Loi 3DS… A utiliser d’urgence

Tout récemment, une nouvelle loi dite 3DS vient de sortir… 3DS pour Différenciation, Décentralisation, Déconcentration et simplification (auparavant, « 4D » pour décomplexification). En théorie, elle a pour ambition de répondre aux attentes concrètes des élus locaux sur un certain nombre de sujets, en particulier sur des thèmes comme le logement, la transition écologique, la santé ou encore la mobilité.

La loi fait des propositions pour redonner un peu de pouvoir aux élus locaux pour gérer les projets éoliens. Sous la pression des lobbies éoliens très puissants, de nombreuses propositions en provenance notamment du sénat ont été retoquées. Nous regrettons en particulier le refus, une nouvelle fois, de l’augmentation de la distance de sécurité entre une éolienne et une habitation. D’une manière générale, il y a un certain consensus pour que cette distance soit proportionnelle à la hauteur, à raison de 10 fois la hauteur de l’édifice envisagé mais les lobbies résistent pied à pied avec la complicité de nombreux parlementaires contre cette mesure de bon sens.

Néanmoins, la loi 3DS offre aux collectivités locales la possibilité de définir dans les PLUI-H, voire les PCAET, les zones susceptibles d’accueillir des projets éoliens et par conséquent, celles qui ne le sont pas.

La collectivité devra justifier son choix, notamment aux yeux du juge et elle pourra piocher par exemple dans les situations suivantes :

  • La forte typicité du paysage en jeu
  • L’existence de points de vue depuis lesquels la perception de sites d’intérêt seraient altérés
  • L’intensité des visibilités ou covisibilités
  • Le risque de mitage des éléments d’anthropisation
  • La qualité d’un environnement rural préservé ou pittoresque
  • Les risques d’encerclement ou de saturation compte tenu de la présence d’un motif éolien préexistant dans le secteur considéré ; etc.

Tous les élus du parc naturel régional devrait se pencher sur la question et intégrer rapidement cette nouvelle dimension dans les PLUI-H en cours ou déjà réalisés.

Vous trouverez plus d’informations dans l’article ci-dessous :

https://www.village-justice.com/articles/loi-3ds-developpement-eolien-donne-enfin-parole-aux-maires,41786.html

VIAPL est solidaire avec Champagnac-et-Fontaine

Le monde ne serait-il pas en train de tourner à l’envers ?

A quelques kilomètres du Parc Naturel Régional Périgord-Limousin, la commune de Champagnac-et-Fontaine se bat courageusement contre un projet éolien qui menace le village. Après avoir tenté tous les recours judiciaires, le valeureux édile en charge de la commune tente de convaincre la société Hanwha qui porte le projet de bien vouloir abandonner son action.

Problème… la société est coréenne… Attirés par les généreuses subventions que l’état octroie, nos petits villages sont devenus la proie des groupes industriels étrangers puissants. Notre industrie nationale est termes d’énergies renouvelables est exsangue et notre destin repose désormais sur des gens qui, à notre avis, sont bien incapables de placer le Périgord sur une carte géographique. Le groupe Hanwha est tentaculaire et a construit sa fortune en vendant des explosifs. Il chercher à se diversifier en investissant massivement dans le secteur de l’énergie… Pas sûr que son président prenne le temps d’écouter les habitants de Champagnac-de-Fontaine…

La finance passe avant le cadre de vie des habitants avec la bénédiction des promoteurs éoliens, des bureaux d’étude et bien évidemment, d’une certain manière, avec le concours de nos dirigeants qui font le choix de sacrifier nos territoire ruraux.

Retrouvez tous les détails de cette affaire avec le reportage ci-dessous de France3-Région

https://france3-regions.francetvinfo.fr/nouvelle-aquitaine/dordogne/perigueux/dans-le-perigord-la-commune-de-champagne-et-fontaine-ne-veut-pas-d-eolienne-sur-son-territoire-2450238.html

L’Europe veut simplifier les procédures d’octroi pour les ENR

Sous la pression des lobbies éoliens et des ENR en général, la commission européenne s’apprête à lancer une nouvelle vague de simplification des procédures d’octroi des permis d’installation des ENR dans tous les états membres. Le danger est grand et VIAPL s’inquiète de cette situation.

Une consultation publique est en cours à l’échelle européenne et bien que la procédure soit un peu complexe, il est important que les citoyens manifestent pour s’opposer à la simplification des règles d’octroi. Vous pouvez réclamer par exemple :

  • La nécessité d’avoir une uniformisation des règles européenne en termes de distance entre une éolienne et une habitation. Un ratio de 10 fois la hauteur de l’éolienne semble une mesure raisonnable déjà mise en place par quelques pays (pour mémoire, en France, la distance est de 500m quelque soit la hauteur de l’engin installé).
  • Un renforcement des études d’impact concernant la biodiversité en invoquant la 6ième extinction des espèces qui doit être prise en considération au même titre que le réchauffement climatique.
  • La nécessité de consultation citoyenne élargie et la nécessité d’enquête publique avec des commissaires enquêteurs. Une simple consultation numérique ne peut suffire.
  • La primauté du vote des populations locale et des élus locaux pour décider ou non de l’implantation d’un parc industriel de type éolien, photovoltaïque, … La décision ne doit pas revenir uniquement à l’état.
  • Une transparence accrue dans le montage de ses dossiers pour éviter qu’ils soient mis en place dans le dos des habitants.

Pour participer à la consultation, vous pouvez utiliser le lien ci-dessous

https://ec.europa.eu/info/law/better-regulation/have-your-say/initiatives/13334-Projets-en-matiere-d%E2%80%99energie-renouvelable-procedures-d%E2%80%99octroi-de-permis-et-accords-d%E2%80%99achat-d%E2%80%99electricite_fr

Pour en savoir plus sur la finalité de cette consultation, vous pouvez télécharger la directive ci-dessous

Des nouvelles du projet de la queue d’âne

Pour mémoire, le projet dit de la queue d’âne a été refusé par le préfet de la Dordogne pour plein de bonnes raisons.

Le promoteur éolien Abowind conteste cette décision et a assigné le préfet en justice. L’affaire est donc porté devant les tribunaux. Le ministère de l’environnement a organisé sa défense et produit un mémoire de qualité.

En soutien au préfet, donc à l’état, deux associations ont décidé d’ester également en justice pour renforcer la position de l’état face à Abowind.

Il s’agit de VIAPL, votre association à votre service et de la SEPANSO 24 qui œuvre également sur de nombreux front pour la défense environnementale.

Du côté de VIAPL, nous agissons avec une avocate spécialisée dans ce genre de dossiers et nous répondons pied à pied aux mémoires déposés par les avocats d’Abowind. Par souci de ne pas être mis en défaut pour divulgation d’information juridique, nous préférons ne pas communiquer sur les différents échanges que nous avons avec notre avocat et nous ne diffusons pas les différents mémoires que l’association produit mais soyez certains que nous sommes sur le front et que nous ne lâchons rien.

Vous pouvez toujours nous soutenir en procédant à un don car toutes ces démarches demandent du financement.

La justice reconnait les effets néfastes de l’éolien sur la santé

Alors que de nombreuses associations dénoncent les effets néfastes des éoliennes sur la santé, les promoteurs s’évertuent à prétendre l’inverse afin de préserver leur juteux business.

En ce mois de novembre 2021, une bonne nouvelle vient de tomber : La justice reconnait enfin le caractère nocif des parcs éoliens et condamne un promoteur à verser des indemnités aux riverains. L’exemple du Tarn est à suivre et nous espérons que la Dordogne saura se protéger de la même manière

Tous les détails sont à découvrir dans l’article ci-dessous :

https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/des-eoliennes-du-parc-regional-du-languedoc-roussillon-nefastes-pour-des-habitants-du-tarn-1635933761

Les éoliennes mises en cause dans le Tarn sur la commune de Fontrieu

Saint-Mathieu – Un rapport d’enquête contesté

Pour des raisons qui restent relativement incompréhensibles, les commissaires enquêteurs ont émis un avis favorable au projet éolien de Saint-Mathieu, commune déjà très impactée par un projet voisin sur la commune de Maisonnais-sur-Tardoire.

Le magazine « Territoire-Magazine » décortique finement toute la problématique au travers d’un long article que nous vous invitons chaudement à lire.

https://territoiremagazines.com/2021/05/03/projet-eolien-de-saint-mathieu-en-perigord-limousin-comment-une-kyrielle-de-motifs-a-dire-non-permet-de-conclure-que-cest-oui/

 » Les Astérix de l’éolien en Périgord…L’éolien face aux croquants… « 

En Dordogne, la redoutable et efficace opposition des anti-éoliennes

Aucune éolienne n’a encore vu le jour dans le département périgourdin. L’opposition a la singularité d’être particulièrement structurée. Ce qui la rend redoutable.

Article paru dans Sud Ouest le 30-08-17.

 » Les Astérix de l’éolien en Périgord »
 » L’éolien face aux croquants « 
 » En Dordogne, la redoutable et efficace opposition des anti-éoliennes « 
Aucune éolienne n’a encore vu le jour dans le département périgourdin. L’opposition a la singularité d’être particulièrement structurée. Ce qui le rend redoutable.
Le Périgord, ce beau département où les développeurs de projets éoliens continuent de se casser les dents. Bien implantées en Charente-Maritime, ils affrontent en Dordogne une résistance qui, de l’aveu d’une des chefs de projets, est l’une des plus virulentes rencontrées par son entreprise, présente dans une douzaine de départements.
 » L’exception périgourdine »
« Il faut une exception périgourdine », martèle Thierry Bonne, président d’Asso 3D et coordinateur de collectif. « Du jour où on aura quelques éoliennes, on ne pourra plus empêcher d’autres projets de se monter ».
Lui et ses soutiens détestent être présentés comme des « anti-éoliens », préférant se définir comme des « pro-Périgord ». « Ces projets gigantesques sont en contradiction totale avec notre économie du tourisme qui serait mise en péril par leur aboutissement. Et il existe d’autres énergies renouvelables adaptées au Périgord que nous défendons », défend le collectif, convaincu qu’il n’existe pas ici une parcelle profitant du potentiel nécessaire.
 » On peut opposer n’importe quel argument, de toute façon, on reste les grands méchants « , se désole Cristina Robin travaillant pour ABO Wind.  » L’opposition peut être enrichissante lorsqu’elle permet de soulever des interrogations légitimes, de trouver des compromis. Là, elle est devenue systématique et de fait, contre-productive. « 
L’opposition a embrassé la stratégie de Jomini : frapper fort et vite. Dès qu’un Conseil municipal adopte une délibération autorisant une étude de faisabilité, une forte mobilisation s’applique à pousser les élus au rétropédalage. Ce fut le cas cet hiver dans le Thénonnais. A Azerat, l’assemblée communale avait, sans penser à mal, entrouvert la porte à la collecte de mesures. Elle a fini par opérer une marche arrière, tant les tensions minaient la vie de ce village de 450 habitants. Pas question de semer la zizanie pour deux ou trois aérogénérateurs. Théolia France n’avait pas insisté, considérant qu’il était en train de s’épuiser en terre inhospitalière.
Recours systématiques
Au mois de mars dernier, le collectif mobilisait 500 personnes lors d’une manifestation à Nontron, la capitale du Périgord Vert.  » N’oubliez pas que vous êtes les descendants de croquants et que les croquants sont toujours restés maîtres de leur territoire « , haranguait ce jour-là le référent CPTN 24, Jean-Emile Moreau.
Plusieurs personnalités politiques ont exprimés leur hostilité à l’éolien, comme le nouveau député Modem de la troisième circonscription, Jean-Pierre Cubertafon : « Je ne peux imaginer que notre cadre de vie soit défiguré par des parcs éoliens d’autant que la santé et la quiétude des habitants pourraient être menacées tout comme la faune « , a-t-il répondu lorsqu’il a été invité à se positionner.
En début d’année, le Conseil Départemental de la Dordogne exprimait aussi au travers d’une motion ses réserves :  » Le nombre d’élus qui prennent position est assez remarquable. C’est une force « , se satisfait Thierry Bonne.
Une bataille plus discrète (en tout cas moins photogénique) se joue dans les prétoires. Le moindre arrêté préfectoral favorable à un développeur fait systématiquement l’objet d’un recours.
 » Ailleurs, ça vaut le coup « 
Le mois dernier, Force Périgord a rallié à son combat la Sepanso Dordogne, Les Vieilles Maisons françaises de Dordogne, la Société pour la protection des paysages et de l’esthétique de la France, l’association Sites en Périgord, l’Association des chasseurs d’oiseaux migrateurs.
 » Il y a des endroits où ça vaut le coup et le coût, ce n’est pas le cas de la Dordogne « , considère Gé Kusters, le président du Syndicat de l’hôtellerie de plein air du département. Cette structure compose aussi cet attelage pour le moins hétéroclite. « Je pense que les développeurs tentent de s’installer là où il y a peu de monde et donc moins d’opposition. »
Un point de vue qui arrache toujours des soupirs chez les concernés.  » Du fait de la législation, on est forcément amené vers des secteurs plus isolés « , défend un chargé d’études. Isolés mais pas dociles. C’est que beaucoup ne ménagent pas leur peine pour le démontrer.
Un permis accordé
Au début du mois de juillet, ABO Wind a obtenu le permis de construire pour cinq éoliennes sur les communes de Saint-Aulaye-Puymangou et Parcoul-Chenaud. Jamais un projet n’a atteint ce stade de développement dans le département. Mais deux autorisations sont toujours nécessaires : une pour exploiter une installation classée pour la protection de l’environnement et une dérogation à l’interdiction de destruction d’espèces protégées. Des obstacles difficiles à négocier, avec des opposants aux aguets.
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Suite à cet article, voici un commentaire de Thierry Bonne, président d’ASSO 3D
Bonjour,
Veuillez trouver ci-joint un article de Sud Ouest (édition régionale) du 30 août 2017 titrant à la une « Les Astérix de l’éolien en Périgord », en pages 8 et 9 « L’éolien face aux croquants » et sur la version numérique « En Dordogne, la redoutable et efficace opposition des anti-éoliennes ».
Commentaire :
Dans cet article, le journaliste met en valeur l’ « efficacité » de l’opposition.
Il aurait pu tout aussi bien décrire la technique très rodée des développeurs éoliens : les riverains ne sont jamais contactés ; la population est informée le plus tard possible ; une fois le projet connu, un simulacre de concertation avec la population est organisé avec des « permanences » qui ventent le projet déjà bouclé ; la plupart des commissaires enquêteurs « sont là pour faire passer le projet » ; les décisions de refus sont systématiquement attaquées au Tribunal administratif y compris pour les projets les plus contestables.
Il aurait pu ajouter les raisons pour lesquelles le grand éolien n’a pas sa place en Périgord : le vent n’y est pas assez fort ; l’habitat y est disséminé ; ses paysages contribuent à la principale ressource du département, le tourisme ; dans le 3e département le plus boisé de France, les éoliennes contraignent l’intervention des Avions Bombardiers d’Eau dans la lutte contre les incendies de forêt malheureusement fréquents ; le Périgord est aussi traversé par un couloir migrateur majeur et est propice à de nombreuses espèces protégées.
Cordialement,
Thierry Bonne
ASSO3D

 » Très chères éoliennes ! « 

Article tiré du FIGARO du 28-08-2017…

 

Denis de Kergorlay : «Très chères éoliennes ! »

Mis à jour le 28/08/2017 à 07h12 | Publié le 27/08/2017 à 17h52

 

TRIBUNE – Pour le président exécutif d’Europa Nostra*, les éoliennes non seulement détruisent le patrimoine, mais sont inutiles d’un point de vue climatique et très coûteuses pour les investisseurs comme pour les consommateurs.

La polémique autour de la multiplication des éoliennes sur le territoire français ressemble à une version contemporaine de la querelle entre «anciens» et «modernes».

Se réclament des «modernes» toutes celles et tous ceux qui, s’étant engagés dans la lutte contre le réchauffement climatique, souhaitent une transition énergétique qu’assureraient des énergies renouvelables (éolien, solaire, biomasse…).

Se retrouvent catalogués au rang des «anciens» (voire des obscurantistes…), pêle-mêle, les climatosceptiques, les défenseurs du nucléaire, ainsi que les défenseurs des paysages et des monuments historiques. Et si, pour une fois, on parlait faits et chiffres, sans fantasmes ni parti pris idéologiques?

L’atteinte aux paysages ou aux monuments est indéniable et croît de manière exponentielle.

Quelques exemples: à Coutances (Manche), une éolienne a été implantée à 3 kilomètres de la cathédrale, merveille du gothique ; à Avignonet (Haute-Garonne), douze engins, dont certains à 750 mètres seulement, se profilent derrière le clocher octogonal du XIVe siècle ; les vieilles pierres de Saint-Jean-d’Angély (Charente-Maritime), dont l’abbaye royale est inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco, souffrent du voisinage de cinq engins…

Avant vingt ans, les campagnes françaises auront cessé d’être des campagnes. Le cadre de vie des Français aura été bouleversé, sans débat démocratique préalable sur ce sujet.

Et ce n’est qu’un début. Dans le parc naturel régional du Haut-Languedoc, riche en points de vue remarquables, il a été décidé d’implanter jusqu’à trois cents engins, et les derniers projets tendent à dépasser ce chiffre. À quoi bon créer des parcs naturels, si c’est pour les rendre industriels?

Le préfet des Ardennes vient d’autoriser 63 éoliennes de 200 mètres de haut (chacune représentant deux tiers de la tour Eiffel!) à une trentaine de kilomètres de Reims.

Si l’on continue à ce train, avant vingt ans, les campagnes françaises auront cessé d’être des campagnes. Le cadre de vie des Français aura été bouleversé, sans débat démocratique préalable sur ce sujet, puisque ni les enjeux ni les alternatives possibles n’auront jamais été clairement exposés et débattus.

À entendre les «modernes», ces considérations relatives au riche patrimoine culturel de notre pays sont de peu de poids au regard de la nécessité de réduire les émissions de CO2.

Bien évidemment, il faut les réduire, mais ne nous trompons pas de cible: en France, les éoliennes n’ont aucun rôle significatif à jouer dans ce combat, et c’est autrement qu’il faut agir.

En France, en effet, la part de notre électricité issue de sources fossiles est déjà très faible (sans doute de 3 % à 4 % l’an prochain) et ne peut tomber plus bas, compte tenu de la nécessité de compenser l’extrême irrégularité de la production éolienne.

Compte tenu en effet de l’intermittence du vent, ces machines ne fonctionnent en moyenne, sur l’année, qu’à 24 % de leur puissance.

L’implantation de nouvelles éoliennes, loin d’abaisser encore cette proportion, ne pourrait que la relever. Compte tenu en effet de l’intermittence du vent, ces machines ne fonctionnent en moyenne, sur l’année, qu’à 24 % de leur puissance (les 76 % restants correspondant aux arrêts et aux ralentis).

Pour assurer aux consommateurs une alimentation relativement régulière, les éoliennes doivent nécessairement être couplées avec des turbines à gaz, qui émettent du CO2… Le diable, décidément, se niche partout!

Le vrai motif du développement éolien est en réalité de compenser la baisse de la production nucléaire d’électricité, dès lors que l’objectif politique constant, de Hollande à Macron, est de faire passer celle-ci de 75 % de la production totale à 50 % d’ici à 2025, objectif clairement indiqué dans la loi de transition énergétique votée en 2015.

Mais ce qui reste méconnu de l’opinion publique, c’est le coût réel d’un tel choix. L’investissement nucléaire, réalisé dans les années 1970, est largement amorti. Comme le montre notamment l’exemple des États-Unis, la vie de ces centrales peut être prolongée d’une vingtaine d’années, voire davantage, par des travaux dits «de grand carénage», nécessaires pour renforcer encore la sécurité.

Si l’on renonce à cette prolongation pour un tiers des outils existants, en leur substituant, comme l’indique la loi sur la transition énergétique de 2015, des installations éoliennes et accessoirement photovoltaïques, cela coûtera, en termes d’investissement, un surplus de 93 milliards d’euros (estimation par un groupe d’experts indépendants sur la base de celle de la Cour des comptes).

Encore ce chiffrage laisse-t-il de côté un élément fort important: dans le cas des centrales actuelles, le réseau de transport du courant est en place, tandis que pour desservir les 17.000 grandes éoliennes supplémentaires qui résulteraient de l’application de la loi sur la transition énergétique, il serait nécessaire de déployer de nouvelles lignes à haute tension dans tout le pays, avec le cumul d’inconvénients que l’on connaît, paysagers, sanitaires, financiers.

Au lieu d’affecter des dizaines de milliards d’euros à ces milliers d’éoliennes, la France aurait tout intérêt à consacrer cet argent au financement de vrais projets de réduction des rejets de CO2.

À qui appartiendrait-il de supporter cet énorme surcoût?

Comme d’habitude, à chaque consommateur final d’électricité, c’est-à-dire chacun d’entre nous, par le biais, d’une part, de la CSPE qui figure au bas de nos factures d’électricité et augmente sans cesse, d’autre part, de prélèvements nouveaux, déjà décidés, sur tous les combustibles et carburants.

Le président Emmanuel Macron a annoncé un doublement du nombre des éoliennes durant son quinquennat. En pratique, cet objectif est déjà atteint, du fait des implantations décidées avant son élection, qui seront mises en service d’ici à 2022.

Il s’agit donc de «coups partis», dont les consommateurs ne pourront malheureusement pas éviter de faire les frais. Le véritable enjeu, ce sont les engins supplémentaires que l’on voudrait décider à partir de maintenant, d’une grande hauteur, et en très grand nombre, pour une mise en service après 2022.

C’est ce gigantesque gaspillage aujourd’hui programmé qu’il faut absolument éviter.

Au lieu d’affecter des dizaines de milliards d’euros à ces milliers d’éoliennes, la France aurait tout intérêt à consacrer cet argent au financement de vrais projets de réduction des rejets de CO2, tels que l’isolation des bâtiments, la promotion de la voiture électrique ou hybride, la promotion, à l’exemple de pays d’Asie, des scooters électriques et la recherche-développement dans d’autres secteurs d’énergies renouvelables comme la filière bois, la biomasse industrielle, la récupération de la chaleur des eaux usées…

La taxe carbone, aujourd’hui à l’étude, aurait l’avantage de frapper le CO2 là où il est effectivement dégagé, notamment dans les transports et le chauffage des bâtiments, plutôt que de continuer à le chercher dans la production d’électricité, alors qu’il n’y est plus que de manière résiduelle.

Les prochains mois seront sans doute décisifs.

Allons-nous amplifier le gâchis éolien actuel, par habitude, par idéologie et/ou par prévarication, ou bien serons-nous capables de mener un combat courageux, efficace et technologiquement d’avant-garde contre la dégradation du climat?

Désormais il faut choisir, la France n’ayant pas les moyens de faire les deux à la fois.

La fédération européenne des associations de protection et de mise en valeur du patrimoine culturel.

ZONING INDUSTRIEL EOLIEN

Un nouvel article de « Friends against wind »

Ca se passe en Belgique et…une fois de plus, l’installation d’éoliennes industrielles est une véritable catastrophe !…

Zoning industriel éolien

« La situation est absurde, elle est surtout scandaleuse, car une technologie qu’on nous dit « verte » et « inoffensive », contraint les citoyens à abandonner leur bien, leur tranquillité et leur qualité de vie ! »

Bonjour à toutes et à tous,

Voici le témoignage de Rose-Line qui habite en Belgique, daté du 4 août 2017 :

http://fr.friends-against-wind.org/testimonies/zoning-industriel-eolien

Bien cordialement, Dominic Mette


Ensemble contre les éoliennes

www.friends-against-wind.org

NON AUX EOLIENNES INDUSTRIELLES EN PERIGORD !

Le collectif Forces Périgord a fait un communiqué de presse ce 21 août 2017.
Voici le texte contenant les organisations qui ont bien voulu nous soutenir.

 

Non aux éoliennes industrielles en Périgord :

Retrait du permis dans la Double !

     Mardi 11 juillet 2017, grâce au Tour de France, le Périgord montrait au monde entier les
richesses de ses paysages, de ses villes et de ses villages. Au même moment, la préfecture
de la Dordogne approuvait le permis de construire de cinq éoliennes de 183 mètres de haut
à Puymangou et Parcoul dans la mythique forêt de la Double, chantée par l’écrivain
périgourdin Eugène Le Roy.

     Ce permis de construire a été accordé contre l’avis des Périgourdins :
contre l’avis des habitants et des élus du bassin de vie qui se sont exprimés à une
écrasante majorité lors des enquêtes publiques sur les risques environnementaux,
économiques, sanitaires et sociaux que font courir de tels projets ;
contre l’avis des élus du Conseil départemental, qui dans un vote à l’unanimité ont
estimé que ces machines hors d’échelle ne sont pas adaptées au Périgord ;
– et alors qu’une manifestation contre les éoliennes industrielles avait réuni 500
            personnes à Nontron le 25 mars dernier.

     Si des éoliennes sont érigées dans la forêt de la Double, qui demain pourra s’opposer à ce
qu’il y en ait d’autres dans tout le département ? Les promoteurs y ont déjà envisagé de
nombreux projets.

     Or ces projets gigantesques sont en contradiction totale avec notre économie du tourisme
qui serait mise en péril par leur aboutissement. Et il existe d’autres énergies renouvelables
adaptées au Périgord que nous défendons.

     La Préfecture de la Dordogne a tenu à annoncer que les éoliennes ne seront pas
construites si elle ne donne pas l’autorisation d’exploiter et la dérogation à l’interdiction de
détruire 12 espèces protégées ; elle se prononcera à l’automne.

     Les organisations départementales suivantes demandent le retrait immédiat du permis des
éoliennes dans la Double :
– le collectif FORCES PERIGORD, qui rassemble 7 associations et 2000 membres ;
– la SEPANSO Dordogne – Société d’Etude, de Protection et d’Aménagement de la
Nature dans le Sud-Ouest – reconnue d’utilité publique, affiliée à France Nature
Environnement – FNE ;
– les VMF Dordogne – Vieilles Maisons Françaises – association reconnue d’utilité
publique ;
– la SPPEF Dordogne – Société pour la Protection des Paysages et de l’Esthétique de la
France – reconnue d’utilité publique ;
– le SDHPA Dordogne – Syndicat Départemental de l’Hôtellerie de Plein Air – qui
représente un des secteurs économiques les plus porteurs du département avec 200
entreprises, 18 000 emplacements et environ 800 salariés ;
– l’association Sites en Périgord, qui rassemble les sites touristiques les plus visités du
Périgord, soit 1,5 million de visiteurs en 2016 ;
– ACOM 24 – Association des Chasseurs d’Oiseaux Migrateurs de la Dordogne – qui
rappelle que la Dordogne est traversée par un couloir migrateur majeur.

     Ces défenseurs du Périgord et de ses habitants attendent une décision finale de refus.

     Ils mettent en garde contre les conséquences d’autorisations de projets qui sont
complètement rejetés par les populations et une grande majorité d’élus et d’acteurs
économiques.

 

Communiqué signé le 21 août 2017 par : FORCES PERIGORD (Citoyenneté Environnement Périgord – CEP,
Défense du val de Dronne et de la Double – Asso3D, Vents Contraires 24 – VC24, Vivre Informer Agir en
Périgord-Limousin -VIAPL, Haute Vallée de la Nizonne – HVN, Protégeons le Haut Périgord Noir – PHPN, Vents
Contraires à Saint-Geyrac) – SEPANSO Dordogne – VMF Dordogne – SPPEF Dordogne – SDHPA Dordogne – Sites
en Périgord – ACOM 24
Contact : 06 28 22 54 52

1000 mètres entre les éoliennes et les habitations

1 000 mètres entre les éoliennes et les habitations

Proposition de loi de M. Marc Le Fur visant à exiger une distance minimale de 1 000 mètres entre les éoliennes et les habitations, les immeubles habités et les zones destinées à l’habitation.

Bonjour à toutes et à tous,

Cette proposition de loi, déjà déposée en mai 2017, vient d’être déposée à nouveau le 8 août 2017 et renvoyée à la la commission du développement durable et de l’aménagement du territoire :

Cliquez sur le lien ci-dessous pour voir cet article :

http://fr.friends-against-wind.org/justice/1000-metres-entre-eoliennes-et-habitations

 

 

Bien cordialement, Dominic Mette

Ensemble contre les éoliennes
www.friends-against-wind.org

 

 

 

La Guerre des Éoliennes

Avec les 3 projets éoliens en cours d’étude dans notre Territoire, (Milhac-de-nontron, Saint-Saud Lacoussière, Saint-Jory-de-Chalais et maintenant Firbeix) distants de 4 à 5 kms à vol d’oiseau des uns des autres, voici le résultat (en vidéo enregistrée par la 1ère chaine de télévision allemande) de ce que va devenir le Périgord Vert Nontronnais dans quelques années si la population ne prend pas conscience du risque qu’elle prend en ne s’interrogeant pas à qui profite le développement de ces énergies du vent.

VIAPL