE D’INFORMATION : 11 mars 2019 Bonjour Voici le CP publié à l’instant par le Collectif Énergie & Vérité Cordialement JL Butré ___________________________________________________________________________ Communiqué de presse Paris, le 11 mars 2019 Contact presse : Fanny Milcent-Baudoin Tel : 01 76 21 54 06 fannymilcent-baudoin@accoms.eu
Le Collectif Énergie & Vérité veut peser dans le débat sur l’énergie
Le collectif « Energie et Vérité » a été fondé le 22 février 2019 à Paris à l’initiative de personnalités, d’experts scientifiques, d’économistes et de responsables environnementaux qui partagent les mêmes valeurs concernant la vérité sur l’énergie, domaine fondamental du futur développement de la France. Le collectif veut avancer des arguments libres de toute idéologie, analyser les études qui sont publiées, démêler le vrai du faux et le faire savoir. Le collectif constate que le programme de la « transition énergétique et des énergies renouvelables », mis au cœur des actions du gouvernement a été largement détourné au profit de l’éolien industriel. C’est dans ce domaine que le collectif fera en priorité des recommandations au gouvernement. Pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, le collectif recommande que les moyens financiers alloués à l’éolien soient reportés vers un grand programme de rénovation thermique des bâtiments ainsi qu’à la recherche sur les économies d’énergies et autres EnR, au bénéfice du pouvoir d’achat des français. Le collectif alerte le gouvernement sur les conséquences liées au développement éolien qui n’a jamais prouvé son utilité : Il a un effet nul sur la diminution des gaz à effet de serre, Il affaiblit l’économie de la France en creusant les déficits publics et en détruisant des emplois, Il porte préjudice à la biodiversité en détruisant la faune et la flore et en polluant nos sols, Il dégrade considérablement la qualité de vie des riverains jusqu’à altérer la santé de certains, Il dévalorise les bien privés et les habitations tout en ruinant progressivement le patrimoine naturel et culturel commun que sont les paysages et les édifices historiques. En fonction de l’avancement de ses travaux, le collectif Energie et Vérité fera de nouvelles propositions concernant le domaine de l’énergie, clé du futur développement de la France.
Membres du Collectif Énergie & Vérité : Philippe Ansel, Chef économiste de la Fondation Concorde Pierre Audigier, GIRE*, Ingénieur Général des Mines, longue expérience de la politique énergétique (libéralisation des marchés, sûreté nucléaire, expert auprès de la Commission européenne). Sioux Berger, Auteure, journaliste, formatrice Jean-Louis Butré, Président de la Fédération Environnement Durable (FED), Ingénieur de Physique et Chimie de Paris, ancien Directeur d’usines Rhône Poulenc, ancien Directeur Général de la Pharmacie Centrale de France, ancien Président Directeur Général d’Axens, filiale de l’IFP Patrice Cahart, GIRE, Inspecteur général des finances (h), ancien Directeur de la Législation fiscale et des Monnaies et Médailles, ancien conseiller à la Cour de Cassation Arnaud Casalis, Administrateur de la Fédération Environnement Durable (FED), Institut d’Études Politiques de Paris, Expert en finances et en organisation d’entreprises dans les domaines bancaires et industriels, ancien commissaire aux comptes Pierre Dumont, GIRE, Chef d’entreprise Co-auteur du livre : « Eoliennes : chronique d’un naufrage annoncé » Luc Domergue, GIRE, Ingénieur civil du Génie Rural, des Eaux et des Forêts, MBA HEC, fondateur d’un cabinet de conseil spécialisé dans le domaine des relations institutionnelles au plan national et européen Michel Faure, GIRE, Ingénieur des mines Paris Consultant en capital investissement – capital risque Président et administrateur de sociétés Membre du bureau de l’association Environnement du Confolentais et du Charlois, (16) Edouard Freund, Président du Comité Ernergie de la Société des Ingénieurs et Scientifiques de France Bertrand Hainguerlot, Associé-fondateur de Pechel Industries – capital investissement- Président, gérant ou administrateur de sociétés. Administrateur de 3 associations, conseiller municipal de Saint Luperce, (28) Christophe Journet, MPE Media, journaliste spécialisé, rédacteur en chef et associé fondateur de MPE-Média (Matières Premières Énergies Média) Ex Senior Reporter Dow Jones Metals, modérateur d’évènements Denis de Kergorlay, GIRE, Institut d’Études Politiques de Paris, acteur de longue date dans le monde associatif, dans le domaine de l’environnement (Les Amis de la Terre), de l’action humanitaire (Médecins sans Frontière) et de la défense du patrimoine culturel (La Demeure Historique, Europa Nostra, French Heritage Society) Pierre Morel, GIRE, ancien ambassadeur Fanny Milcent-Baudoin, Institut d’Interprétariat et Traduction (ISIT), fondatrice de l’agence ACCOMS spécialisée en relations média, Conseillère municipale dans l’Eure, Secrétaire de l’Association pour la Protection du Pays d’Ouche. Hervé Novelli, Maire de Richelieu, Ancien Secrétaire d’État au Commerce et PME, ancien Conseiller Général, Régional et ancien député. Hubert de La Raudière, Association pour la Protection des Paysages et de l’Environnement Entre Beauce et Perche (PPEEBP) Jean-Louis Ricaud, Ecole normale supérieure, agrégé de mathématiques, Ingénieur en chef des mines Paris, Président ADTECH. Michel Rousseau, Président de la Fondation Concorde Ancien professeur à Paris Dauphine, ancien Maire de Gallardon, puis de Saint Denis des Puits, 28. Président de l’association de protection des paysages entre Beauce et Perche. Daniel Steinbach, Président de l’association « Vent de Colère »
*GIRE :Groupe indépendant de réflexion sur l’Énergie
Dans une lettre d’information du 7 mars, la FED nous invite à participer à une consultation publique ouverte par l’Assemblée Nationale sur la transition écologique.
Tous à nos claviers !…
LETTRE D’INFORMATION : 7 mars 2019 IMPORTANT
L’assemblée nationale vient d’ouvrir une consultation publique sur la transition écologique.
Il s’agit d’une consultation officielle gouvernementale. Elle est donc importante car une commission d’enquête parlementaire a été nommée. Celle ci donnera ses conclusions dans 6 mois et cette consultation sera certainement un des éléments dont elle devrait tenir compte.
Merci de participer massivement à cette consultation en exprimant votre opposition déterminée à l’éolien.
Complément d’information du 8 mars, toujours en provenance de la FED :
LETTRE D’INFORMATION : 8 mars 2019
IMPORTANT Une commission d’enquête parlementaire présidée par le député Julien Auber a été nommée.
Un des sujets majeurs est l’éolien.
Voici la liste des députés Président M. Julien Aubert Les Républicains Vaucluse Mme Marie-Noëlle Battistel Vice-Présidente Socialistes et apparentés Mme Laure de La Raudière Vice-Présidente UDI, Agir et Indépendants Mme Bénédicte Peyrol Vice-Présidente La République en Marche M. Vincent Thiébaut Vice-Présidente La République en Marche M. Emmanuel Maquet Secrétaire Les Républicains Mme Claire O’Petit Secrétaire La République en Marche M. Nicolas Turquois Secrétaire Mouvement Démocrate et apparentés Mme Marjolaine Meynier-Millefert Rapporteur La République en Marche Mme Sophie Auconie UDI, Agir et Indépendants M. Xavier Batut La République en Marche M. Christophe Bouillon Socialistes et apparentés Mme Anne-France Brunet La République en Marche M. Anthony Cellier La République en Marche Mme Jennifer De Temmerman La République en Marche M. Vincent Descoeur Les Républicains M. Fabien Gouttefarde La République en Marche Mme Danièle Hérin La République en Marche Mme Stéphanie Kerbarh La République en Marche M. François-Michel Lambert M. Jean-Charles Larsonneur La République en Marche Mme Florence Lasserre-David Mouvement Démocrate et apparentés Mme Véronique Louwagie Les Républicains Mme Laurence Maillart-Méhaignerie La République en Marche Mme Mathilde Panot La France insoumise
La commission donnera ses conclusions dans 6 mois.
Parallèlement une consultation est en cours sur le site de l’assemblée nationale et elle sera certainement l’un des éléments dont la commission tiendra compte
Merci de participer massivement dès à maintenant à cette consultation en exprimant votre opposition déterminée à l’éolien.
( il est nécessaire de s’inscrire sur le site de l’assemblée nationale , vous pouvez mettre votre nom ou un pseudo) ———————————————————————————————————- Cordialement Jean-Louis Butré Président Fédération Environnement Durable http://environnementdurable.netcontact@environnementdurable.net tel 06 80 99 38 08
En cliquant sur le lien ci-dessous, vous aurez accès à la lettre envoyée par Jérôme CLEMENT, Député de la Vienne, au Commissaire Enquêteur chargé de l’enquête publique concernant le projet SAS Ferme éolienne du Camp Brianson, sur la commune de Champagné St Hilaire.
Un membre de l’Association Environnement Confolentais et Charlois a écrit la lettre ci-jointe et nous vous souhaitons bonne lecture.
Le bureau de l’association ECC
(Environnement Confolentais et Charlois)
16490 Pleuville
En cliquant sur (ou en ouvrant) le lien ci-dessous, vous aurez accès à cette lettre. C’est certes un peu long, mais voici aussi un excellent résumé de l’histoire et de l’actualité du « problème éolien »…